26 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn: l’Astrologie au prisme de l’élection et de la dialectique

L’Astrologie au prisme de l’élection et de la dialectique.

par  Jacques  Halbronn, docteur es Lettres

 

L’astrologie du XXIE siècle  a deux mamelles comme dirait Sully: l’élection et la dialectique.

L’élection, c’est l’idée selon laquelle il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. traduisez: ce n’est pas parce que le systéme solaire comporte tant de planétes que toutes ces planétes doivent servir à l’astrologie. C’est là un postulat fort répandu et que nous remettons en question Ce postulat aura plombé les travaux d’andré Barbault et de Jean-Pierre Nicola, en dépit de leurs méritoires efforts de réforme de cette « science ».

Or, dans la tradition judéo-chrétienne, la notion d’élection est  c’est le cas de le dire cruciale. Le dieu des Hébreux est conscient qu’il existe d’autres dieux que lui et les Hébreux savent qu’il existe d’autres peuples. Mais il apparait que l’un de ces dieux doit être choisi, élu, tout comme l’un de ces dieux. On pense au compositeur ou au peintre qui se sert de telles sonorités et de telles tonalités et en néglige d’autres dont il n’a pas l’usage.

Cette approche n’est réductible ni au néo-platonisme ni à l’aristotélisme lesquels prennent le cosmos comme un tout indivisible.  L’approche de l’élection offre une autre voie et c’est celle là qui nous semble convenir à l’astrologie, ce qui signifie que les premières sociétés qui fondèrent l’astrologie se fixèrent sur certains astres alors que d’autres étaient laissés pour compte. Mais  les astronomes ne l’entendaient pas de cette oreille et finirent par imposer à l’astrologie une approche plus exhaustive du ciel car rappelons qu’à certaines époques on était astrologue et astronome et nul ne saurait contester qu’un certain syncrétisme voire une certaine symbiose se développèrent entre ces deux domaines par ailleurs bien distincts, comme le souligne Ptolémée, dans le Prologue de sa   Tétrabible.(IIe siècle de notre ère) Nous pensons donc raisonnable de prôner une analogie entre Lune et Saturne comme entre l’étoile du soleil et les 4 étoiles fixes « royales » (Aldébaran, Regulus, Antarés, Fomajhaut),.Les conjonctions de Saturne avec ce quatuor stellaire sont absolument centrales, déterminantes, bien plus que les axes des nœuds lunaires, soit dit en passant qui ne sont que des points virtuels alors que les planétes et les étoiles sont bien réels et de surcroit visibles à l’œil nu (puisque nous ne nous servons pas des planétes au delà de Saturne).

En  ce qui concerne le second point de notre exposé, il est clair que l’astrologie, avant de prétendre parvenir à une approche plus détaillée, plus individuelle, du fait notamment des pathologies- se doit de préciser la dialectique qu’elle entend  étudier et suivre cycliquement, sans sauter les étapes, à savoir qu’il faut commencer par le général avant d’aborder le particulier. C’est en  ce sens que l’interdisciplinarité fait sens car cette dialectique, elle doit faire sens aussi pour d’autres disciplines et c’est d’ailleurs tout l’intérêt d’en revenir aux fondamentaux car comme on dit, les grands esprits se rencontrent et quand on creuse profondément, on ne manque pas de croiser d’autres chercheurs, dans d’autres domaines. Car si l’astrologie avait déjà le ^même objet – on ne dit pas les ^mêmes moyens- que  d’autres champs de recherche, cela lui permettrait certainement de se désenclaver. Il ne suffit pas pour cela de plaquer sur les structures astrologiques tel ou tel savoir mais bien de décanter l’astrologie pour qu’elle s’articule sur l’appréhension d’un dualité centrale.

Nous avons proposé la dualité qui oppose le peuple au souverain, comme on la trouve dans le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau  voir celle qui concerne la  Lutte des Classes chez Karl Marx. Nous pensons aussi à la dialectique qui fait que des empires se constituent puis se défont. On aura noté que l’on se situe dans le champ de la sociologie et non dans celui de la psychologie.

Une fois ceci posé, il convient de relier cette dialectique à des facteurs astrologiques. Et nous renvoyons à ce que nous avons dit plus haut  en ce qui concerne le couple soli-lunaire transposé en couple Saturne-Etoiles fixes Royales (lesquelles forment une sorte de croix). Tantôt Saturne qui représente le peuple s’éloigne au maximum des étoiles fixes royales – en se plaçant au mi-point entre deux d’entre elles- tantôt il se conjoint avec l’une d’entre elles.  Dans le premier cas,  le souverain se soumet au peuple, tantôt c’est l’inverse. Tel est l’outil astrologique que chacun peut adopter sans avoir à suivre de longues études astrologiques!

On aura remarqué qu’il n’est nullement question ici du découpage de l’écliptique en 12 signes. Non seulement, nous n’accordons aucune importance au symbolisme zodiacal, qui n’a qu’une valeur décorative aux yeux des astronomes et dont les astrologues connaissent très mal la genése iconographique. Mais en plus, si bien entendu , nous utilisons des éphémérides qui situent  saturne et les fixes à tel degré de tel signe, c’est uniquement par commodité, comme le font d’ailleurs les astronomes eux- mêmes.  Et l’on pourrait tout à fait changer de découpage et de dénomination, cela serait sans la moindre importance et c’est pourquoi d’ailleurs le débat entre sidéralistes et tropicalistes ne nous concerne pas puisque nous nous lilmitons aux aspects formés entre planétes et étoiles.

On ne voit donc comment nous pourrions nous intéresser aux nœuds lunaires (cf Laurence Larzul. Les 144 voies du thème astral. révélées par les nœuds lunaires,  2012)  qui réactivent l’intérêt pour le symbolisme zodiacal  au sein de l’astrologie « savante » dont il avait été plus ou moins été évacué, extirpé, dans les années 60-70. Actuellement, même l’astrologie mondiale avec l’importance accordée à l’entrée des planétes lentes dans un nouveau signe est contaminée par ce virus

Alors, évidemment, on nous parle de « pratique » comme si l’on était dans le domaine de la physique.Autrement dit, on demande au « peuple »,  à la clientèle de juger, d’arbitrer car c’est bien à cela que conduit la dite « pratique », laquelle d’ailleurs se déploie dans le secret des cabinets.   Dans les colloques que nous avons organisés, il a toujours été convenu que lors d’un débat, l’argument de la pratique ne serait jamais présenté par les interlocuteurs. Mais l’on voit que ce garde-fou n’est plus de mise de nos jours..

L’on nous objectera: mais alors si ce n’est pas la « pratique » qui décide, qu’est ce qui décide? Nous répondrons d’abord qu’une pratique qui combine autant de facteurs que celle des praticiens ordinaires de l’astrologie ne saurait être concluante ou plutôt que face  à un tel fouillis, l’astrologue effectuera une « traduction » dont le rapport avec le schéma d’origine reste sujet à caution. C’est donc l’astrologue qui sera jugé et non l’astrologie!   CE que d’aucuns formulent en disant: quand l’astrologue se trompe, ce n’est pas la faute de l’astrologie mais de l’astrologue.

En vérité, la pratique piége la réflexion théorique en ce sens que le probléme n’est pas tant qu’elle l’infirme mais qu’elle la valide si  bien qu’une théorie qui ne vaut rien sera ainsi entérinée. Mais comment déterminer la valeur d’une théorie? Notre réponse est simple: une théorie valable est celle qui résiste aux critiques, aux objections quant à sa logique interne.Il importe aussi de ne pas confondre pratique et observation.  L’observation, ce sont les phénomènes que tout le monde peut observer autour de soi, dans le monde. Ensuite, il s’agit de les expliquer ces phénomènes, ce qui peut convoquer diverses disciplines,  chacune disposant  de ses propres grilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous répondra « mais puisque ça marche »!

 

 

 

 

 

 

 

JHB

26 07 16

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