19 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Le syndrome maghrébin et l’instrumentalisation du Coran au prisme du non-dit

Le syndrome maghrébin et l’instrumentalisation du Coran au prisme du non-dit

par  Jacques  Halbronn

 

Il est plus facile de citer un texte que de faire une analyse  de tel ou tel  phénoméne qui reléve en partie du non dit.  En ce sens, le Coran a bon dos quand on aborde la question du terrorisme et il importe de se demander quels sont ceux qui sont les plus prompts à vouloir s’appuyer sur des écrits et non sur des comportements ou qui souhaitent interpréter les comportements au prisme de tel ou tel texte.Il est en effet plus facile de disserter sur  un certain passage que de  décrire une culture.

C’est ainsi que  si tous les terroristes en France sont musulmans, ils ont un autre point commun, plus problématique encore, c’est qu’ils sont tous d’origine maghrébine, ce que l’on se garde bien de rappeler, si l’on s’en tient à ce que l’on entend à la radio, par exemple sur RMC Bourdin. En effet, tous les gens d’origine maghrébine ne sont pas musulmans et l’on sait qu’au lendemain des accords d’Evian (1962) les « pieds noirs » (c’est  à dire ceux qui portaient des chaussures)  ont du  partir rejoindre la « métropole ». On pense notamment aux Juifs d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie)  qui ont le même pédigree géographique sinon la même histoire  que les arabes immigrés en France ou issus de la dite immigration.

Et on ne nous empêchera pas de penser que ces Juifs d’Afrique Nord vivent ce que nous appellerons le « syndrome maghrébin ».. Selon nous, ce sont eux qui sont les plus enclins à vouloir instrumentaliser le Coran de façon à masquer le paramétre proprement maghrébin.

Car, supposons que le facteur maghrébin soit mis en avant, ces Juifs d’Afrique du Nord se retrouveraient dans une situation pour le moins inconfortable. Et comment pourraient-ils nier qu’ils aient des points communs avec ces gens ayant vécu dans le même pays  pas plus que les Juifs de France ne sauraient nier avoir été marqués par une certaine culture française, par delà les clivages religieux entre Juifs et Chrétiens.

La question de la culture maghrébine ne serait–elle pas le point aveugle du débat concernant une contextualité assez  toxique et qui serait plus liée à la maghrébité qu’à la coranité? On est en tout cas en droit de s’interroger.

Pour nous, en tout cas, ce recours au Coran comme d’autres au Talmud, au lieu de traiter de questions plus proprement culturelles et liiées à une certaine société en une certaine zone géographique nous  interpelle. Il y aurait là une tentative de se dissocier par le biais du Coran de l’appartenance à une même culture locale. Et d’ailleurs,  ces Juifs d’Afrique du Nord nieraient-ils eux-mêmes par ailleurs qu’ils aient pu partager certaines valeurs, par delà toute considération confessionnelle?

Autrement dit,  puisque l’on cherche dans le Coran les marques d’une incitation à la violence, il conviendrait de se demander si on ne trouverait pas des éléments dans ce sens dans la socio-culture maghrébine, sachant notamment le poids de la violence au sein même de la société maghrébine, ce qui permettrait d’évacuer l’argument selon lequel le Musulman se sentirait le droit de maltraiter l’infidéle, le « dhimmi ». Et cela expliquerait d’ailleurs qu’ill importe peu- pour le terroriste-  qu’à Nice, des victimes aient été arabes.

Nous ajouterons que de tels questionnements  nous conduisent à relativiser l’homogénéité de la communauté juive de France aux origines si diverses. L’on s’apercevrait alors qu’une certaine forme de violence, de tentation d’en venir aux mains et  se faire justice soi même pourrait caractériser- statistiquement, en termes de probabilité – des Juifs  appartenant au groupe originaire du Maghreb. On ajoutera que le probléme se pose aussi en ce qui concerne la condamnation de la mentalité russo-communiste: quelle est la part de la dimension russe et quelle est la part de la dimension communiste dans le stalinisme, par exemple et dans quelle mesure les Juifs originaires de cet ancien « bloc »- en France-  ne portent pas les stigmates d’une telle origine? Et dans quelle mesure ne seraient-ils pas eux aussi tentés de faire passer la doxa  léniniste  avant le facteur culturel de façon à ne pas risquer d’être assimilés à une certaine forme de civilisation dans laquelle ils ont baigné.

Mais comme nous le disions au début du présent texte, il est plus  facile  de  traiter du dire que du non-dit et de présenter les effets pour les causes.

Le Surmoi de certaines sociétés  est de l’ordre de la violence, laquelle se situe tapie à l’arrière-plan. Comprenons par là  qu’il existe dans ces sociétés une menace latente  contre tous ceux qui pourraient ne pas se comporter « normalement ».  Par ailleurs, dans des sociétés où la Justice officielle est suspecte d’incompétence et/ou de corruption,  les personnes sont enclines à se faire justice elles-mêmes, ce qui sous entend dans bien des cas des risques d’agressions physiques. Et l’on ne saurait mettre sur le Coran ce type de mentalité si ce n’est que là encore, cette violence pourrait se situer dans le non-dit des sociétés où est apparu le Coran. MAis comme elle est dans le non dit, il serait vain de la rechercher dans le dit Coran!

Inversement, pour ce qui est du chatiment dans les sociétés chrétiennes, il serait plutôt de l’ordre de l’exclusion, du bannissement, ce qui est aussi une forme de violence sourde. La personne visée devient invisible, isolée, jugée non fréquentable. C’est là une menace d’un autre type. Il est clair que tel type de sanction agira sur telle personne de tel groupe et non sur telle personne d’un autre groupe, sera ou non jugée dissuasive., Comment concllier au sein d’une même société des non dits aussi différents dans leur procédure.

 

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JHB19. 07. 16

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