16 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Sociologie des rapports de force entre la « maisonnée » et le centre

 

Sociologie  des  rapports de force entre la « maisonnée »  et le « centre ».

par  jacques  Halbronn

 

En ces temps où le mot environnement  est récurrent, il  serait bon que l’on constituât une sociologie de ce que nous avons appelé la « maisonnée »,  terme dont la finale en « ée » indique l’idée de contenu, comme la cuillerée pour une cuiller. C’est bien du rapport entre contenant et contenu dont il sera question ici.

On commencera par préciser un certain nombre de fondamentaux un peu vite oubliés, à savoir que tout  ce qui fait partie d’un ensemble n’y a pas nécessairement le même statut,  même si cela se retrouve -selon l’expression populaire -  »dans le même sac » et l’on sait que dans un sac, on peut trouver les objets les plus divers qui n’ont justement en commun que de se trouver au sein d’un même contenant. Ob connait d’autres formules comme « à la même enseigne », c’est à dire sous le même pavillon.

Or, nous savons pertinemment que tout ce qui se place dans un même espace ne devient pas ipso facto semblable, similaire, devant jouir des mêmes droits. Le fait de casser un objet, de blesser un animal ou de porter un coup à une personne n’auront pas la même gravité, au regard de la loi, quelle que soit l’utilité des uns ou des autres.  Il est vrai que la notion de domestique, pour ne pas parler d’esclave  n’est guère familière à la plupart d’entre nous. On a du mal à ne pas considérer a priori que tous les humains n’auraient point droit au même statut. On l’entend cependant encore des étrangers et longtemps, on a admis que les femmes n’avaient pas le droit de vote. Le critère de l’humanité semble désormais l’avoir emporté du moins sur le plan individuel. On note cependant depuis le Brexit, que l’on en reste encore aux « droits » que l’on est prêt  à accorder aux ressortissants d’un Etat devenu étranger à l’Union Européenne et vice versa pour les nouveaux arrivants. Et bien entendu, les enfants en bas âge ne sauraient être dotés des mêmes droits, ne serait ce que celui de voter, avant d’avoir atteint une certaine limite de temps, tout comme les étrangers au vu de la durée de leur séjour dans le pays d’accueil concerné. Quant à l’attentat de Nice, il montre que les machines qui font partie de notre environnement peuvent devenir des armes de destruction même si tel n’avait pas été la raison d’être de leur présence. Et l’on sait le sort que la Science fiction a fait à  la relation hommes-machines.(Matrix,  l’œuvre de Frank Herbert, Philip K. Dick etc)

Prenons le cas du systéme solaire: Est-ce que le soleil fait partie du dit systéme qui porte son nom? Oui et non. Question de définition:  ce qui tourne autour du soleil, du fait de la gravitation, fait ipso facto partie du dit systéme.  Mais quid du soleil lui-même? Ce qui est clair, c’est que le soleil est une étoile, donc dotée d’une certaine vie, ce qui n’est pas le cas de la lune notre satellite et des astres qui tournent autour de la dite étoile. Toutefois, notre planéte Terre n’est-elle pas bien vivante, quant à elle ?  Elle ne survivrait pas en tout cas à la disparition, à la désintégration du Soleil. Nous pensons que l’on peut qualifier de parasitaire tout ce qui tourne autour du soleil.

Maintenant, si nous transposons, au niveau de la maisonnée, nous avons déjà dans d’autres textes, signalé que les personnes qui se font employer par un « employeur » – et qui sont des « employés »- profitent peu ou prou de ses faiblesses pour exister par rapport  à lui. On parle d’abus de faiblesse. Celui qui se propose à vous aider cherche à vous persuader que par vous mêmes, vous ne vous en sortirez pas. En tout état de cause, ll n’a  objectivement aucun intérêt à ce que vous deveniez autonome. Or, toute la question du plein emploi repose sur la création d’une dépendance des employeurs par rapport aux employés même lorsque l’on déclare le contraire.

Ceux qui connaissent nos travaux savent que la question de la place des femmes au sein de la « maisonnée » constitue un thème central pour notre réflexion. Le fait que nous mettions notamment l’accent sur la faculté des femmes à fonctionner selon une certaine cyclicité céleste (d’où la discipline de la sexo-cyclologie que nous avons constituée), tendrait à les rapprocher des « machines » sous la forme de ce que l’on nomme généralement « androïdes » assimilables à  des   »robots »  perfectionnés.tant intérieurement qu’extérieurement.

La grande question est donc de savoir si les femmes se situent d’un côté ou de l’autre de la barrière qui sépare l’homme de sa maisonnée, sans bien entendu contester que  les femmes fassent partie de la dite maisonnée. Mais nous avons précisé plus haut que l’appartenance de l’homme à la maisonnée pouvait faire débat, tout comme celle du soleil par rapport au système solaire. Ne risque-t-on pas de confondre les vessies et les lanternes sans parler de l’ivraie et du bon grain (Evangile)  et il semble bien qu’il faille être vigilant puisque l’on nous met en garde., que l’on fait appel à notre discernement.

On sait que toute tentative de clarifier la situation s’expose à des insultes de type « misogyne », « fasciste », « antisémite »,  « raciste », « xénophobe » et tutii quanti. C’est de bonne guerre! On se défend comme on peut. Rappelons les vieux débats autour de la question « les femmes ont-elles une âme? » et sur les « animaux machines ».

Revenons sur la distinction d’Emmanuel Todd  dans son  dernier livre, « Qui est Charlie? Sociologie d’une crise religieuse » dans lequel il distingue le point de vue « égalitaire  » et le point de vue « inégalitaire ». Dans le premier cas, on ne devrait faire aucune différence entre les gens, entre les groupes, entre les communautés alors que dans le second cas, l’on respecte et tolère un certain nombre de différences en cherchant non point à les nier ou à la réduire mais à les harmoniser ou en tout cas à les faire coexister, tout en admettant des modes de vie dissemblables. Pour notre part, nous pencherions vers le second cas de figure. Il est vrai que ceux qui prônent que nous sommes tous identiques ont tendance à  projeter leurs valeurs sur autrui, ce qui évidemment simplifie les choses.

En vérité, pour en revenir  à un thème qui nous est cher, à savoir celui d’une certaine forme de cécité mentale, nous dirons qu’il y a ceux qui observent le monde tel qu’il est et ceux qui ne le connaissent que par oui dire, qui ne savent que ce qu’on en dit, ce qui passe donc par le langage, ce qui génére des discussions interminables. Or, la réalité existe même si l’on ne parvient pas à la décrire ou à l’expliquer. Mais pour ceux qui voient bel et bien la même chose, il y a des évidences qui s’imposent à la conscience, même quand la Science n’est pas en mesure (encore) de valider les dites observations. Faudra-t-il attendre que la Science retire son « véto » pour que certaines observations soient admises par ceux qui ne sont pas en mesure de les effectuer directement.?

Les spécialistes de la Bourse, actuellement,  abordent une telle question : qu’est ce qui importe: la santé d’une entreprise ou bien sa cote en Bourse? Visiblement, il est plus facile de s’en tenir à des chiffres qu’à se montrer capable d’apprécier ce que vaut objectivement une entreprise, selon un certain nombre de critères plus qualitatifs que quantitatifs. D’où l’importance qu’il y a à sonder les clients des entreprises et non les actionnaires.

On rappellera en conclusion   que le pouvoir  est généralement  délégué à ceux qui n’en ont pas, ce qui peut créer une certaine illusion d’optique. Mais ce pouvoir est de l’ordre de l’avoir et non de l’être. Il peut être retiré séance tenante comme c’est le cas pour un ministre à qui l’on demande sa démission sans que sa vie soit en  jeu. . En revanche, le vrai pouvoir ne disparait qu’avec la vie – et encore. De même, l’on a affaire à toute une population de gens qui n’existent que par les machines qu’ils servent. ôtez leur leurs scanners, leurs ordinateurs, leurs armes et ils ne sont plus rien et c’est pourquoi ils s’affichent avec leurs « outils ». Nous dirons qu’au sein de la maisonnée, se nouent ainsi des alliances contre le pouvoir central et c’est du fait même d’une telle complicité que se dévoile l’appartenance à la dite maisonnée, laquelle n’existe  que du fait de la gravitation centrale. On aura donc compris que le centre sous -tend la maisonnée mais n’en fait pas partie stricto sensu. Il suffit donc d’observer le jeu des alliances pour savoir de quel côté de la barrière ( plus ou moins transparente) on se trouve.

 

 

 

 

 

 

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JHB

16 07 16

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