08 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

Documents relatifs au 40e anniversaire du Congrès de décembre 1975

 

Etudes  de sociologie  astrologique . Autour  du 40e anniversaire du MAU, la genése du congrès de décembre 1975 et ses suites.

Par  Jacques  Halbronn

 

En cette année 2015 qui correspond au 40e anniversaire de la fondation du MAU, à Paris, nous avons souhaité restituer le contexte de cet événement, ce que nous n’avions pas  effectué dans nos précédentes publications consacrées à la vie astrologique. Pour ce faire, nous avons  décidé d’exploiter nos archives, persuadé que la mémoire nous trahit  toujours plus ou moins pour ne pas parler de la mémoire des autres. On se limitera donc à une période  se situant entre 1972 et 1975, soit sur 4 années. Période charnière puisqu’elle  concerne  la fin d’une époque et le début d’une autre, du moins est—ce le sentiment que nous en avons avec le recul de 40 ans. Par ailleurs, il est intéressant pour les astrologues de chercher à expliquer avec les outils qui sont les leurs  le processus qui s’engagea alors et qui s’avèrera déterminant pour la vie astrologique francophone. Nous renvoyons bien entendu à  notre Guide de la Vie Astrologique, paru en coédition La Grande Conjonction-Guy Trédaniel, à la fin de 1984 (cf aussi une nouvelle édition parue en 1997, aux Ed. Olivier Laurens et une première esquisse intitulée Bottin Astrologique, paru en 1981, Ed. de la Grande Conjonction) mais aussi à un numéro spécial de la revue Grande Conjonction. Cahier d’études  astrologiques (n°4), paru en septembre 1977, intitulé « Le milieu des astrologues » (dépôt légal à la BNF 4° Jo 30771) où l’on trouvera notamment un chapitre intitulé « La fondation du Mouvement Astrologique Universitaire » (pp.7 et seq.). En outre, en 2009, nous avons publié Le Livre Blanc de l’Astrologie, que l’on trouve- – sur  le web  ( www.youscribe.com/catalogue/…/le-livre-blanc-de-l-astrologie-389587)  et en 2011  chez ohanulum.(cf teleprovidence.com)

Dans le texte qui suit,  nous avons repris tout le dossier à frais nouveaux, à partir d’une documentation jusque là  restée inexploitée faite de correspondances mais aussi  d’une chronique que nous tinmes au cours de cette période, sans parler de notre collection de photos. Par ailleurs, notre conception de la dynamique sociale a évolué au cours des décennies et nous ne nous servons pas nécessairement des mêmes grilles que par le passé,  ni le même savoir -faire  aguerri par la soutenance de plusieurs thèses de doctorat  entre 1979 et  2007. Ajoutons qu’en 1995, nous avons  soutenu un DESS  en ethnométhodologie sous le  titre « le milieu astrologique. Ses structures et ses membres »,  Université Paris VIII)  En outre,  ce que nous pouvions écrire en 1977 ou en 1984  ne pouvait fournir les mêmes perspectives que notre regard de 2015, ce qui nous permet d’écrire une histoire à froid et non à chaud, avec des enjeux  probablement assez différents.

On rappellera aussi qu’en 2004, nous avions célébré assez dignement le trentième anniversaire du congrès de 1974. Ce congrès fut filmé intégralement et  est en ligne depuis 2008 sur le site teleprovidence.com.

Il nous apparait enfin souhaitable de montrer que l’étude du milieu astrologique  est d’un grand intérêt et ne saurait être négligée par les chercheurs notamment en ce qui concerne la psychologie des leaders. A ce propos, ce qui nous semble marquant, c’est  la dialectique entre écriture et  action, ce qui nous apparait comme deux champs radicalement distincts et voués à alterner  au fil du temps dans l’activité du leader.  Le cas d’André Barbault  est emblématique : s’il est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages,  il  s’engagea parallélement dans la  vie associative, et il devint Vice-président du CIA (Centre International d’Astrologie jusqu’en 1968 . Il  assuma aussi des responsabilités de directeur de revue et notamment  de la revue L’Astrologue.  Or , dès 1972,  on observera que les enjeux se situeront  conjointement dans le domaine  de la recherche et de l’édition et dans celui de l’organisation de congrès et cela vaut pour un Dom Néroman (Maurice Rougie).  Ce double registre nous semble  pouvoir et devoir caractériser le « vrai » leader et aussi le vrai intellectuel  et cela vaut à des titres divers pour un Jean-Paul Sartre  tout comme pour un  De Gaulle ou un  Adolf Hitler  et rappelons que Winston Churchill  obtint le Prix Nobel de Littérature.  En fait, le leader se doit d’être un homme « complet » auquel rien de ce qui est  de l’ordre de l’expérience humaine ne saurait être étranger, tout au long d’une vie. Il nous semble aussi important d’insister sur le fait que le leader entre jeune dans la carrière, car son potentiel  tient plus, selon nous, à son héritage génétique qu’à une quelconque « formation » ad  hoc. La valeur n’attend pas le nombre des années. Et force est de constater que dans notre cas- comme dans celui de Barbault  – nous fumes entourés, du moins  à nos débuts, par des personages sensiblement plus âgés que nous. Avec le temps,  le processus tendit évidememnt à s’inverser mais il faut reconnaitre que le charisme  est nettement lié à la précocité. Un vieux chef n’a pas la même aura qu’un jeune chef du fait même que son savoir faire  comporte sa part de mystère. En simplifiant quelque peu, le leadership astrologique  francophone se résumerait à une poignée de personages entre les années 1930 et 2010 : Néroman,  Brahy (en Belgique), Volguine, André  Barbault, Jean-Pierre Nicola, Jacques  Halbronn, à la fois  publiant nombre d’ouvrages, éventuellement dans le cadre universitaire, hors du ghetto astrologique  et  à la fois  agissant fortement au sein d’associations,  de revues et/ou  d’autres média (Internet).  Par comparaison, d’autres acteurs s’avèrent moins flamboyants , se situant  à une plus petite échelle ou n’occupant que certains créneaux comme Denis Labouré,  Yves Lenoble, Alain de Chivré, Maurice Charvet, Patrice Louaisel, Christian Duchaussoy, Iréne Andrieu, Michel Gauquelin, Elizabeth Teissier, Didier Geslain, les uns se concentrant avant tout sur leurs publications, les autres  étant avant tout des hommes d’appareil..

Un point qui ressort et  que l’on a tendance à oublier, c’est que la création du MAU fut marquée par un certain œcuménisme astrologique, avec de nombreuses passerelles entre  les associations.  Ce n’est que par la suite que les rapports se raidiront à telle enseigne que l’on risque fort- si l’on n’y prend point garde- de ne pas prendre la mesure de cet âge d’or des années 1974-75 -76.  La création du MAU ne se comprend pas si l’on ne situe pas le contexte tout à fait particulier qui régna alors même si cela ne devait pas durer pour des raisons qui seraient à élucider et qui s’expliquent à notre avis par  la cyclologie astrologique elle-même, telle que nous la concevons aujourd’hui. On évitera donc tout anachronisme.

Cela dit, à partir de 1977-78, le ton va changer, comme il ressort des trois numéros de la revue du MAU, Grande Conjonction. D’ailleurs,  cette revue ne poursuivra pas sa carrière au-delà du mois d’avril 78, alors même que les activités du MAU se poursuivent allégrement. A contario, d’autres associations feront paraitre régulièrement leur « organe », sans discontinuer, comme Astrolabe,  Trigone, les Cahiers Astrologiques, Demain (à  Bruxelles)  et l’Astrologue. .Il faudrait étudier de plus près la raison d’être de la désaffection du MAU pour  la question de la revue comme si la tradition orale l’avait emporté sur la tradition écrite, alors que jusqu’en 74, c’était l’inverse qui avait prévalu.  Mais cette période se situe au-delà  du créneau du présent  travail. Mais ce qui apparait
comme la conséquence de l’effet  des congrès 1974-75, c’est bel et bien la dimension internationale qui fera  de la France un acteur majeur de la vie astrologique européenne jusqu’en 1984 comme on le montrera à partir de documents dans un second volet.

 

Les thèmes abordés en vrac  :   la découverte des Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche,  la question des Clefs pour l’Astrologie,  celle de la Vice-Présidence du CIA,  celle de la Société Astrologique de France, celle des Congrès parisiens de 1974 et de 1975, celle des Cahiers Astrologiques, celle de la Bibliothèque du CIA,  celle de la succession de Jacques Berthon, celle du Manifeste des 186,  celle de la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris) , les congrès étrangers. La naissance du MAU, les relations avec le GERAS,  Conjonction et Grande Conjonction, les projets de fédération et d’union.

 

Mais en filigrane  de cette étude,  il faut y voir une réflexion sur le leadership, le pouvoir et la cyclicité  sous-jacente. Il  est ainsi assez clair, avec le recul, que la création du MAU avec sa dimension collégiale remarquable  aura  correspondu à une  certaine forme de passage à vide. Cela peut sembler paradoxal  dans la mesure où certains observateurs pourraient y voir la marque d’un succés évident.  Le leader  dans ce cas de figure est plus entrainé qu’il n’entraine, ce qui se produira de façon assez analogue en 2004 avec le « super-congrès » du mois de novembre..  Et dans bien des cas, les « leaders »  sont en fait « portés » par leurs troupes. D’ailleurs, on lire dans mon « journal » que je me sentais au cours de cette période, comme  devant me mettre en retrait quand bien même retirais-je quelque prestige d’un tel ensemble placé sous ma présidence.

D’ailleurs, cette situation n’allait point perdurer indéfiniment et d’ailleurs comment n’en aurait-il pas été ainsi selon une dynamique cyclique ? La dimension « martienn e » allait succéder à la vénusienne – et l’on soulignera l’œcuménisme astrologique   de ces  toutes premières années du MAU.  On pense à cette histoire du scorpion qui ne peut s’empecher de piquer la grenouille qui lui sert à traverser la rivière.  Tôt ou tard, après un round d’observation, il s’agira bien de décider qui est le plus fort ;  qui va l’emporter.  Un trait remarquable tiendra pour le MAU dans l’abandon de toute collégialité au sein de l’association. Alors que les autres associations  respectaient un certain rituel démocratique, comportant notamment des élections,  une telle pratique cessa très vite d’être de mis au MAU, tant  la légitimiré de son leader ne  souffrai t aucune concurrence, ce qui d’ailleurs exigeait du dit leader  de  garder un rythme  puissant dans ses activités, ce qui se marquera notamment par la multiplication des congrès,  lesquels  se déroulaient  au rythme de trois ou quatre par an. En revanche,  le MAU  se concertait avec les leaders  d’autres associations  notamment en province et à l’étranger, et   poussait  à la constitution de fédérations. Autrement dit,  se constituait ainsi une caste de leaders  à l’échelle nationale et européenne, ce que les congrès contribuaient bien évidemment à établir,tant sur le plan organisationnel qu’intellectuel alors que les cours d’astrologie et les enseignants qui les assuraient constituaient un niveau subalterne. En pratique, ces deux  niveaux ne communiquaient guère entre eux au sein même du MAU. D’une certaine façon,  les cours étaient la vache à lait du MAU  et bien évidemment  les praticiens étaient relégués dans ce second  niveau.

Il importe de bien  prendre la mesure de ce clivage car il explique ce qui va se passer à la fin des années 80, quand  cette caste « inférieure »  parviendra à s’imposer et à organiser des  événements d’une certaine ampleur, avec un public largement constitué d’éleves en astrologie désireux de se perfectionner mais nullement disposés à payer pour  assister à des débats sur les fondements de l’astrologie. Quinze ans après la fondation du MAU, on verra apparaitre une autre structure autour d’yves Lenoble qui  sera dominante pendant plus d’une décennie. On aura compris que le processus cyclique auquel nous nous référons oppose les chercheurs qui veulent  renouveler l’astrologie et les praticiens – qui sont en phase avec les éléves et les enseignants- qui  pensent qu’il s’agit de l’appliquer sans remettre en question ses « bases » censées être communes à tous les « vrais » astrologues.

Ajoutons que les événements qui marquèrent ces quelques années du milieu de la décennie 70  déterminèrent, selon nous, le cours des 40 années qui suivirent en ce qui concerne la vie astrologique en France et certainement au-delà. Bien des « querelles »  qui émergent  à cette époque  se perpétueront  jusqu’à nos jours.

Nous diviserons notre travail en  trois   volets : le premier relatif à notre carrière au sein du CIA le deuxiéme  autour de l’affaire des Clefs pour l’Astrologie  et le troisiéme traitera de notre  carrière   au sein du MAU.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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VOLET I

Une première carrière  dans le cadre du CIA (Centre International  d’Astrologie.)

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A partir de  1971,  je  découvre l’esprit des congrès. C’est Aalen et Bruxelles, et l’année suivante Cambridge. C’est sur leur modèle que je réintroduira, implanterai, la mode des congrès en France et d’abord à Paris.

02. 08 72

Paul Colombet

« Je suis  très satisfait que vous puissiez assister au Congrès de Cambridge ne ppuvant y  assister moi-même et aucun membre du CIA ne s’étant proposé. Il est vrai qu’il existe une barrière linguistique, peu de membres du CIA, à ma connaissance, ayant la pratique de l’anglais. Je sais que vous n’avez pas ce « handicap ». Il va de soi que vous pourrez en faire un compte rend lors d’une de nos réunions du 4e trimestre dont le programme n’est pas encore au point (hélas) D’accord pour écrire à l’Astrological Association et annoncer votre venue. (..) Je suis sûr que vous représenterez dignement notre Société et il n’est pas mauvais qu’un élément jeune soit investi d’une telle mission. D’ailleurs- soit dit entre nous- je trouve que votre présence à Aalen et à Bruxelles n’a eu sur vous que de bons effets.

(..) Sachez que j’apprécie votre  enthousiasme constructif mais qu’il faut voir aussi les difficultés bassement matérielles.

 

07 08 72

Lettre de Colombet  à l’Astrological Association

« We have asked  Mr J. Halbronn who is Director of our Library to represent the CIA and  we sincerely hope that  his attendance at the Congress will result In friendly  relations between the Astrological Association  and  the CIA. Wishinf a full success to the Congress etc

 

10 09 72

Présentation du CIA à Cambridge (Astrologia 72  St John’s College. Astrological Association  8-10 septembre.

I  am afraid that most of you do ignore more or les what happens or has happened in France concerning Astrology The reasons which created  a frontier between  France and other countries in the astrological field are numeroux. The first is that very few French astrologers do speak  foreign languages, especially English.

 

24 09 72

A  Jacques Berthon (Trigone)

Je vous envoie un compte rendu plus succinct du Congrès de Cambridge. Je préfére cela plutôt que de voir M. Colombet « concentre r » le texte que vous avez déjà en main.

D’autre part, je me demande s’il ne vous serait pas possible d’insérer l’adresse de la Bibliothèque du CIA-et le nom de son bibliothécaire( sur la page de garde réservée aux activités du CIA. Puisque l’inscription au CIA est obligatoire , la bibliothèque  peut constituer un moyen de contacter de nouvelles personnes. Si  Trigone est envoyé aux membres du CIA, en revanche, l’Astrologue est lu par des étrangers au CIA. Peut être quelques mots de votre part sur ce que vous pensez du projet de bibliothèque et sur ce que vous avez-vous-même s réalisé,  par le dépôt d’ouvrages fort  intéressants, seraient ,  j’en suis sûr, un coup de pouce apprécié et efficace.

 

Il  me semble que ce congrès aura été moins percutant que ceux de Bruxelles et de Aale (organisés en 1971) , le premier peut être avait l’avantage d’être francophone, le second celui de durer dix jours.

 

 

Compte-rendu du Congrès de Cambridge (8-10 septembre 72)

( …) Terminons par les deux points qui  pourront faire le plus sursauter les astroliogues français. D’une part, l’importance considérable de la Théosophie. Il m’a fallu un certain temps pour identifier un terme qui apparaissait fréquemment, c’était l’adverv e »karmiquement »,  utilisé sans sourir et ne déclenchant aucune moquerie dans l’assistance. Curieuse astrologie que la britannique où l’on accueille des astronomes en même temps  que l’on disserte, le plus sérieusement du monde, sur les vies antérieures !. D’autre part, John Addey effectua un commentaire de l’œuvre de Gauquelin –que beaucoup  d’Anglais prennent pour le directeur des Cahiers Astrologique- qui était pour le moins original  Sous le titre  d’ »Harmonics », Addey, à la figure barbue d’un jupitérien, ne se déplaçant qu’avec deux cannes à la  suite de quelque maladie, sorte d’André Barbault britannique, contesta la structure quadrilatére des graphiques de Gauquelin.  Pour lui, le graphique de Mars n’a que trois côtés et ce nombre 3 pour lui, qui régit les sportifs est plus « pacifique » que le 4  des lutteurs, « pour de vrai ». Cette approche esthétique de la statistique nous apparait bien périlleuse : la question qui se pose est la suivante ; pourquoi aucun astrologue français n’a-t-il émis une semblable thèse ?

Très curieusement, l’Astrological Association – tout comme le CIA- posséde trois journaux : Astrological  Journal,  Transit et Correlation Chacun remplit une fonction précise. Le premier semble contenir des articles de fond, le deuxiéme est un forum où  peuvent s’exprimer les membres de l’organisation, le troisiéme enregistre les conférences de l’année. L’Astrologue et  Trigone semblent convenir aux  définitions  1  et 3. Quant à Carré, il lui faudrait posséder un courier des lecteurs  où seraient publiées les missives les plus originales. (..) J’espère que la délégation française s’étoffera en 1973.

 

 

LA  BIBLIOTHEQUE  ASTROLOGIQUE

Une des premières responsabilités au sein du CIA fut la création de sa bibliiothèque. J’avais moi-même constitué un fonds assez  important et  l’idée de recueillir  des ouvrages parmi  les membres du CIA fut  fort bien accueillie. La revue Trigone publiera le catalogue de la dite bibliothèque, laquelle récupèra ainsi un  nombre important d’ouvrages en langue étrangères que me communiqua André Barbault Un autre apport vint du « néromanien » Jacques Moine (Amis de Dom Néroman). Avec la rupture avec le CIA,  la question de la reprise  d’une partie de la bibliothèque par le CIA  se posa mais les choses en restèrent là et elle devint la Biblothèque Astrologique, au sein du MAU. Cete bibliothèque allait en outre avec le temps  comporter un fonds d’archives assez remarquable pour la connaissance du mouvement associatif astrologique francophone.

Lettre de Jacques  Berthon

« Je souhaiterais m’entretenir avec vous de la création de la Bibliothèque du CIA, ce qui est à mes yeux quelque chose de très important. J’ai diverses suggestions à vous  faire

 

Voilà que  la Bibliothèque du CIA entame sa troisiéme année. Un bilan s’impose et il n’est nullement encourageant. : si des centaines de catalogues ont été distribués ou envoyés, la fréquentation proprement dite  a été presque négligeable. M. André Boudineau a cependant accepté d’être le Président d’honneur de la Bibliothèque du CIA.*

La rupture  avec le CIA  en 1975  conduira à une nouvelle appellation.

Mais ctette bibliothèqie allait devenir  de  plus en plus « universitaire »  et ne point se limitet à la littérature astrologique contemporaine. Elle sera une bibliothèque de recherche comportant un grand lot de photocopies et de microformes sur plusieurs siècles.  Mais dès sa naissance, la  biblotghèque accueilllt des pièces remarquables.

La découverte des Remarques  Astrologiques  de Morin  de  Villefranche  que nous avions découvertes à la Bibliothèque de l’Arsenal en 1972 . En effet,   la première moitié du XXe siècle avait vu un  grand nombre de travaux consacrés à son auteur Jean-Baptiste Morin (dit de Villefranche, où il naquit). Or, on nous parlait toujours de traductiions du latin comme s’il n’avait jamais rien publié en français, à commencé par  son Astrologia Gallica. Il fut question de le publier dans le cadre du CIA,  mais Volguine pensait le prendre pour ses Cahiers Astrologiques et finalement c’est René Alleau qui l’intégrera dans sa collection, la Bibliotheca Hermetica, reprise chez Retz.

22 10 72

A  André Barbault

Cher monsieur  Je suis retourné à la Bibliothqèe pour consulter l’ouvrage de Morin. Une seconde lecture ne m’a  point fait changer d’avis quant à l’importance historique des « Remarques Astrologiques ». Il s’agit là d’un document inestimable par sa vigueur et ses implications. En particulier, Morin conteste que le Centiloque soit l’œuvre de Ptolémée.

Je vous joins un certain nombre d’extraits remarquables afin que vous puissiez faire votre propre jugement. Je compte partir en quéte d’un éditeur à partir de janvier. Je vous serais reconnaissant si vous pouviez arranger une entrevue avec René Alleau.

27 mai 73

Trois jours avant mon élection comme VP !!!!

Lettre d’André Barbault avec l’en tête de l’astrologue

 

Mon  cher Jacques Halbronn

Je vous remercie pour vos deux  documents : présentation et photocopie des « Remarques Astrologiques » de Morin.

Je n’ai pas encore eu le temps de les lire (…) Outre que m’absorbe aussi le « mic mac » actuel du CIA.

Je dois vous dire que j’ai des idées…Mais je ne suis pas seul.

J’ignore d’ailleurs comment se passera votre réunon  CIA de mercredi bien que sur le fond la partie soit déjà réglée.

Mon idée actuelle est que la collection de René Alleau ne reprenant pas, le CIA devrait se charger de la publication de cette œuvre et vous confier le travail. Je ne vous apprends rien en vous disant que je suis pour que le CIA publie des pièces originales (en petit, la plaquette sur la Précesion, document n°1 est un exemple) plutôt que de sortir une revue qui ne tranche pas avec les autres et qui fait presque double emploi (ne voyez pas là une critique en soi de « Trigone » mais une critique « par rapport », critique que j’ai déjà formulée aux intéressés) entre les Cahiers  (Astrlogiques) et L’Astrologue.

Il vaut peut être mieux, pour l’instant, ne pas parler de ces choses dans le cadre d’une société qui a d’autres chats à fouetter mais , aussitôt tout remise en ordre, il faudrait en débattre.

En tout cas,  j’espère qu’on aura l’occasion en juin de pouvoir préparer un plan à ce sujt.

Le CIA devrait publier les Remarques »

NB

On sait que ce ne sera pas le cas et qu’elles paraitront fin 1984 aux éditions Retz, dans la  prestigieuse collection  » Bibliotheca  Hermetica ».

 

 

 

Jacques Berthon qui avait pourtant été réélu en 73  secrétaire général du CIA  ayant démissionné – pour des raisons qui resteraient  à élucider -  celui-ci me transmit les documents du CIA dont il disposait- y compris le registre des délibérations qui remontait aux débuts de l’association, fondée en 1946,  du fait de son poste, outre le fait que je reprenais aussi la direction de la revue Trigone dont il avait la charge.

 

23 Novembre 73

Demain je dois rencontrer  Jacques Berthon/ Je vais conspirer avec lui contre Colombet de sorte de forcer Colombet  à démissionner de son propre chef ; ce qui ferait automatiquement de moi  le Président du CIA. Il suffirait d’être désagréable avec Colombet pour l’y contraindre.

Que lui reprocher ?  Beaucoup de choses.

1 Avoir  voulu supprimer le CIA pour se débarrasser de Berthon

2  S’imaginer être irremplaçable

3 ne pas s’être  assez dégagé pour rencontrer Julienne Sturme (2 heures seulement)

4 trahir l’esprit des nouvelles formule. Incapacité à trouver des conférenciers

5 ne pas oser téléphoner à son secrétaire généra

6 Rester professeur chez Nicola alors que ce dernier a rompu avec le CIA

7 N’avoir pas su réconcilier  Nicola et Berthon

8  Erre nul en théorie astrologique

8 N’être qu’un second, dans l’âme

1° Etre irresponsable. Lassa parler Francesco pour des raisons éléctorales.

 

(recopier  Journal  n°1  De la représentation astrologique du monde

 

Note :  Jacques Berthon démissionne du secrétariat du CIA  et me transmet divers documents :

 

11 01 74

Documents du CIA remis à Monsieur  Jacques Halbronn  Vice-Président (par  Jacques Berthon, directeur de l’ESAP,  secrétaire général démissionnaire)

1 Le registre des délibérations

2 le reliquat des « trigones » invendus

2 Dix exemplaires du trigone n+4 destinés  à être vendus par le CIA

4° Le dossiser « Archives » comprenant

A  liste des adhérents

B  fichier d’adresses

C comptes de trésorerie

D Statuts

E Compte rendus Assemblée générale

F Pouvoirs reçus

G  circulaires administratives

 

09. 02. 74

Paul Colombet

Cher ami.  Bien reçu votre lettre,  votre programme (pour Trigone)est bon. J’en ai parlé  avec André Barbault qui le trouve à son goût. Il pense qu’il n’y aura pas double emploi avec l’Astrologue mais au contraire ils se compléteront. (…)

 

LA VICE-PRESIDENCE DU CIA

 

André Barbault , dans ses livres, a souvent été présenté comme »vice-président du CIA », on pense notamment à son Traité Pratique d’Astrologie (Ed Seuil), dans les années soixante.  A cause de son engagement dans l’opération Astroflash, en 68, qui déclencha une levée de boucliers ches les membres du CIA, il dut renoncre à ce poste et  cela produisit une rupture qui affecta notamment la revue L’Astrologue qui cessa d’être l’organe du CIA et qui poursuivit sur sa lancée,  alors que le CIA se dotait de son propre organe, « Trigone » dont Jacques Berthon fut le premier  rédacteur en chef.En  mai 1972, je n’avais pas pu entrer au Conseil d’administration ; battu de trois voix par Antoine de Francesco. Mais,un an plus tard, en pleine crise du CIA,   à la suite de circonstances que l’on relate plus loin, en reprenant des documents d’époque,  je devins premier vice président du CIA, soit le numéro 2 de l’association. Mais  dès l’année suivante, en 1974,  je dus quitter ce poste, ce qui était tout à fait inhabituel. En effet, les membres du conseil d’administraton du CIA sont élus pour 3 ans et quand on est élu au Bureau,  on y restait pour cette durée, reconduit en quelque sorte d’office.  Mais il fut décidé cette fois –et Barbault avait été élu au Conseil – de procéder à l’élection du Bureau dans son ensemble et pas seulement des membres sortants au bout de trois ans. Et je ne fus pas réélu à ce poste tout en gardant la responsabilité de la revue Trigone ainsi d’ailleurs que tous les documents que m’avait transmis Berthon.

 

 

30 05 73

Premier Vice président du CIA

Soirée mémorable ! Je suis devenu le deuxiéme personnage du CIA, juste après le président Colombet/ Comment y suis-je parvenu ? C’est une longue histoire.  J’avais  été voir vendredi dernier le Président du  CIA Paul  Colombet , sous le prétexte de lui emprunter un ouvrage d’astrologie- à vrai dire c’est lui qui m’avait demandé de venir chez lui car il aurait pu me l’apporter le jour de la réunion du Conseil. Cette rencontre préalable semble avoir été d’une certaine utilité, quoique non décisive  mais quel facteur fut-il à lui seul décisif ?

Je lui fis un certain nombre de suggestions dont certaines furent retenues dans l’entrée en matière du Président mercredi soir. Il proposa de nommer Berthon « délégué culturel » afin de mettre fin à sa charge de Secrétaire Général au sein du bureau (5 membres) mais au lieu de cobférer à ce titre des responsabilités précises quant à l’organisation des conférences du CIA, il le présenta de façon très vague, ce qui désamorçait complétement la proposition. Colombet  proposa également que le CEFA soit controlé par le CIA ( le CEFA étant une école d’astrologie liée au CIA) afin de lui conférer l’estampille du CIA pour son diplôme.Enfin Combet souhaita que le Secrétaire Général  soit désormais une personnalité plus effacée dans un role essentiellement technique, ce que je lui avais proposé en me déclarant moi-même candidat à ce poste.

La séance de Mercredi soir débuta avec une déclaration de Colombet demandant  à Berthon de passer de Secrétaire Général à Délégué Culturel  – cette fonction étant devenue incolore. Berthon refusa catégoriquement , ce qui ne me surprit pas.

Rapidement, les débats devinrent  fort  houleux, chacun menaçant de s’en aller de son côté. Berthon, Niicola, le directeur du CEFA qu avait exclu Berthon de son cadre près de deux ans plus tôt et Colombet.

A telle enseigne que nous étions sur le point de nous séparer sur un échec total et « inévitable » remettant à  plus tard ou laissant  à André Barbault –dont on lut une lettre- la présidence du CIA alors que celui-ci n’était ni présent, ni membre du Conseil, bref reprendre le CIA à partir de zéro, autour de Barbault, l’homme providentiel.

Déjà un des deux vice-présidents, Henri Fortin, avait démissioné, quelques jours plus tôt, prévoyant que le CIA était voué à l’échec et expliquant sa décision par l’interprétation de l’horoscope du CIA.

Enfin, notre  conseiller  juridique, Grisard, était convaincu que tout le monde ne pouvait rester à sa place et que certains devaient partir  le compromis n’existait pas, selon lui,  en l’occurene.

Colombet avait déjà ramassé ses affaires et se levait pour partir quand Calais, le directeur du journal Astral chez qui la réunion avait lieu proposa des rafraichissements. Mais il semblait bien que cela ne ferait que gagner quelques minutes et l’on se demandait déjà si Colombet démissionnait.

Alors j’intervins pour la première fois. Et tout fut remis en question. Je commençai par demander à Grisard pourquoi l’on n’élirait pas un nouveau Bureau comme le statuts le proposent à chaque nouvelle élection du Conseil d’Administration. Il répondit de façon assez  inquiétante que les circonstances rendaient ce probléme déplacé., ce qui est une façon un peu cavalière de tourner les statuts. Effectivement, ce qui dramatisait d’autant plus la situation venait du fait qu’à l’Assemblée Générale des membres du CIA Berthon avait été pris à partie  et Barbault avait demandé que l’Assemblée vote son exclusion, alors que le sujet n’était pas à l’ordre du jour, que donc les pouvoirs ne pouvaient déterminer une réponse sur ce point. Une fois déjà,  Grisard, avait presque encouragé à l’illégalité en distinguant l’esprit et la lettre. Si donc Berthon quittait le Bureau, c’était reconnaitra que Barbault avait vaincu.

Je disais donc qu’alors  j’étais intervenu, en proposant de dédramatiser les débats. Je  fis une sorte de cours élémentaire sur la démocratie.. Je soutins qu’il fallait appliquer les statuts à la lettre et que tous les maux du CIA venaient du fait que le Bureau n’était pas élu ou réélu démocratiquement, de sorte qu’être membre du Bureau était  devenu on ne sait quel privilége. Chaque année, tous les membres du Bureau quittaient leur poste automatiquement pour un nouveau vote non pas global mais concernant chaque poste à pourvoir.  Voilà donc que  je demandai une multiplication du nombre de votes tout à fait inhabituelle au CIA. Et je crois bien que nous votâmes alors, dans la deuxéme partie de la soirée, une demi -douzaine de fois.

Cela devint bientôt un jeu auquel chacun prit plaisir et je crois pour les années à venir et non seulement pour ce soir. Mon intervention avait suivi le constat par mon voisin Renoult  d’un certain nombre de motions

1 Barbault, président. On remet donc à plus tard puisque c’est un coup d’Etat

2 On renvoie à plus tard la discussion intégralement

3  Mme Kalinine, secrétaire de Berthon, demande à ce que Berthon, Colombet et Nicila démissionnent car tous les trois impliqués par le CEFA (Colombet y est lui-même professuer) et sont remplacés par de nouvelles têtes.

Je propose alors une solution qui n’entrera même pas en concurrence avec les trois premières et qui sera admise aussitôt car elle va de soi : on réélit le bureau intégralement, ce qui revient  à peu près au même que ce que demande Mlle Kalinine, puisque Fortin a déjà démissionné et  n’est pas présent  en outre. Mais démissionner ne signifie pas que l’on ne sera pas réélu comme le supposait Mlle Kalinine.

Alors M. Renoult  vient compléter ma proposition- on lui avait  fait le reproche d’être lui aussi trop idéaliste et de ne pas voir les réalités – en demandant un  « vote blanc » préalable qui désignera  -dans chaque cas- les candidats en présence. Ainsi, pour le poste de Secrétaire Général, le « vote blanc » sans aucune déclaration préalable des candidats mit en présence trois candidats,  Berthon, Le Corre, mon autre voisin, secrétaire de Barbault et moi-même. Il nous suffit à tous les trois donc d’approuver ce choix et de commencer la vraie compétition.

Idée excellente que ce « vote blanc » qui préserve les  sensibilités et les fausses modesties et qui évite d’avoir à  donner l’impression qu’on veut se mettre en avant. Je ne sais pas dans quelle mesure  Colombet avait  fait part à certains membres du CIA de ma décision d’être secrétaire général-  je ne le pense pas en fin de compte et je crois que je dois tout à mon activité de Directeur de la Bibliothèque et à mon intervention proprement dite. Ce vote blanc avait donc mis en lice trois candidats- d’autres noms étaient sortis mais une seule fois et avaient été éliminés  car on peur toujours écrire son propre nom.  Deux tours pour chaque vote exactement comme pour les élections  législatives , majorité absolue pour le premier vote, relative pour le second.

La difficulté vint de ce que nous étions 14 votants, chiffre pair. En effet, au premier tour,  Berthon arriva en tête avec 7 vois , moi avec 5 voix et Le Corre avec 2  voix. Le Corre se désista à contre cœur , se rendant compte qu’il favorisait Berthon, ce qui nétait pas très logique pour un proche de Barbault, qui avait pris position contre Berthon parce que ce dernier l’avait boudé.

Le  deuxiéme tour amena le résultat suivant : 7 voix Berthon, 7 voix Halbronn . Nous étions bloqués. Alors  Louaisel, le directeur du Laboratoire de Recherches proposa de passer à l’élection des autres membres du Bureau, la trésorière étant unanimemement rétablie à son poste.

Nouveau vote balnc avec trois noms sur chaque bulletrin car l’on avait décidé d’élire les trois présidents en même temps, l’ordre d’arrivée déterminant le fait que l’on soit président, premier vice président ou second vice président.

Cinq noms arrivèrent en tête : Colombet  (7 voix), Calais (5 voix)n Fortin (5 voix), Halbronn (5 voix), Nicola (4 voix).

Fortin fut éliminé car n’étant pas là et ayant démissionné du Bureau . On ne pouvait pas risquer de devoir remettre en question le vote. Quatre candidats restaient en présence : Colombet, Nicola, Calais et moi : un vote suivit qui devait déterminer un ordre de grandeur et éliminer le quatriéme

Chacun écrivit sur un bulletin trois noms dans l’ordre des postes : 3 points pour le président, 2 points pour le Ier Vice Président, un point pour le second Vice Président.

Les résultats furent les suivants :

Colombet  27 voix, Halbronn 17 voix,  Nicola 16 voix  Calais 13  voix

Je venais d’être élu premier vice-président du CIA. A noter que  Berthon ne fut pour ainsi dire pas proposé comme Président ou Vice-Président selon un consensus tacite intéressant.

Qu’ensuite, les résultats donnèrent lieu à un sérieux suspense car ce furent les deux derniers bulletins qui m’apportèrent la décision et jusuqe là cela n’allait pas pour moi. Mais les deux derniers bulletins ne portaient qu’un nom : Halbronn, soit 6 points et rien pour mes concurrents. Qui eut cette initiative ? J’aimerais bien le savoir d’autant plus que ce sont deux personnes qui semblent s’être concertées.  Mystère ! Probléme policier. CE ne peut être Berthon ou Mlle Kalinine car ils firent preuve de leur surprise quant à la possibilité de n’écrire qu’un nom. Mais je posséde un bulletin- le les ai ramassés en partie, en partant où l’on lit : 1 Calais, 2-  3  Colombet. Ce qui prouve que Calais profita aussi de cette procédure qui ne fut d’aillleurs pas contestée. Ce ne sont pas mes voisons car je ne les ai pas vu se concerter ni Colombet, ni Calais, ni Nicola qui était dans la course, ni Louaisel, donc qui était entre Calais et Nicila. Ni Colombet qui est isolé, ni Grisard  pour les mêmes raisons et qui ne semble pas  m’estimer particulièrement ?

Je bénéficiais évidemment d’un avantage tactique évident. C’est qu’en m’élisant Vice Président, je libérais la compétition pour le poste de Secrétaire Général.  Je fus, en tout cas, le seul membre à être aux premières places pour le poste de Secrétaire et pour celui de Président, ce qui me donnait un avantage incontestable sur le deuxiéme vice président.

Il fallut donc revenir sur la question du Secrértaire Général. Une possibilité se présentait. Fallait-il refaire un vote blanc ou mettre en place les candidats en présence et même déclarer Berthon élu d’office. La réaction de Gouchon  qui proposait cette deuxiéme solution , qui voulait que Berthon fut élu d’office, laissa supposer qu’il avait voté pour moi et avait voulu me caser comme Vice-Président pour libérer le blocage pour le  Secrétariat Général. C’est donc le couple Gouchon-Ruet qui  -pour des raisons stratégiques vota pour moin ce  cependant laisserait supposer que Régine Ruet qui avait elle aussi attaqué fortement Berthon avait réfléchi en cours de route.

Il y eut donc des discussions pour savoir comment reprendre la question du Secrétariat général. On opta pour le vote blanc, ce qui ne changea rien. Berthon et Le Corre se retrouvaient en présence bien qu’on eut pu imaginer d’autres noms, après le décantage intervenu. Il est intéressant à ce sujet de noter que si l’on avait commencé par l’élection des Présidents, je n’aurais pas été élu. C’est moi qui avait demandé de commencer par le Secrétaire Général, assez logiquement d’ailleurs puisque a priori Colombet partirait ou resterait selon que Berthon partirait ou resterait ? Cette menace de Colombet n’eut pas à être mise à exécution puisque l’on fut obligé de renvoyer à plus  tard l’élection du Secrétaire Général. On voit donc que le tout tint à un fil. Berthon fut finalement élu Secrétaire Général avec huit voix contre six à Le Corre  (les deux voix décisiives arrivant en dernier, ce qui contribua encore à un certain suspense.

Tout le monde se déclara enchanté. Berthon déclara renoncer à exiger l’estampille du CIA pour sa propre école- en quittant le CEFA. Il avait fini par avoir ses propres éléves et réclamer un statut identique à celui du CEFA  Ce beau geste montra que tous les conflits du CIA et les injures que chacun se jetait à la figure découlaient purement et simplement du caractère non démocratique du Bureau  Je suis donc ravi de cette issue et n’osais espérer devenir Vice-Président- ce qui est autre chose que Secrétaire Général. Désormais les séances du CIA seront placées sous ma vice-présidence et je serai à la tribune à chaque réunion. Personne désormais ne pourra contester mon appartenance au mouvement astrologique français.

 

 

17 06 74

Déception

Je ne fais plus partie du Bureau du CIA. JE ne suis plus qu’un administrateur du Conseil  d’Administration.  Il s’agit à vrai dire d’un renouvellement annuel et chacun n’est élu que pour quelques mois. Déception cependant dans la mesure où je croyais que Colombet remporterait moins de suffrages. Mais c je crains de ne pas avoir suffisamment  réfléchi au probléme (..)  A vrai dire, en ce qui concerne le CIA, ce n’est qu’une manche de perdue.  Il y en a trois autres à gagner.

a)            Les JIAP patroneront le congrès au même titre que l’ISAR et le CIA.

b)           B) mon livre paraitra chez Seghers à la place de celui de Barbault

c)            Le CIA (ou son nouvel avatar l’Union Astrologique de France, UAF) fera long feu et l’activité astrologique en France ne cessera de se morceler. Ce sera la fin de l’entreprise des fondateurs du CIA.

 

Dans le programme des conférences du CIA pour le premier semestre de 1975, je suis indiqué pour le 23 avril pour  animer un jeu : » Quitte ou double astrologique. Vérifiez vos connaissances en astrologie. Des numéros des Cahiers Astrologiques seront offerts aux meilleurs réponses. Mon nom  figure sur le programme mais seulement en ma  qualité de responsable de la Bibliothèque du CIA avec mon adresse et mon téléphone.

 

LEs  Journées Internationales Astrologiques  de Paris (JIAPs)

 

L’histoire de ce Congrès, le premier tenu à Paris, depuis 20 ans, est assez complexe et exige de tenir compte des documents conservés car la mémoire tend à simplifier sensiblement les choses, ce qui n’est d’ailleurs pas forcément  mauvais quand on n’est pas en position d’historien.

Il semble que le projet d’organiser un congrès de l’ISAR à Paris ait  été compromis par  des problémes que sa présidente Julienne Mulette Sturm rencontrait auprès de son conseil d’administration. C’est pour cette raison que j’avais pris contact avec la Société Théosophique de Paris (square Rapp) où je suivais des cours d’astrologie hindoue avec Michel Bustros. Son président, S. Lancri donna son accord. Mais par la suite, Julienne s’en tint à ce qu’elle avait annoncé  et voulut que ce congrès ait quand même lieu à Paris, en septembre. Il fallut donc des négociations  pour que je renonce à  la Sociéte Thésophique, d’autant que Lancri  voulait carrément que ce congrès se fasse sous son égide.

Finalement,  un accord fut obtenu qui faisait de cette manifestation  un événement placé à la fois  sous l’égide de l’ISAR et du CIA  et à la fois sous celle des Journées Internationales Astrologiques de Paris, à savoir mon propre projet. Dans les faits, d’ailleurs,  les intervenants furent  choisis par le CIA et l’ISAR et l’animation des réunons fut essentiellement assurée par mes soins, en dehors des assemblées plénières car il faut réaliser que ce congrès –à l’américaine- couvrait toute une semaine, du matin au soir. J’avais déjà une certaine expérience des congrès en 71 et 72 et maitrisais plusieurs langues dont l’allemand, l’anglais, l’espagnol et l’italien.

 

09 02 74  Paul Colombet :

Mauvaise nouvelle pour le Congrès, je reçois ce matin une circulaire de la majorité du bureau de l’ISAR y compris Gina Ceaglio et Zipp Dobbyns , démission en masse : Julienne se cramponne. Motif : finances, dettes non réglées par  Julienne. Je vous apporterai la circulaire  que vous avez peut être reçue. J’ai prévenu Barbault.

J’arrête toute prospection pour le congrès en attendant d’autres informations.  (…) Julienne semeblerait n’avoir aucun sens de ses responsabilités financières (…) Cela me préoccupe beaucoup.

 

 

 

 

29  03 74

S. Lancri Société Théosophique de France, Square Rapp

Cher Monsieur

J’ai soumis votre lettre du 16 mars au Conseil Directeur de notre Société et j’ai le plaisir de vous informer  que nous demeurons d’accord avec vous pour organiser ces Journées Astrologiques sur les bases suivantes

1 Le titre ce de Colloque sera « Journées Astrologiques Internationales de la Société théosophique de France ». Il est  entendu que nous organisons ces journées avec le soutien du GERAS (Groupe Européen de Recherches en Astrologie Scientifique)

2  V ous serez chargé pratiquement de l’organisation de ces Journées Astrologiques

3 Il y aura deux Journées Astrologiques et une Soirée astrologique. Celle(-ci sera, à votre choix, la soirée du premier jour ou celle du second jour de ces deux Journées Astrologiques.

7 J’annoncerai si possible ces Journées Astrologiques dans notre revue « Le Lotus Bleu » étant entendu  que les informations sur leur organisation devront m’être adressées avant le 21  juin 1974.

J’espère que vous ne tarderez pas à me donner votre accord définitif  etc

09 03 74

 

La lettre du Président de la STP

« En ce qui concerne les réunions internationales, la première dont J. Halbronn vous entretient plus longuement par ailleurs aura lieu les 11 et 12 septembre, Salle Adyar, square Rapp. A Paris

La seconde sera le Symposium annuel de l’ISAR (…) qui se tiendra, jusqu’à nouvel ordre, à l’Hotel Méridien, à Paris, du Vendredi 20 au dimanche 22 septembre 1974.

 

Dear Julienne

Mr Colombet told me about your intention to have in spite of all your conference in Paris, in September.  (..) As to your activity in Paris, I believe that  you  will spend three or four days at the Meridian Hotel and have evenings for ISAR in the Hotel Conference room. As a matter of fact, at the  Theosophical  Society we are supposed to work from 9 a.m. to 7. P.m., the evening being free. (..) If you do not accept my offer, it would bring a lot of complications without ending.  If you do accept, everyone will be happy and it will be a new step for ISAR and for European Astrology

Jacques  Halbronn, Director at large ISAR+

 

Sur le congrès de l’Hotel Méridien.

Trigone n°7

Editorial  / le Congrès improvisé  par  JH

« Julienne Sturm la présidente de l’ISAR était venue quasiment seule au Congrès de Paris. (..) En tant que commissaire général du Congrès (en anglais Director of the Conference) mon rôle fut d’effectuer des traductions sans nombre, tout à fait improvisée et, je le regrette, parfois imparfaires, de colmater les bréches dues à la défection de tel ou tel orateur –même francophjone( ainsi que d’affecter des groupes de travail dans la matinée, auc membres présnets qui avaient quelque chose à dire. Je regrerre  simplement qu’aptrès avoir oragnis pendant près d’un an, ce congrès, le CA n’ait pas jugé bon de me maintenir au bureau, ce qui m’eut donne davantage d’autorité pour régler certains points. Mais enfin, c’est peut être grâce à cette légére disgrâce que j’ai pu associetr au congrès le CEFA et le GERAS dont les liens avec le CIA ne sont pas particulièrement étroits ainsi que de devenir le Secrétaire génral de l’ISAR, au dessus des partis. (..) Ma tâche de commissaire général  consista à être omniprésent car je devais moi-même enregistrer toutes les conférenecs avec  un petit mini-cassttes. Ce que j’ai retenu de plus frappant, c’est une table ronde sur l’enseignement de l’astrologie (…) Le Congrès se termina en beauté par le tournage d’un psychodeame astrologique, effectué par la cinéaste Ode Bitton. Alexandre Ruperti, Vice président de l’ISAR, exécuta un curieux baller interprétant tour à tour le transit de Saturne sur la Lune, de Neptune sur Mecure  ou d’Uranus sur Vénus et bien d’autres configuratioons »

 

Ce que sont  les JIAPs ?

Voici un nouveau sigle qui monte au firmament de la vie astrologique, les 10 et 11 septembrere se tiendront  à la Société Théosophique de France (..) les premières journées astrologiques de Paris ». L’on se demandera pourquoi tenir ces journées de rencontre et d’accueil à quelques jours du Congrès CIA-ISAR. N’y-a-t-il pas  risque de double emploi, voire de rivalité ? Je répondrai non à ces deux questions.

Pas de double emploi car il ne s’agira pas d’exposés approfondis et développés mais de tables rondes, de séances de travail sur un certain nombre de thème

!

1Problémes relatifs aux associations astrologiqyes, aux séanes durant l’année, aux congrèz

2 Problémes relatifs aux revuesn maisosn d’édition astrologiques ou possédant un service astrologique

3 Problémes relatifs à l’enseignement de l’astrologie, à la fréquentation des bibliothèqyes astrologiques.

Seront conviés à ces tables rondes tous les groupement astrologiques sans distinction, le CIA, le GERAS, le Journal Astral se sont déjà inscrits et seront suivies de beaucoup d’autrres, en France et à l’étranger

Le fait de disposer d’une grande salle, de droits d’entrée nuls et de sujets point trop rébarbatifs devrait faire venir  nombre de sympathisants à l’égard de l’astrologie, qui s’entretiendront avec les responsables présents. C’est pourquoi deux autres sujets plus généraux seront aussi à l’ordre du jour.

1° tradition et recherche : dans quelle mesure la recherche en astrologie peut –elle remettre en cause, modifier ou ignorer les acquisitions de la tradition astrologique ?

2° Statistique et Interprétation : prouve-t-on la valeur de l’astrologie par de sondages, sur un grand nombre de cas ou bien faut-il considérer chaque individu comme une réalioté incomparable de par sa complexité

Il ne saurait y avoir compétition avec le Congrès CIA-ISAR. Je suis Vice-président du CIA et membre du Bureau directeur de l’ISAR,  c’est-à-dire que je me sens pleinementresponsable du congrès qui fera suite à ces JIAP.

 

Trigone n°6   1974

« Les  deux événements ont fusionné » « Mes deux enfants se sont réconciliés ; en efffet, atteint de congresite, je suis responsable pour tout ce remue ménage qui saisira l’astrologie française à la Porte Maillot. Vingt ans après.

« Transformation du CIA. (…) Après avoir considéré le nom de société Française d’Astrologie, son choix s’est porté sur l’Union Astrologique de France ». –(..) Pourquoi renoncer à l’adjectidf « international » ? Parce qu’il ne correspond pas à la réalité »

 

25 04 74 Volguine( Les Cahiers Astrologiques)

Cher Monsieur

Nice. J’ai  bien reçu votre lettre du 9 avril. En ce qui concerne les Journées Internationales que vous organisez vers le 10 septembre salle Adyar, j’accepte volontiers que les Cahiers Astrologiques  y  figurent parmi les organisations de soutien. Par contre mon état de santé ne me permet absolument pas d’envisager un tel déplacement et je n e vois pour le moment  personne qui puisse, au nom des Cahiers et en mon lieu et place participer à votre intéressante table ronde : mais j’y penserai.

Il me faudrait pour le 10 juin au plus tard la suite des remarques astrologiques de Morin car l’imprimerie sera  arrétée pour sa fermeture annuelle et je n’aurai plus autrement le temps de faire composer pour le n¨° de septembre qui sera un n° pour 4 mois.

PS Merci d’avance pour Trigone.

 

Patrice Louaisel avant le colloque de septembre  74

Pour le Congrès de l’ISAR, je vous demanderai ¼  d’heure pour le GERAS, sur un texte de présentation (..) Il vous sera envoyé début Septembre et sera lu intégralement par Carlotto.  Je vous demanderai d’avoir la gentillesse de le traduire par écrit en anglais, laissant la charge de le faire en allemand par Carlotti. (…) Les négociations avec le CEFA viennent de se terminer, les propositions vont donc pouvoir se faire à temps.  Quant à l’AIA ( Académie Internationale d’Astrologie), étant plus conséquentes, elles se poursuivent. En deux mots, le GERAS aura droit à une mini-confé annuelle sur les théories de Nicola, une réduction sur les stages et séminaires, la liste d’adresses intégrales de ses membres et relations (…) Je vous rapppelle attendre votre article sur ‘les associations » (…)  Au fait que sont le(s) JIAP ? Des journées ou un groupements ? Dans ce dernier cas est-il déclaré. ? Combien  a-t-il de membres ? Quels sont les membres de son Conseil ?

20 09 74

 

 

 

 

Les relations  GERAS-CEFA

Mes relations avec le CIA  -du fait de leur dégradation- ce qui avait abouti au non renouvellement de ma vice-présidence,  je m’activai duran l’Eté 74, à rapprocher  entre elles  les structures extérieures au CIA à commencer par le GERAS de Patrice Louaisel et le CEFA de Jean-Pierre Nicola.  Ce rapprochement fut officialisé à l’ouverture du congrès  de l’Hotel Méridien. Un an plus tard, la rentrée 75-76 marque la synergie entre ces deux associations avec des conférences « CEFA-GERAS » qui eurent lieu au FIAP/. C’est d’ailleurs au FIAP qu’à la rentrée suivante 76-77,  les cours du MAU prirent place, non loin du siége social  de notre association   rue de Tolbiac.

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Volet  II Le dossier des Clefs

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Ce volet se situe à l’interface entre les deux autres volers.  Son histoire remonte assurément à  notre période CIA  mais il ne paraitra qu’au printemps de 1976, au lendemain des deuxiémes Journées Internationales Astrologiques  de  Paris.

Rappelons qu’André Barbault avait été d’abord pressenti pour cet ouvrage et que l’éditeur avait finalement préféré me faire confiance, cela se joua  en 1974 et l’ouvrage parut  en 1976.  Dès 1970, j’avais contacté des éditeurs, notamment Plon (cf  la réponse en date du 15 09 70)   pour un manuscrit qui s’intitulait à l’époque  « Ils, métamorphose de l’astrologie » (ILS signifiant Initiation à la Loi Sacrée !) et que  je donnai notamment à lire à Raymond Abellio (sur les conseils de Joelle de Gravaleine).   On peut dire que je reprenais à mon compte certaines idées de Dom Néroma, et d’ailleurs  les personnes qui suivaient mon enseignement étaient passées par cet auteur, comme Jacques Moine, Max Duval, Guy Mayeres. Au cœur de mon ouvrage, la question des domiciles planétaires mais aussi  une théorie cyclique qui se caractérisait par le fait que je ne combinais pas les planétes entre elles, ce qui restera un principe fondamental de mes  recherches jusqu’à ce jour.  D’où mon rejet du thème natal qui faisait de moi une sorte d’anti-astrologue, ce qui séduisit probablement Luc Decaunes, le directeur de la  prestigieuse collection  « Clefs pour »

 

 

11 janvier 75

En feuilletant cet après mii les livres de poche, je suis allé au  rayon des Clefs et j’ai remarqué une nouvelle présentation et mon nom y figurait . L’astrologfie  J. Halbronn (à paraitre)

Il me semble qu’il leur serait difficile de revenir en arrière à présent.

 

14 05 75

J’ai envoyé mon manuscrit hier à Luc Decaunes   J’espère qu’il pourra enfin le publier car j’ai fait un sacré travail. Je suis surtout content d’un systéme de renvois qui permet de mieux cerner l’articulation du livre. D’autre part, j’ai reçu un coup de téléphone de René Alleau qui dirige la Bibliotheca Hermetica  en réponse à une de mes lettres concernant les Remarques Astrologiques de Mori et les œuvres d’Abraham Ibn Ezra. Il est probable qu’en décembre paraissent ces deux ouvrages ?

La lettre de 1972  se référe à un ouvrage qui ne paraitra pas et que j’avais proposé chez des éditeurs. Cet ouvrage était donc  une première mouture de ce qui deviendra Clefs pour l’Astrologie. En 1974, la traduction française de l’ouvrage de Lisa Morpurgo sera récompensée d’un prix, à l’occasion du Congrès du Méridien.

 

Milan  17 08 72  Lisa Morpurgp

« Merci  de votre lettre que je trouve ici dans un intervalle de mes vacances. C’est la première réaction positive, mieux dit, c’est la première réaction tout court qui se manifeste à propos de mon livre de la part d’un astrologie mais je vous fais grand tort probablement en vous appelant astrologue, terme que, pour ce qui me concerne, je refuserai désormais carrément.

Je vous remercie aussi pour avoir pensé à me citer dans votre livre mais je dois vous avertir à ce propos que depuis la publication du mien, j’ai fait de tels bonds en avant que les pages dédiées au « décodage du zodiaque » me paraissent maintenant  seulement une esquisse insuffisante pour démontrer toutes les implications extraordinaires de ce décodage même. J’ajoute que l’affaire sort  totalement du  domaine de l’astrologie, du moins comme on la conçoit maintenant (surtout de la part des astrologues officiels) (..) Si vous le voulez et si les patriarches du CIA le voudront, je pourrais en parler à Paris (..) j’ai conçu le « zig zag » à la fin de juin 1970. Je l’ai perfectionné en « voyant » enfin  les bonds binaires entre domiciles et exaltations à la même époque.

25  Aout 72   Réponse  à Lisa Morpurgo

L’évolution de votre réflexion prouve que vous êtes un authentique esprit scientifique mais je me demande si vous ne regrettez pas d’avoir précipité la publication de vos idées .  Je sais -en ce qui me concerne- que je ressentirais les mêmes impresions si j’avais eu l’occasion de diffuser les thèses que je soutenais il y a seulement un an . Je préfére attendre afin de ne pas être prisonnier de mes actes passés. (..) Peut être votre travail  n’est-il pas assez polémique. Par là j’entends que si vous n’attaquez pas les idées d’autrui, vous ne brisez pas le cercle de l’indifférence.

 

Jacques Halbronn

Clefs pour les Clefs, article paru  ‘in Grande Conjonction  et cahiers du CRASSO n°2 (pp. 23-24)

Les échos venus des milieux astrologiques au sujet de mon ouvrage « Clefs pour l’Astrologie » sont pour l’heure assez  décevants alors que  le livre lui-même connait une bonne vente et que des émissions commencent à lui être consacrées (Jeudi 24 juin, émission de Lucien Barnier. Histoires Extraordinaires,à). On reproche aux Clefs de manquer de synthèse, d’orientatiion globale que sais-je ?

22. 08. 76

Dans le n°5 de « Conjonction »,  je notais : « On y voit plus clair. Il est des idées qui tiennent et d’autres qui supportent mal l’épreuve du passage à l’acte ; il est des alliances factices et d’autres guidées par une parenté profonde. D’ores et déjà le MAU a ses adversaires- avoués ou inavoués. Mais il a ses amis, sur qui il peut compter. On ne peut rester longtemps dans la neutralité surtout lorsqu’on publie un livre comme « Clefs pour l’Astrologie » qui ne saurait plaire à tout le monde.

C’est ce livre qui servira de base à notre cours par correspondance »

 

« Un vrai compte tendu des clés » par Jean-Paul  Citron. Avril 78

« Dans le mouvement actuel qui tend à donner de solides fondements théoriques à l’astroloigie, la recherche de JH a le mérite de concilier en un sens l’apport  de la Tradition (à laquell  il consacre des travaux érudits) et les apports  contemporains (statistiques de Gauquelin)/ L’originalité de l’auteur des « Clefs pour l’Astrologie » consiste en sa critique en régle de l’horoscopie actuelle (..) JH  est convaincu  de la validité de l’uniplanétarisme, c’est-à-dire par le fait que  l’individu  n’est marqué  fondamentalement   que par une seule planéte à la fois (…) Cette simplicité permet à l’auteur  de rejoindre les résultats obtenus par  Michel Gauquelin (…) L’uniplanétarisme  conduit l’auteur à dégager et définir des « dominantes sensorielles » (…) Pour mieux fonder la théorie des maitrises,  JH est amené ) reconstruire le schéma traditionnel (…) JH ne craint pas d’attribuer la maîtrise du bélier à la Lune et celle du taureau au Soleil : en effet, le Soleil  se trouve ainsi en relation(de dignité ou de débilitéà) avec les 4 signes fixes (..) Cette positiion a soulevé bien des réactions  chez  des astrologues partisans de relations plus symboliques entre planétes et signes » (… Quant à la tradition, sur laquelel l’auteur se fonde, elle apparait le plus souvent  à travers Manilius, Ptoléme,  Ibn Ezra et Morin de Villefranhe. C’est finalement à une relecture épurée de ces auteurs que nous  invite  le travail de  JH ainsi qu’à une recherche sérieuse qui ne trouverait ses moyens les moins discutables que dans le cadre de l’Université ».

 

 

Procès à Barbault

La parution des Clefs  aura provoqué bien des remous et des réactions avec quelques démissions à la clef. Voilà donc le  jeune président du MAU qui, en plus, décrochait un contrat d’édition des plus flatteurs:!.

 

« Il est fort probable que j’attaque l’astrologue André Barbault en diffamation dans les semaines à venur, à la suite de l’article qu’il a écrit à mon sujet dans le dernier numéro de la revue « L’astrologue » qu’il dirige. Il parle de moi en termes tout à fait blessants et qu’il  lui faudra justifier devant les tribunaux. Je garderai ma procédure secréte  jusqu’au dernier moment. Je l’aurai ainsi, au cours des années, forcé à s’enferrer, imaginant que je ne répliquerais jamais et s’enhardissant.*

 

Polémique

L’astrologie « judiciaire » de l’Exaltation  la Diffamation

« Le Ier févriier 1978 a été rendu un arrêt qui intérese les personnes qui connaissent les parties, en présence, Jacques Halbronn, président fondateur du MAU, ancien vice-président  du CIA, ancien rédacteur en chef d’une de ses revues er André Barbault, ancien vice-président du CIA et  rédacteur en chef d’une ancienne revue de cette association  (..) Il fallut donc un an et demi pour que J. Halbronn  obtienne gain de cause. Le fait que la Justice ait pris au sérieux l’affaire est à l’honneur des astrologues et met fin  jusqu’à un certain point à leur marginalit. C’est probablement la fin des réglements de compt même si cela implique  désormais une certaine censure et autocensure de la part de ceux qui assument la responsabilité d’écrire. On doit déplorer  en effet une autre censure  qui consiste , quant à elle, à faire le black out sur les activités de ceux qui ne sont pas de votre bord. Ainsi le MAU a organisé à ce jour, en son nom,  huit colloques, est-ce que le lecteur  de l’Astrologue pourrait s’en douter, alors qu’il n’en est jamais fait mention, malgré la qualité des participants «

 

Dominique Devie 1976

A propos de l’indépendance du MAU  relativement aux idées de son fondateur exposées dans « Clefs pour l’Astrologie » (cf Grande C onjonctiion, revue d’astrologie politique n°1)

« On le sait, si l’ouvrage de Jacques Halbronn n’a pas encore fait couler beaucoup d’encre, il a suscité des réactions individuelles tranchées. (..) J’ai pour ma part enregisté une défection de la part d’un astrologue qui m’avait dit accepter une communication à Reims sur un sujet traditionnel au motif  que la réunion était placée sous le patronage du MAU, il  ne saurait donner l’impression (professant des idées différentes de celles de J. Halbronn) de vouloir attaquer le MAU. »

 

 

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VOLET  II!i

La nouvelle carrière dans le cadre du MAU (Mouvement  Astrologique Unifié)

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Le MAU  est la nouvelle association dominante en France. Elle regroupe conjointement des astrologues chevronnés, issus des diverses écoles et associations existant en France ainsi qu’à une équipe dynamique de jeunes intéressés par une nouvelle image de l’astrologie et par le recours à des méthodes de gestion et de réflexion plus rationnelleS. Le MAU désire fortement coordonner ses activités avec les associations astrologiques étrangères, en particulier la Kosmobiologische Gesellschafr  d’Ebertin à Aalen et l’Astrologicla Association dirigée par charles  Harvet ?

 

Circulaire

Le MAU qui vient de se fonder en juin vous invite à sa première réunion publique, au cours de laquelle il exposera sa vision de l’astrologie et les changements qu’il entend apporter dans les mœurs astrologiques. Ce n’est pas tous les jours qu’une associatiion astrologique se constitue officiellement. C’est la première fois depuis 30 ans ! (..)En ce qui me concerne, je publie , dans quelques mois,  chez Seghers, « clefs pour l’astrologie » qui proposent une critique à fois aigue et constructive de cette discipline qui reste encore dans les mains des charlatnns, parasites de la crédulité humaine.

 

 

La création du MAU  est un phénoméne assez remarquable et qui  ne s’explique selon moi – c’est en tout cas ce que je pense aujourd’hui-  que par un processus cyclique, qui se reproduira d’ailleurs en 2004, 29 ans plus tard, soit un cycle entier de Saturne.  Entendons par là que  je fus  poussé à fonder cette association  par la vox populi et en quelque sorte bien au-delà de mes espérances. Il y eut un flux, un afflux en faveur  de mon leadership et il me fallut gérer  une telle mobilisation en créant toutes sortes de  commissions, d’organismes, en quelque sorte d eministères pour que chaque membre  important ait  une responsabilité significative . A telle enseigne, que je pus me permettre de passer le premier semestre 1976, en Israël en déléguant aux uns et aux autres. Je fus donc  dépassé par les évenements et c’était vrai à la fois pour les congrès et pour les cours d’astrologie.

 

25 04  75

Raz le bol avec les associations

Soif d’indépendance à l’égard de toute contrainte organisationnelle. Cela finit par m’excéder que supporter les caprices de Julienne Sturm avec son congrès qui m’a contraint de modifier le mien  (..) Soif d’indépendance à l’égard du GERAS de Louaisel qui m’exploite sans faire preuve de reconnaissance et qui a contacté tous les astrologues sauf moi pour son comité de patronage. C’est pourtant moi qui ai uni GERAS et CEFA. Je rappellerai que dans l’élection du bureau du GERASH pour 74-75, j’apparaissais comme « délégué international » aux côtés de Catherine  Aubier, secrétaire générale, , Sebastien Carlotti, Vice-président, les autres membres représentant des régions ou des pays : Denis Labouré pour le Centre Est, Didier Racaud pour le Centre-Ouest, Jacques Lebreton pour le Sud Ouest

Quant au CIA, je commence à être excédé par Trigine qui a été confié à un commerçant Calais pour la direction de publication, où je ne peux écrire ce qui me plait car Le Corre, chargé de la réalisation technique fait son chantage.  (..) Excédé par l’ingratitude de Fortin qui a pris ma place de vice-président en juin dernier.

Non, l’heure de l’indépendance a sonné. Je ne veux plus être un homme d’appareil et si je m’occupe d’un groupe, ce sera le mien.

30 04 75

Je n’ai plus l’intenton de me laisser exploiter par les autres. Je vais prendre mes distances par rapport à toutes les associations astrologiques dont les objectifs sont confus  (GERAS, CIA et ISAR). Je ne veux plus courir les titres et subir les vexations et les ingratitudes propres à ceux qui mettent leur bonne volonté au service des autres. J’ai décidé de fonder le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) avec un certain nombre de nouvelles recrues, surtout juives  sans parler de Guy Mayeres, mon fidéle disciple.

J’ai découvert que j’étais  parfaitement capable de constituer un groupe d’accueil qui permette de canaliser les lecteurs à venir de mon livre « Clefs pour l’Astrologie »

 

14 mai  75

J’ai fondé ma propre association astrologique, le Mouvement Astrologique Universitaier avec la participation de membres éminents du milieu astrologique, Renoult, Le Corre, Lejbowicza, Carlotti,

Kervella etr d’autres si possible, Pierre Julien et Dorothée Callou, Jacques Berthon ainsi qu’avec des jeunes plus ou moins au fait de mes théories, en particulier mon ami Guy Mayeres.

 

Vous êtes invité à assister à la première assemblée générale du Mouvement qui aura lieu le 17 juin.

« En Juin 75,  ayant pu constater qu’en dépit des responsabilités qu’il continue à assumer au CIA, il rédige en particulier les éditoriaux de trigone, il lui est impossible de réaliser les projets d’envergure qui lui tiennent à cœur, J. Halbronn décide d’essayer, à nouveau, comme l’an passé, un rassemblement des diverses tendances du milieu astrologique mais cette fois au sein d’une nouvelle association. Il suffit de donner une liste, sur deux ans, des personnes ayant exercé uine fonction dans le cadre du MAU pour se rendre compte de la représentativité obtenue : Apparentés au CIA, Apparentés au GERAS ? Apparentés au CEFA, Apparentés à la tendance Néroman

05  07 75

Mon association est sur pied, le processus apparait plus ou moins irreversible et j’espère que n’aurai pas la tentation de tout envoyer balader au dernier moment et de partir un beau jour pour Israel sans prévenir personne.

 

 

Présentation du MAU

Si vous pensez que l’astrologie s’enseigne en quelques semaines, qu’elle est une discipline parfaitement au point qu’il ne reste plus qu’à assimiler comme on apprend à conduire  une voiture, si vous êtesi mpatient d’étes  impatient d’étudier votre cas personnel et considérez que votre moi est le critère supréme, si  vous fuyez les discussions sur les principes et les hypothèses formulées par l’astrologie, si vous préférez n’entendre qu’un seul son de cloche, alors ne venez pas au MAU.

Si vous êtes fâché contre tel astrologue que vous vous êtes promis de ne  jamais revoir, ne venez pas au MAU car vous y rencontrerez tout le monde et même des revenants.

En revanche, si vous voulez, au bout d’un an, avoir participcé à  toutes les controverses, connaitre les personnalirés les plus marquantes, être en mesure de soutenir un argument autrement qu’avec des «  c’est comma ça », acquèrir des bases qui vous assureront  un bon départ et vous mettront, toute votre vie, au dessus de la  masse des croyants en l’Astrologie, il faut vous inscrire et recevoir « Conjonction »

 

Le MAU  a pour objet en tant que mouvement de faire cesser les abus qui sévissent dans les milieux astrologiques, en tant qu’astrologique, de fonder une doctrine cohérente et précise, inspirée à la fois  des textes traditionnels et des découvertes scientifiques, en tant qu’universitaire, de faire reconnaitre la place que mérite l’astrologie parmi les disciplines du XXe siècle et d’y intéreser des couches intellectuelles plus évoluées.

 

 

13 Octobre 75

Où en est le MAU ?

Il semble que je sois condamné à agir à l’arrière plan, à tirer les ficelles plutôt que d’être  un  exécutant, à faire travailler les autres plutôt qu’à travailler par moi-même. (//)Le MAU n’a pas besoin de moi pour fonctionner et même ma présence peut géner son fonctionnement. Voilà ce qui au bout de quinze jours que notre association tient des  réunions, ce qui est apparu. Je dois m’effacer, me retirer et regarder la scéne se dérouler devant mes  yeux, en spectateur, en metteur en scéne qui n’a plus rien à ajouter.  (.. ;) A partir de maintenant, je laisse les choses suivre leurs cours, selon la ligne que j’ai tracée.  (..) Le groupe existe en dehors de moi. Je ne lui sers plus au niveau existentiel. J’ai fait un enfant, le MAU : le cordon ombilical est tranché. Je m’étais promis de ne pas intervenir et je n’ai pu resister à une certaine angoisse de laisser le MAU voler de ses propres ailes. (…) Les gens ne viennent pas au MAU pour acquérir  une formation élémentaire mais pour se confronter avec des idées et avec des hommes. C’est-à-dire exactement ce pour quoi  je désirais qu’ils viennnet. Or, j’avais douté de l’originalité de la tentative ainsi lancée et j’avais voulu revenir  à quelque chose de plus immédiatement utile  mais je l’ai fait maladroitement, voulant faire en beaucoup plus mal ce que les autres écoles (d’astrologie) elles, sont  en mesure de faire alors qu’elles ne peuvent réaliser ce que nous  faisons. (..=) Ce qui est bien, c’est que l’équipe du MAU est vivante et qu’on me dit en face ce qu’on pense. Cela aussi est merveilleux.

 

Circuliare

Notre mouvement, fondé en juin, a  rencontré immédiatement un vif succés, voyant figurer parmi ses membres fondateurs des dirigeants des principales associations astrologiques ( ..) Notre mouvement veut réussir ce que d’autres ont essayé vainement d’obtenir depuis 30 ans. D’abord d’être un courant puissant par le nombre de ses adhérents, de croitre irrésistiblement d’année en année, remportant successivement de nouveaux bastions, en particulier celui de l’université. Le MAU souhaite instaurer   un dialogue constant entre les astrologues en en faisant participer activement le plus grand nombre  à des débats, cours, conférences, en mettant fin à l’émiettement de la vie astrologique, dû à un certain dégout/

 

 

 

« Cette association a  pour but d’encourager la publication et l’étude des textes astrologiques appartenant au patrimoine littéraire francophone et de promouvoir l’intérêt des milieux académiques pour cet enseignement encore très peu institutionnalisé.

 

 

Note à l’adresse des responsables de l’enseignement du MAU  7 0ctobre 75 ?

Ceci concerne l’ensemble des personnes qui ont accepté la charge de prendre la parole au cours de nos réunions ou de diriger des débats.

La richesse incomparable de notre personnel enseignant  si on le compare avec c  celui d’autres écoles ne doit pas constituer un fardeau, un handicap. Entendons par là que le risque est concevable de déboucher sur une certaine incohèrence des cours successifs, ce qui se ferait aux dépens de la formation générale de ceux qui se sont confiés à nous et ont payé de surcroit.

Dès lors,si  une certaine discipline, un certain cadre ne  sont pas respectés, si chacun n’en fait qu’à sa tête, est imbu de sa personne, les résultats négatifs ne tarderont pas à se manifester.

Le contact avec le public, la prise de conscience de ses desiderata constituent un pole vital de notre activité. Chaque fois qu’un étudiant ne revient pas, c’est la marque d’un échec pédagogique et d’une autre façon financier. Or, si notre association perd de l’argent ou manque d’en gagner, elle perd par là même les moyens de s’imposer, de se faire mieux connaitre par la publicuté, par des publications plus volumineuses et risque au bout du compte de fonctionner à vide

C’est pourquoi la faute la plus grave que l’on puisse formuler à l’encontre d’un membre du personnel enseignant titulaire ou « invité » est de saboter la ligne générale des cours au profit de sa fantaisie ou de son ambition personnelle.

Concilier diversité et homogénéité, c’est la difficile gageure qu’il nous faut tous accomplir

 

 

L’article du POINT   15 septembre 75 ??

Ci-dessous la réplique de 1975 dont les signataires présents furent : Gustave-Lambert Brahy, Alexandre Ruperti, Victor Bouvies, georges Dupeyron,  Frençois Richez,  Robert Changeux,  Pierre Heckel, Jean Bromennac, Guy-Philippe Renoult,  Chandrasekhar Thakkur,  Maurice Froger,  Eliane Lecuve-Bénady, Herman de Vos, Eric  Weil,  Jacques Halbronn

D’autres signatures se sont ajoutées :  Daniel Verney,  F. Olivier,  Paul Provost, Claire Santagostini, Marie-Pierre Pierry,  Xavier Delebarre, Serena Foglia,  Federico Capone, J. Dorsan, Raymond Lenoir,  Jean Hiéroz, Henri Latou,   Christian Meier Parm, Thierry Turcey, André Boudineau,

 

« 186 savants ont publié récemment un manifeste dans lequel ils déclarent que l’Astrologie est une pure superstition. Il est navrant que chaque fois que l’Astrologie est mise en cause, la parole est donnée  à des personnes avec ou sans prix Nobel dans leur spécialité, qui ne sont pas qualifiées pour orienter le public sur ce sujet.

Au nom de qui ou de quoi des personnes de formation scientifique s’arrogent-elles le droit de décider de ce qui est vrai ou faux dans des domaines où la technique et un esprit rationalistes sont insuffisantes et par conséquent inaptes à saisir complétement ce que la vie et l’univers offrent à leur entendement ? Nous sommes quelque peu inquiets face à l’empressement des hommes de formation scientifique à croire qu’ils possèdent une faculté spéciale  leur permettant de discerner la vérité de leurs propre conjectures de l’erreur de celle des autres.

Quel est le dernier grief lancé contre l’Astrologie ? Elle est « irrationnelle ». Il  faut se rendre à l’évidence que les 18 hommes de science- la plupart américains- tout comme les autres critiques relevant de la mentalité scientifique collective de notre époque n’ont jamais accepté la véracité de l’enseignement de la psychologie des profondeurs, surtout au sein de l’œuvre de Jung, de Moreno, de  Goldstein, de Marlow, de Rogers, d’Allport,  d’Assagioli, de Frankl, et de Sutich, qui attribue à l’homme quatre  fonctions de base : Intuition, Sensation, Sentiment et Raison – toutes d’égale importance, toutes valables pour appréhender la réalité et dont deux d’entre elles s’avèrent irrationnelles.

L’homme a trop tendance à référer le mot « Vérité » uniquement à quelque doctrine faisant partie de cultures ou religions particulières et exclusives de sorte que la lutte entre  toutes ces « vérités » a été et est encore dévastatrice dans l’esprit de bien des gens. Au fond, les vérités scientifiques n’ont une valeur qu’au niveau du développement  nécessaire de la pensée analytique, centrée sur les faits objectifs. Mais, de même que les croyances de l’homme archaïque nous semblent aujourd’hui n’être que le fruit d’un sentiment  irréel, illusoire, d’une participation mystique à l’univers, celles empiriques de la science moderne  paraitront vraisemblablement n’être que des mirages, des  trompe l’œil pour les  générations  futures.

L’Astrologie se porterait beaucoup mieux si l’on parvenait à la débarrasser de toutes les superstitions et fausses appréciations qui l’encombrent encore. S’il était possible de réglementer l’étude de l’Astrologie, on pourrait faire disparaitre tous les faux astrologues, ignorants et vénaux qui présentent le sujet sous un faux jour.

Pour ne parler que des astrologues de langue française, il n’existe aucun refus de dialogue avec les milieux scientifiques. Bien au contraire, un nombre important de chercheurs consciencieux s’efforce  de mettre en évidence le « fait astrologique » en plaçant au premier rang les parties les mieux assurées de la discipline astrologique Ce sont ces travaux-là) que  nos adversaires devraient explorer, sans indulgence mais aussi sans parti- pris

Journées  Internationales Astrologiques de Paris, 20 Décembre 75

 

 

 

 

 

 

Les équipes du MAU

L’étude des numéros de Conjonction et de Grande Cononction  (1975-1978) nous fournit la liste des personnes qui  ont accompagné la naissance du MAU.

On note ainsi dans le n° 1 de Grande Conjonction (p.2) les noms suivants  sous le tirre l’Equipe du MAU : Président  J. Halbronn,  Vice-Présiden   Dominique Devie et Georges Dupeyron.  (Catherine Aubier aura été  vice-présidente, fin 1975). La trésorière : Jacqueline Belluc, la secrétaire générale, Evelyne Régeard ( proche du CEFA). Les administrateurs sont  P. Heckel, Arthur Le Bau,  André Delalande, Catherine Aubier, Elisabeth Teissier,  Hector  Leuck, Micheline FLak.

Membres  étranggers :  Les Présidents honoraires :  G-L. Brahy, Adolfo Lopez, Chandrasekhar Thakkur. Les membres  honoraires : A. Ruperti, ; Christian Meier Parm, Eric Weil, Lisa Morpurgo,  Julienne Sturm (Mullette), Baldur Ebertin, Charles Harvey

On a aussi une liste de « délégués » : Jean-Paul Rapp, Luc Boudal, Mayté Guillet, Olivier Peyrebrune, Brigitte Féliers, Pierre Julien, Guy Mayeres, Marielle Clavel, Jean-Marc  Laforge,  Solim, Michel Choc, Chantal Fillion, Lisette Lecat, Françoise Colin, André Fishlenski, Huguette Bourgeay.

 

 

LA FACULTE LIBRE D’ASTROLOGIE  DE PARIS

Le CIA  avait été marqué par  des conflits liés à ses structures d’enseignement, autour notamment de deux de ses  professeurs,  Jacques Berthon et Jean-Pierre Nicola .  Jusque là le CEFA était parvenu à faire cohabiter des enseignants de sensiblité s diverses mais le CEFA allait peu à peu devenir la chose de Nicola et perdre son éclectisme.

Le MAU  avait prévu de se consacrer à l’enseignement, d’où d’ailleurs son titre « universitaire » et ce n’est que progressivement que les congrès allaient  y jouer un rôle décisif.  D’où la création d’une instance qui finira par s’intituler Faculté Libre d’Astrologie de Paris.

Mais le statut de cette FLAP au sein du MAU  correspondra à un véritable clivage entre une astrologie de praticiens, d’enseignants transmettant un savoir à des éléves désireux avant tout de mieux se connaître  et  une astrologie de chercheurs dont le fer de lance était les congrès. On pourrait ainsi parler d’un volet Féminin et d’un volet Masculin. Je parvins à maintenir un certain équilibre  pendant une vingtaine d’années entre ces deux pôles,  le volet enseignement permettant notamment de couvrir les frais de fonctionnement, à commencer par les locaux de la rue de la Providence à partir de la rentrée 1979-1980. D’ailleurs, au cours de l’année 76-77, l’enseignement fut assuré par trois femmes, dont les initiales formaient ABC :  Catherine Aubier,  Jacqueline Bony-Belluc et Marielle Clavel comme le montre une publicité pour la FLAP dans un périodique spécialisé , photos à l’appui des enseignantes. A ce trio allait se joindre le jeune  Olivier Peyrebrune. L’ouverture du Centre Providence allait modifier cet état de choses et la FLAP  deviendrait une sorte d’école normale visant plus à former des enseignants que des éléves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

09/ 12/ 75

Chère Catherine (Aubier)

Je te remercie chaleureusement d’avoir accepté la fonction de Vice-Présidente du MAU. Etre VP, c’’est pouvoir remplacer le Président dans un certain nombre de circonstances et je crois qu’aussi  bien ta connaissance du milieu astrologique (GERAS, Barbault,  Perret-Lagrange etc) que tes futures publications astrologiques aussi bien que ton esprit d’initiative –(..)que ta diplomatie er ton dévouement à la cause astrologiquee   (…) autant d’atouts objectifs – en sus de ma confiance personnelle- te désignant presque mathématiquement pour occuper ce poste.

De la sorte, je pourrai partir, le cœur léger, en Israel, sachant que tu sauras faire fonctionner – même si tu ne peux te déplacer toujours- cet appareil déjà imposant qu’est l’équipe du MAU. (..) Il n’est pas impossible d’ailleurs qu’à mon retour d’Israel, je te passe la présidence du MAU me contentant d’en avoir été le fondateur et désirant améliorer et préciser l’enseignement du MAU selon une doctrine plus précise. Mais ceci est une autre histoire.

 

Les projets de fédération et d’union

Le MAU a montré  dans les 20 premières années de son existence q u’il avait vocation à créer des liens entre les associations astrologiques, tant au niveau national qu’au niveau francophone mais aussi plus largement au niveau européen et plus encore.

Dès la fin de 975, j’envisageais,  à la suite de mon voyge à Nice- pour rencontrer Volguine- de susciter une Union Méditerranéenne d’Astrologie.

Par ailleurs,  en 74, j’avais favorisé un rapprochement entre le GERAS (fondé par Patrice Louaisel) dont je faisais partie, en qualité de « délégué international » (cf la revue Astrolabe) et le CEFA de Nicola, ce qui conduirait à une « confédération »  dont la création fut annoncée au début du congrès de septembre 74 et qui devait inclure l’AIA, l’Académie Internationale d’Astrologi », soit un ensemble  voué à faire pendant au  CIA.

 

Mais ces relations allaient  en quelque sorte dégénérer, tant avec le GERAS qu’avec le CIA et il faut donc parler d’une trève pour qualifier l’année 75.

Dans une lettre non datée mais  à situer  au printemps 1976, Patrice Louaisel  m’écrivait d’Oyonnax  qu’il y avait une alternative entre une rupture et une coopération, lui-même  venant d’organiser un congrès dans la région Rhône Alpes, peu de temps donc après notre congrès de décembre. Louaisel souhaite que le MAU se cantonne à Paris alors même qu’il a mis sur pied tout un programme de conférences sur  Paris avec le CEFA.   C’était de bonne guerre. Par la suite le MAU  ne se privera pas d’organiser des congrès un peu partout en France et refusera une division Paris-province ou une localisation liée à une seule et unique région.

 

Le 17 juin 1976, Dominique Devie répondait à Patrice Louaisel en vue de l’organisation d’un congrès à Reims.  Il est un fait que Louaisel   avait ainsi tenté d’agrandir son « empire » avec  cette ville où vivait  Devie, lequel parle d’une « course à l’implantation ». et de préciser « lorsque j’ai accepté de collaborer au GERASH, je n’nvisageais pas de servir d’affiche. (..) Je constate que si le GERASH et le MAU ont en propre de ne pas être sclérosés, d’être jeunes (..) la façon un peu rapide avec laquelle vous voulez me récupérer risque de se transformer en une politique concurrentielle car vous oubliez que j’ai été avanty tout et le reste un membre du MAU. (..) Je souhaiterais que chacun respecte la zone d’influence de chaque associaton. Vous me semblez prédispoés à jouer un rôle dans la région Rhône Alpes,(..) vous avez une influence sur la région bordelaise/. Je pense que le MAU doit conserver  ses rapports priviléiés avec la côte d’Azur, Paris et le Nord. Cela me paraît être la solution idéale puisqu’il est difficile d’admettre qu’une associaton s’effacera au profit de l’autre. (..) Je préfére dnc renoncer à toute fonction officielle au sein du GERASH. »

Il est vrai que cette concurrence était bien réelle et que le MAU se construisit en partie du fait de ralliements de membres du GERASH. Quant à la région bordelaise, le MAU fera de Georges Dupeyron un vice président du MAU et associera les Cahiers du CRASSO ( Centre Régional d’Astrologie Scientifique du Sud Ouest) à la revue Grande Conjonction. Quant à Catherine Aubier, à la fin de 1975, elle avait accepté la vice-présidence du MAU, alors qu’elle faisait partie du  bureau du GERASH.  On sait en politique que certaines alliances visent à terme à marginaliser un des partenaires.

 

 

 

 

 

L’organisation interne du MAU en 1975-76

Quand on relit les numéros de Conjonction, organe du MAU, on a une image assez stupéfiante des facultés d’accueil mises en place pour conférer à  chacun une place significative. On ne peut, selon moi, expliquer, un tel phénoméne qu’au moyen d’une théorie cyclique selon laquelle il est des moments privilégiés de deux types, l’un qui génére des chefs qui sont omniprésents  et l’autre où c’est au contraire la « base », qui  s’organise et se mobiise d’elle-même, chacun ayant à cœur de participer au « mouvement ».  Un tel état d’esprit ne dure pas éternellement  – le soufflé retombe- mais il  y a bien de tels moments d’exaltation., comme l’illustre le récent film  « A vif » qui montre que tout d’un coup c’est toute une équipe qui s’anime et qui n’a plus besoin d’un animateur, lequel est en quelque sorte invité à se retirer.

 

 

C’est ainsi que dans le numéro de novembre 1975, nous lisons à la rubrique « les 4 organismes du Mercredi », la présentation suivante :

L’OCA Directeur Yves Lenoble

L’organisme de consultation astrologique a tenu sa première réunion de travail le mercredi 22 octobre, chez Catherine Aubier.

L’ORA. Directeur Jean-Pierre Renimel

« L’idée d’un Organisme de Recherche Astrologique  a vu le jour au sein du MAU.

L’ O. B.A. Directeur : Olivier Peyrebrune.

Il s’agit de la  Bibliothèque Astrologique

L’OFA, Directeur Henri Fortin

L’Organisme de Formation Astrologique, placé sous la direction d’Henri Fortin, par ailleurs vice-président de la Société Astrologique de France.

Et l’on trouve ensuite  le Manifeste de la nouvelle rédactrice en chef, Mayté Guillet qui fournit un témoignage de la dynamique de recrutement du MAU.

‘Lorsque j’ai connu l’existence du MAU, j’ai été aussitôt attirée par une impression à la fois de structure et d’ouverture à toutes les théories, idées et personnalités. Son appellation elle-même, me semblait correspondre à ce que j’attends d’un tel groupe : qu’il soit « mouvement » donc communication, rencontre, qu’il se situe au-delà de la sclérose des chapelles et qu’il exige l’élan, l’échange, la transformation, qu’il soit « universitaire » en apportant sans a priori ni sectarisme une culture générale permettant à l’ »étudiant » d’acquérir uen vision large, neuve  et personnelle à partir de connaissances  précises et diverses. Et que bien sûr,  il soit « astrologique » dans le sens le plus vaste du terme, c’est-à-dire que non seulement il donne accés à un maximum de formes de pensées astrologiques dans le temps et dans l’espace mais qu’il accueille aussi toutes les disciplines, recherches et réflexions intégrant l’homme au cosmos ou l’aidant  à  s’y intégrer

 

 

 

 

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LA  SOCIETE  ASTROLOGIQUE DE France (SAF)

Dans la guerre qui s’amplifia avec le CIA,  le MAU allait  frapper fort en  créant une nouvelle association, la SAF, Société Astrologique de France. Car ce nom n’était autre que le nouvel intitulé du CIA , lequel dut changer en SFA (Société Française d’Astrologie). Comment cela fut-il possible ? Tout simplement parce que le président Colombet avait omis d’effectuer les formalités à la Préfecture et au Journal Officiel. Ce nom était prestigieux  puisqu’il était celui d’une association  qui avait existé dans l’entre deux guerres, organisant notamment le congrès de Paris de 1937.  Bien plus, je découvris ensuite qu’une SAF avait été fondée dès 1909, ce qui  en faisait la plus ancienne association astrologique francophone, antérieure à celle créée à Bruxelles par Brahy, dans les années 20. Dans les années 90,  je republiai le Bulletin de la SAF, en reprenant la maquette utilisée par la SAF avant la seconde guerre mondiale.

 

 

Le groupe MAU-SAF

LA SAF concernera donc grosso modo les astrologues étrangers et de province, tandis que le MAU sera centré sur Paris et sa banlieue.  JH préside le groupe MAU-SAF mais il est secondé par une équipe compétente, Jacqueline Bony-Belluc vice-présidente,  Dominique Debie, Vice président de la SAF (…) et le conseil d’administration du MAU :Hector Leuck, Olivier Peyrebrunen Francis Buch,  Luc Boudal, Philippe Flament, Raine Schonbuch, André Minost, Catherine Aubier, Françoise Colin. (..) Désormais,  afin de faciliter  la tache de nos membres,  nous tiendrons chaque année un congrès le deuxiéme week end de septembre  et le deuxiéme week  and de mai »

Une mesure d’assainissement  par Jacques Halbronnn

 

« Il y a plus de deux ans,  au printemps 74, le CIA était à la recherche d’un nouveau nom. Dans le n°7 de la revue Trigone paraissait le titre d’Union Astrologique de France. Mais après de multiples discussiosn on lui préféra, selon mes conseils, celui de Société Astrologique de France. Mes relations avec le CIA se détériorèrent le jour où, sous le prétexte que je venais de fondre le MAU onme démit de mon poste de  Rédacteur en chef que j’avais exprésséemnt demandé  de conserver. Je devais , depuis lors, m’apercevoir de ce qu’il y avait d’imprudent à avoir conféré un titre aussi historiquement prestigieux que celui de société Astrologique de France à une association qu, au grand dam du renom de l’astrologie française à l’étranger, allait s’acharner à boycotter les activités du MAU en  refusant  systématiquement de participer à nos colloques internationaux, faisant même, m’a-t-on rapporté- presson non seulement sur ses membres mais même sur des conférencies invités à nos Congrès. (…) C’est pourquoi je considére que ce titre de SAF doit être repris pour être assumé à meilleur escient.

 

 

Appel pour une union méditerranéenne d’astrologie (fin 1975)

A la suite de mon séjour sur la Côté d’Azur, au cours duquel, j’ai rencontré une  trentaine de personnes directement liées à l’astrologie, il m’est apparu que sur un espace de quelques km vivaient des individus, souvent isolés les uns des autres et s’ignorant. Cela est fort dommage car la qualité de nombre de mes interlocuteurs m’a frappé et n’a rien à envier à la potentialité parisienne actuelle.

C’est pourquoi je me permets de vous adresser une liste de nom (adresses, téléphone) qui, je l’espère permettra à plus ou moins long  terme de tisser des liens, de favoriser la qualité et la diversité des réunions, bref de mettre sur pied une communauté astrologique consciente de sa force.

C’est ce simple réseau – dont il n’est pas question pour l’instant d’envisager une structuration avant qu’une période embryonnaire ne se soit achevée – que l’on pourrait appeler « Union  Méditerranéenne d’astrologie »

En espérant pouvoir multiplier mes séjours dans une région si accueillante et si prometteuse pour l’essor de l’astrologie,  je tiens à  signaler que cette UMA doit bénéficier d’une autonomie complète »

 

En octobre 75,  Volguine demanda à me rencontrer et je fis donc le voyage à Nice.  Il me proposa de prendre la direction de ses Cahiers Astrologiques. Mais l’année suivante, il décédait et  l’affaire avait été rachetée par Paul Rogel.

 

25 10 75

Al Morrison  CAO Times

Congratulations on becoming  editor of Les Cahiers Astrologiques. It is indeed an honor to be invited to membership in MAU. Thank you./

 

 

 

 

 

LE  CONGRES  DE DECEMBRE  75

A la suite de la réussite du congrès de septembre 74,  je fus incité à transformer l’essai et  cette fois au sein de ma nouvelle association, le MAU. Il y eut un afflux de participants assez  réputés  qui notamment se réunirent pour répondre au Manifeste des 186. Ce texte circula ensuite et fut contresigné par des astrologues n’ayant pas participé au dit Congrès. Il faut donc voir là un diptyque assez remarquable  qui marqua le début de l’ascension du MAU sous la houlette de son jeune président entouré de « sages » nettement plus âgés.

Je retrouve une lettre en date du 09. 01. 76, envoyée d’Israel, ce qui montre que je continuais à  diriger l’association à distance. J’y dressais le bilan du congrès de décembre, tenu quelques jours plus tôt :  Une fête pour l’astrologie. Le projet du MAU en organisant les deuxiémes Journées Internationales Astrologiques de Paris avait d’abord été de réconcilier les astrologues  français avec l’idée de congrès. Celui de 1974 avait été trop ambitieu, trop long, ponctué de communications qui n’en finissaient pas et de traductions qui rompaient l’attention.

 

 

 

08. 11. 75  CEBESIA  Brahy

Mon cher ami

C’est très amiable de votre part de m’inviter à votre Congrès de décembre : j’accepte  volontiers pour autant que ma santé ou celle de ma femmeè – qui a été un moment à la mort- me le permettre. Mais je pense que tout se dessine bien de ce côté. Je suppose que vous avez écrit à Antarés pour l’inviter officiellement. ; je le verrai en tout cas ces jours ci.

Racaud sur le Colloque de décembre 75

Oui, ce Congrès m’a plu

Club des Amis de l’Astrologie Rationnelle et des Sciences Humaines.

 

21 12 75 Lettre de Renoult

Le Congrès de Paris

Peu de monde : c’est ce que je craignais mais beaucoup de gens de qualité. Il est dommage que cette élite n’ait pas provoqué la venue de plus d’amateurs. Mais dans l’ensemble, ce congrès est assez exceptionnel  bien qu’il ne débouche pas sur grand-chose.

 

 

Réponse au Manifeste des 186   contresigné Daniel Verney

Ci-dessous la réplique de 1975 dont les signataires présents furent : Gustave-Lambert Brahy, Alexandre Ruperti, Victor Bouvies, georges Dupeyron,  Frençois Richez,  Robert Changeux,  Pierre Heckel, Jean Bromennac, Guy-Philippe Renoult,  Chandrasekhar Thakkur,  Maurice Froger,  Eliane Lecuve-Bénady, Herman de Vos, Eric  Weil,  Jacques Halbronn

D’autres signatures se sont ajoutées :  Daniel Verney,  F. Olivier,  Paul Provost, Claire Santagostini, Marie-Pierre Pierry,  Xavier Delebarre, Serena Foglia,  Federico Capone, J. Dorsan, Raymond Lenoir,  Jean Hiéroz, Henri Latou,   Christian Meier Parm, Thierry Turcey, André Boudineau,

 

« 186 savants ont publié récemment un manifeste dans lequel ils déclarent que l’Astrologie est une pure superstition. Il est navrant que chaque fois que l’Astrologie est mise en cause, la parole est donnée  à des personnes avec ou sans prix Nobel dans leur spécialité, qui ne sont pas qualifiées pour orienter le public sur ce sujet.

Au nom de qui ou de quoi des personnes de formation scientifique s’arrogent-elles le droit de décider de ce qui est vrai ou faux dans des domaines où la technique et un esprit rationalistes sont insuffisantes et par conséquent inaptes à saisir complétement ce que la vie et l’univers offrent à leur entendement ? Nous sommes quelque peu inquiets face à l’empressement des hommes de formation scientifique à croire qu’ils possèdent une faculté spéciale  leur permettant de discerner la vérité de leurs propre conjectures de l’erreur de celle des autres.

Quel est le dernier grief lancé contre l’Astrologie ? Elle est « irrationnelle ». Il  faut se rendre à l’évidence que les 18 hommes de science- la plupart américains- tout comme les autres critiques relevant de la mentalité scientifique collective de notre époque n’ont jamais accepté la véracité de l’enseignement de la psychologie des profondeurs, surtout au sein de l’œuvre de Jung, de Moreno, de  Goldstein, de Marlow, de Rogers, d’Allport,  d’Assagioli, de Frankl, et de Sutich, qui attribue à l’homme quatre  fonctions de base : Intuition, Sensation, Sentiment et Raison – toutes d’égale importance, toutes valables pour appréhender la réalité et dont deux d’entre elles s’avèrent irrationnelles.

L’homme a trop tendance à référer le mot « Vérité » uniquement à quelque doctrine faisant partie de cultures ou religions particulières et exclusives de sorte que la lutte entre  toutes ces « vérités » a été et est encore dévastatrice dans l’esprit de bien des gens. Au fond, les vérités scientifiques n’ont une valeur qu’au niveau du développement  nécessaire de la pensée analytique, centrée sur les faits objectifs. Mais, de même que les croyances de l’homme archaïque nous semblent aujourd’hui n’être que le fruit d’un sentiment  irréel, illusoire, d’une participation mystique à l’univers, celles empiriques de la science moderne  paraitront vraisemblablement n’être que des mirages, des  trompe l’œil pour les  générations  futures.

L’Astrologie se porterait beaucoup mieux si l’on parvenait à la débarrasser de toutes les superstitions et fausses appréciations qui l’encombrent encore. S’il était possible de réglementer l’étude de l’Astrologie, on pourrait faire disparaitre tous les faux astrologues, ignorants et vénaux qui présentent le sujet sous un faux jour.

Pour ne parler que des astrologues de langue française, il n’existe aucun refus de dialogue avec les milieux scientifiques. Bien au contraire, un nombre important de chercheurs consciencieux s’efforce  de mettre en évidence le « fait astrologique » en plaçant au premier rang les parties les mieux assurées de la discipline astrologique Ce sont ces travaux-là) que  nos adversaires devraient explorer, sans indulgence mais aussi sans parti- pris

Journées  Internationales Astrologiques de Paris, 20 Décembre 75

 

 

18. 12 75

Liste des points à améliorer pour l’organisation d’un congrès futur

-compter davantage sur les autres associations parisiennes  et sur les orateurs parisiens plus familiers du puilic

-prévenir plus tôt les astrologues parisiens qui ne sont pas nécessairement libres au moment du congrès

-prévenir plus tôt les journaux spécialisés mensuels

-faire le congrès peu de temps après la parution d’un certain nombre de revues trimestrielles qui auront pu annoncer le Congrès

-mieux concevoir les prospectus du congrès avec une meilleure indication de la date et du lieu

-envoyer les convocations de façon plus libre, en essayant d’obtenir un maximum d’adresses et d’offres de communications car j’ai plus ou moins choisi seul les conférenciers.

 

Liste des risques pris et dont on peut craindre qu’ils aménent des difficultés :

-avoir tout organisé tout seul sans aucune aid »

-payer l’hotel des gens

-organiser des séminaires simultanés

-ne pas avoir prévu de communication (pour moi=

-prévoir des débats, de courtes communications et non simplement des conférences

Ne pas avoir cherché des contacts personnels avec les mass  media

Compter sur les loisirs des gens pendant le week end même si on les contact et surtout si on les contacte au dernier moment, dans une ville comme Paris

Avoir un secrétariat encore mal rodé et pas toujours à la hauteur de ses reponsabilités

-loger  tout le monde dans un même endroit  pour les conférenciers (logement, salle, nourriture)

-avoir entamé une polémique (Colombet)

Faire des programmes sur une seule feuille, facilement envoyée  au lieu d’attendre que les gens paient pour recevoir le programme

-prévoir des consultations lors du congrès.

 

 

 

Appréciations sur le congrès de la rue Cabanis  FIAP

21. 12.  75  Lettre de  Renoult  (Moutiers au Perche)

Ce congrès m’a apportée plusieurs éléments positifs  Il en est certainement de même pour un bon nombre de participants et vous pouvez dire que votre affaire fut réussie même si  vous n’avez pas obten

 

 

 

)

 

23  juin  76

Claire  Santagostini :

Bien sûr j’accepte de continuer de faire partie de votre équipe pédagogique. Votre conception d’une  année genre « propédeutique »   me plait parce qu’elle témoigne d’une grande ouverture. Nous avons  tellement besoin de celle-ci.

Fin 75-début 76

Claire  Santagostini :

« Tout d’abord, je vous félicite d’avoir si bien organisé et mené le Congrès de la rue Cabanis. Je pense que vous avez tout lieu d’en être content. La première chose à faire après l’étouffement dans lequel nous avons astrologiquement vécu  à Paris depuis trente années, c’était d’élargir les horizons, d’établir les contacts, de permettre les échanges. Vous l’avez fait . Bravo. (..) «

« Voici donc les premières réactions qui nous parviennent : il s’agit là de critique positive et il est bon que je ne sois plus seul à penser aux congrès : il  faut que toute notre communauté y trouve un instrument de progression et s’acharne à faire de chaque rencontre- qu’elle soit ou non organisée  par le MAU  un moment important. C’est en cela que le Congrès de Décembre 75 fut satisfaisant même si, à mes propres yeux, l a route est encore longue pour que les astrologues se comportent tout à fait dignement et de façon responsable »(..) Un prochain essai sera tenté à la fin de février le 29 exactement- qui rend 76 bissextile- (…) la discussion sera alimentée par la sortie de mes « Clefs pour l’Astrologie » à la mi-février.

 

O9. 01. 76  depuis Israél

Une fête pour l’astrologie

 

Le projet du MAU en organisant ces IIe JIAPs avait été d’abord de réconcilier les astrologues français avec l’idé de congrès . Celui de 1974 avait été trop ambitieux, trop long, ponctué de communications  qui n’en finissaient pas et de traductions qui rompaient l’attention.

L’atmosphère y fut particulièrement détendue, chacun y parla pourvu qu’il sache « prendre » la parole :  on fut content de voir la force des astrologues, de sentir que chacun n’était pas seul et d’aucuns, farouchement indépendants, commencèrent à ce moment là à éprouver un certain sentiment de solidarité avec leurs confrères.

On y parla donc français et ce fut un soulagement pour plus d’un  orateur qui,  jusque là, pour trouver une audience digne de lui devait s’échiner à parler anglais ou allemand. Guy Leclercq, un chercheur belge, particulièrement apprécié, était sur le point d’écrire une brochure sur Gauqueli en anglais quand il apprit l’existence du congrès. Il se décida alors à la rédiger dans sa langue maternelle.

(. ..) Ce congrès n’a pas fait de miracles : les grands problémes restent posés et la route est encore longue pour que ce genre de congrès modifie sensiblement la pensée astrologique. Cependant, un texte a été rédigé en réponse au Manifeste des 186 et cela présente un tout autre intérêt que des textes rédigés par un seul astrologue. Nos adversaires pourraient relever ce point et signaler le manque de cohérence du monde astrologique. (…) Tout le monde est reparti content, tout en formulabt  parfois  des critiques  sensées sur les conditions permettant d’obtenir un meilleur résultat. Nous en tiendrons compte pour les prochaines jourénes  et espérons qu’on ne constatera pas certaines absences choquantes d’astrologues parisiennes qui ont préfér bouder le congrès sous prétexte qu’il n’avait pas été organisé par leur propre association. Cela aussi doit changerr.

Les  participants venaient d’un grand nombre de pays et de villes de France et une énumération suffira à montrer la réussite du congrès :    (…) Les retombées de ce congrès n’ont pas fini  d’êtr recensées.

 

 

Dominique Devie

Compte-rendu du Congrès du Mouvement Astrologique Universitaire de Mai 1977 in  Astral n°307, juillet 1977 p. 31

 

« Certes, la gestin de l’intrépide Jacques Halbronn est contestée dans le milieu  astrologique, c’est un fait mais il faudrait être de  mauvaise foi pour nier l’intérêt de ces «  Journées » de rencontres qui permettent des confrontations  utiles entre divers systémes de pensée astrologiques. Paradoxalement, le repproche que l’on pourrait faire à ces « Journées astrologiques »  c’est celui de l’abondance des matières, abondance qui rend difficile l’approfondissement des communications soumises à la méditation des participants. Un net progrès dans  le sens de l’organisation  et de la discipline se sentait au travers de cette 4e session qui prouve que la formule se ‘rôde »

 

D’étranges répétitions

Il n’est nullement dans notre intention ici  de refaire l’historique du MAU sur 40 ans. Mais  certaines répétitions sont amusantes. C’est ainsi que je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans de situations assez comparables. En 1973, je deviens – en raison d’une crise de cette association – Vice-président du CIA et six mois plus tard  Jacques Berthon en démissionnant me convoque en banlieue parisienne  pour que je prenne livraison de tous les documents qu’il avait en charge en sa qualité de Secrétaire Général : fichier des membres,  registre des délibérations etc.

Or, en 1986,  13  ans plus tard, je deviendrai , à l’occasion d’une crise de cette association Vice Président du GERASH et  quelques semaines plus tard,  au mois de juin,  le nouveau Président Patrice Louaisel, démissionnaire, me fait venir en banlieue, pour  me confier toutes sortes de documents internes du GERASH.

Ainsi, me suis-je trouvé à deux reprises, dépositaire des archives de deux grandes associations françaises lesquelles toutes deux  continuèrent leur carrière sous d’autres sigles, la première en changeant de nom, la seconde en  décidant de sa dissolution et en transmettant ses biens à une nouvelle association créée en 1986, le CEDRA. Le MAU ne connut pas, quant à lui,  ce type de crise interne, du fait de son mode propre  de gouvernance.

Autre analogie  frappante,  celle qui rapproche le congrès de 1975 de celui de novembre 2004, à 29 ans d’intervalle.  On trouve le même engouement, la même envie des uns et des autres de participer et donc ceux qui ont assité  aux rencontres de 2004 peuvent se faire une assez bonne idée de l’atmosphère qui prévalut en 1975.

 

Les destinées de Grande Conjonction, de la revue à la maison d’édition

Grande Conjonction n°1

Vocation de notre revue par JHB

« Nous voudrions faire de Grande Conjonctioon    la revue de la prévision astrologique. Une revue qui concentrerait    tous les pronostics que voudraientbien lui envoyer ses lecteurs, les publierait et les jugerait avec  objectivité , le moment venu/ Une revue qui dénoncerait les abus des pronostiqueurs, leurs erreurs, leurs trucs, leurs impostures passées et présentes. C’est pourquoi nous publierons les mises en question de tel ou tel astrologue. Grande Conjonction sera une « banque » du pronostic et s’efforcera de mettre fin aux abus dépouillant de près les autres revues , ne laissant pas déblatèrer  impunément. De la sorte, le lecteur ou le chercheur qui désirera faire le point sur les aptitudes de l’astrologie à prévoir, nous publierons aussi les prévisions erronées ou réussies du Moyen Age et de l’Antiquité,  les méthodes prévisionnelles avec leurs avantages et leurs inconvénients- deviendra fidéle à Grande Conjonction. Pourquoi limiter Grande Conjonction à ce secteur ? Parce que nous sommes las des insipiedes études psychologiques de thèmes de naissance qui  endorment avec de belles histoires, parce que la tendance actuelle, dans l’intelligentsia des astrologues, est de considérer la prévision comme un parent pauvre. (..) Par ailleurs,  en sus de Grande Conjonction-Cahiers du Centre, le MAU publiera d’importantes brochures d’une centaine de pages chacune, sur les communicatiions  effectuées au cours de ses Colloque

La rencontre avec « Gabriel »  (alias Joel Dronsart)  et de son manuscrit  consacré aux heures dans le monde  en 1979  allait détermier ma vocation d’éditeur. d’ouvrages techniques (dont les Grandes Ephémérides 1500-1899) et dont les Problémes de l’heure de Françoise Gauquelin. Cette activité se maintiedra  jusqu’en 1995.

En réalité,  le processus était déjà engage depuis quelque temps: comme il ressort de la lecture  de notre revue Grande Conjonction:

Avril 78  « Une trilogie »

« Sur la piste du Zodiaque » avec ses trois  volules sera d’ailleurs achevé en même temps qu’une autre œuvre collective que j’ai dirigée, il s’agit d’un ouvrage d’environ 250 pages sur l’Ere du Verseau composé avec l’aide de plus de 25 astrologues et édité par Promedit-L’Autre Monde qui organisa avec le MAU le congrès « Clefs de l’ère du Verseau » en septembre dernier »

Vol 1 mars 77

Après avoir compté sur Demain, en 1976,  nous investissons sur GC  grâce à Nouvelle Acropole.

« Grande conjonctiion est certainement la plus belle des revues astrologiques spécialisées(Astrologique a malheureusement disparu et sortait quelque peu de ce cadre. Les photos et les dessins, l’effort de composition en font un ouvrage plaisant qui rompt avec la grisaille des Cahiers astrologiques, de trigone, de l’Astrolabe ou de l’Astrologue. (12 février 77)

NB En 1979 paraitra  Aquarius ou  la Nouvelle Ere du Verseau  (Ed Albatros–Autre Monde)

 

En 1981, je ferai paraitre le « Bottin » astrologique dans le cadre des  Editons de la grande Conjonction, Je note cependant  que le 25.11. 75, Xavier Delebarre, le fils de Pierre,  avait envoyé une circulaire, envoyée à 300 astrologues,  concernant un projet de « brochure qui aura pour objectif de faciliter les communications inter-astrologues par une meilleure connaissance  réciproque d’eux-mêmes. Le concept   de Guide connaitra au sein du MAU  une fortune comparable à celui de Congrès.. C’est ainsi qu’au milieu des années 90, alors que  le MAU a cessé pour quelque temps de tenir des congrès -entre 1996 et 1999-,  il publiera un  Nouveau Guide de la Vie Astrologique qui sera un  événement marquant de la décennie.

 

Les quatre décennies du MAU (1975-2015)

On aura ainsi brossé le contexte d’émergence du MAU. On complétera par une rétrospective des 40 années qui nous séparent de cette création et qui donne toute sa dimension à un tel retour en arrière.

Pour qu’une association  perdure aussi longtemps, il aura fallu en effet  que celle-ci se renouvelle et parvienne  chaque fois à occuper le terrain de façon aussi centrale que possible.

Voyons comment cela s’est produit sur une période d’une quarantaine d’années.

Les années 70 sont celles des Journées Internationales Astrologiques de Paris, à partir de 1974. Elles trouvent un point culminant en 1979 avec la parution d’Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros-autre Monde). Cela donna lieu aussi au lancement de fédérations internationales, en 1978, à Lille  (axe Paris, Madrid,  Wuppertal (Allemagne) et en 1980, à Bruxelles, à l’instigation du MAU. (cf congrès de Luxembourg 1981).  Ajoutons la création de la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris) qui jouera le rôle d’Ecole Normale, formant  des dizaines d’enseignants en astrologie entre 1975 et 1993.

Les années 80 sont marquées notamment par l’activité d’édition, la revue Grande Conjonction donnant son nom aux éditions du même nom. Le fer de lance aura été le Traité de l’Heure dans le Monde de Gabriel (alias Joel Dronsart) que les éditions Dervy n’avaient pas souhaité publier et qui paraitront  dans le cadre des dites Editions de la Grande Conjonction, ce qui conduira à une alliance avec les Ed. Guy Trédaniel (La Maisnie). A partir de 1983, plusieurs ouvrages paraitront ainsi, notamment les Problémes de l’Heure résolus en Astrologie de Françoise Schneider Gauquelin et le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra ou encore le Guide de la Vie Astrologique. Mais cette décennie est aussi celle d’une activité « syndicale », avec le lancement, à Lyon, en 1984 du SNEA (Syndicat National de l’Enseignement Astrologique) qui deviendra la Fédérarion de l’Enseignement Astrologique, présidée par Denise Daprey (cf le Congrès d’Orléans, 1985).

Les années 90 seront  notamment marquées par la parution d’une nouvelle édition du Guide de la Vie Astrologique mais dans une formule tout à fait nouvelle, puisqu’il s’agit là d’un collectif où chaque astrologue rédigea sa propre notice. Il connaitra une édition commerciale en 1997 aux Ed. Olivier Laurens. Il aurait du paraitre aux Editions du Rocher mais   cela ne put se faire finalement.  Notons que ce Guide  fit l’objet en 1995 d’une soutenance de DESS ( Paris VIII, sous la direction d’Yves Lecerf) : le milieu  astrologique, ses structures et ses membres

Cette même décennie permettra au président du MAU de faire paraitre un article sur l’Astrologie dans l’Encyclopedia Universalis et d’organisre une exposition à la Bibliothèque Nationale sur Astrologie et Prophétie. A la fin de la dite décennie,  le même président soutiendra une thèse d’Etat, à Paris X Nanterre « le texte prophétique en France, formation et fortune »

On arrive aux années 2000  qui seront marquées par deux grands congrès, celui de décembre 2000 co-organisées avec le CURA  de Patrice Guinard mais aussi avec l’enregistrement audio  entrepris par le RAO. Bien entendu, ce Colloque fut filmé de bout en bout tout comme l’autre événement en novembre 2004, correspondant aux 30 ans du Congrès de Paris de 1974.

La coopératiion avec le CURA de Guinard aura notamment permis de mettre en ligne le CATAF (Catalogue Alphabétique des textes astrologiques français) de Jacques Halbronn (1999-2000)

Mais cette même décennie aura été celle de Téléprovidence, née d’un accord avec TV Urania de Roger Héquet (ACB) et qui à partir de 2008 connut un succés assez remarquable, d’autant que depuis 1984, le MAU avait accumulé tout un stock de films.  Ajoutons en 2009 la parution sur Internet d’un « Livre Blanc de l’Astrologie »  qui fait suite à la série de guides publiés depuis 1981. En 2007, Jacques Halbronn  soutiendra, en Sorbonne,  une thèse de post-doctorat à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes qui fut en partie filmée.

Nous en arrivons à la décennie 2010 qui n’est pas encore achevée et qui semble avec le Congrès de décembre 2015 ouvrir de nouveaux horizons autour de la fondation d’une Académie d’Astrologie de Paris(AAP)  conférant au mot Colloque sa vraie signification, à savoir  la concertation entre astrologues  autour  d’un renouveau  du savoir  astrologique avant  la question de l’enseignement et de la pratique de l’astrologie qui sont avant tout des enjeux pécuniaires, autour d’une astrologie qui s’est figée.. LEs cinq dernières années auront été marquées par  une collaboration avec Maria Gregorio (banlieue de Londres) et son site « propheties.it » qui accueillera  les Recherches  nostradamologiques de Jacques Halbronn, à la suite de la parution d’un dossier paru dans la Revue Française d’Histoire du Livre, lequel sera suivi de plusieurs autres dossiers dans les années qui suivront, dans la même revue. Par ailleurs,  Halbronn   continuera à couvrit les journées astrologiques de Bordeaux (depuis 2008) et le salon Parapsy, ce qui le fera rencontrer plus de voyants que d’astrologues,  tout comme son intérêt pour la littérature prophétique  l’aura emporté,  durant un temps, sur  celle qui concerne l’astrologie proprement dite, un évolution  qui sera également celle d’un Patrice Guinard dont le site du CURA a fini par se focaliser sur le Corpus Nostradamus.

 

 

 

 

 

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