02 août 2016 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn Etudes d’épistémologie; L’exception confirme la régle et ne doit pas saboter le consensus

Etudes d’épistémologie; L’exception confirme la régle et ne doit pas saboter le consensus

par Jacques Halbronn

 

Il n’est guère d’adage plus sage que celui qui affirme que l’excepton confirme la régle Il faut en effet se méfier des exceptions, souvent d’ailleurs prétendues; Car pour dire qu’il y a exception, encore faudrait-il oonnaitre la régle, la norme!

Dire, par exemple, qu’il y a des femmes remarquables dans un domaine où elles sont fort rares à l’être,  c »est instrumenter une exception pour mettre en question un fait d’observation au sens quantitatif d’un phénoméne assez massif pour être signalé. L’exception, c’est un peu l’hirondelle qui ne fait pas le printemps, ce qui serait le cas s’il y en avait des milliers au même endroit, ce que tout un chacun pourrait voir, du fait de la masse.

Nous pensons qu’il faut se défier des exceptions en ce qu’elles découragent le processus de généralisation qui nous semble très sain pour l’intelligence cognitive. Nous n’abordons sereinement le monde qu’en découvrant qu’il n’est pas si complexe que cela et que beaucoup de choses se répétent tant dans le temps que dans l’espace, que l’on peut faire toutes sortes de recoupements, de rapprochements. On sait ainsi que dans une langue, il y  a des exceptions mais ne vaut-il pas mieux commencer par capter ce qui peut se généraliser comme l’usage des pronoms personnels et le fait qu’un homme est désigné autrement qu’une femme, par exemple

Epistémologiquement,  il faut considérer que notre faculté, notre aptitude  à généraliser à partir de nos observations sur le terrain est à préserver absolument; C’ »est d’ailleurs ainsi que l’on décélera justement des exceptions. Car l »observation ne saurait être un acte solitaire mais partagé.  Certes,  il peut y avoir un moment où un seul observateur interviendra mais il aura à être suivi assez  vite  par  de nombreux autres qui verront ce qu’il a vu et qui seront d’accord sur son constat.

Autrement dit, les faits observés doivent être nombreux et ceux qui les reconnaissent comme tels également. Un fait isolé, observé par un individu isolé ne fera donc guère sens; Il sera bon aussi que la façon de percevoir le dit fait passe par une seule et  même voie que chacun puisse emprunter, à son tour; On a donc comme une sorte de régle des trois unités! Unité d’objet, unité des observateurs et unité du mode d’accés à l’observation, et rien ne vaut à ce stade l’œil.

Nous préférons en effet la perception visuelle à la perception auditive laquelle dépend de ce qui a été dit; Or, si l’on commence à vouloir expliquer  par la parole ce qui a été vu, l’on risque fort de basculer dans des débats sans fin.  En ce sens, la caméra nous permet de montrer sans avoir à démontrer. No comment!

Or, dès que l’on signale une exception, l’on est obligé de renoncer à l’observation généraliste; Et cela devient beaucoup plus compliqué; L’exception doit rester l’exception.

Mais comme on l’a dit plus haut,  qu’est ce qui est normal? Ce qui est normal, répondrons-nous, c’est ce qui s’observe généralement, dans un certain espace, dans un certain temps; cela implique que l’on a pu observer une autre normalité en un autre espace et en un autre temps. On en arrive à cette idée selon laquelle, une observation doit impérativement être duelle tout comme le jour et la nuit. Décrire le jour sans se référer à la nuit ne faits pas plus sens que de se référer aux femmes en général  sans se référer aux hommes en général.

Mais généraliser ne signifiera donc pas figer car une observation peut valoir pour un instant T et ne plus valoir ensuite. Il importe donc de situer un temps par rapport à un autre;

Et là encore, on évitera les piéges de la multiplicité à savoir présenter un trop grand nombre de catégories de temps ou/et d’espace; Car face à la multiplicité, notre intelligence à tendance à s’affoler et au final à se mettre en  veilleuse. voilà pourquoi, en ce qui nous concerne, nous préférons nous en tenir à la dualité, A  et B, un point c’est tout, ce qui n’empéche pas d’envisager des zones intermédiaires, de passage d’un état à un autre comme le printemps et l’automne, l’aube et le crépuscule, le tiéde entre le chaud et le froid et ainsi de suite. Entendons par là que sur un sujet donné, nous prônons la dualité mais que sur chaque sujet, peut exister une autre forme de dualité; C’est ainsi que dans un ensemble vaste, il importera de dégager d’emblée un certain nombre de sous-ensembles, chacun devant être traité  selon les mêmes principes, tout en respectant évidemment sa spécificité propre;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 08 16

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