10 août 2016 ~ 0 Commentaire

jacques halbronn: la tradition astrologique vaut-elle la peine d’être réformée?

La tradition astrologique vaut-elle la peine d’être réformée?

par Jacques  Halbronn

 

Est-ce que cela ferait sens de restaurer les anciens dispositifs véhiculés par la tradition astrologique, est-ce que cela marcherait mieux, Est-ce que l’astrologie serait plus respectée alors? On pense ici  à cinq dispositifs: celui des 4 Eléments, des Maisons astrologiques,

des exaltations des planétes, des signez zodiacaux, des dieux planétaires sans parler des

aspects

. Les deux seuls  dispositifs qui semblent ne pas avoir perdu leur cohérence sont les quadruplicitez (cardinal, fixe, mutable) articulées sur les axes équinoxiaux et solsticiaux et les domiciles (ceux du  Septénaire en tout cas) qui correspondent à l’ordre des planétes de Mercure à Saturne. Pour le reste, les astrologues sont bien incapables – à l’exception d’un Jean-Pierre Nicola dans certains cas-

I  Bilan

Les Quatre Eléments: pourquoi cet ordre Feu, terre, air, eau,  repris à 3 reprises d’où le nom

de triplicité. Ne parlons même pas du rapport entre les éléments et les symboles zodiacaux  genre verseau, signe d’air!

Les Exaltations: personne  (c’est à dire aucun astrologue, ne parlons pas des autres) ne comprend pourquoi Jupiter est exalté en cancer alors que a planéte voisine l’est en balance, pourquoi Vénus est exaltée en poissons et sa planéte voisine, mercure, en vierge. Quid des

exaltations des planétes transsaturniennes?

Les maisons astrologiques:  pourquoi la maison de la Mort fait-elle immédiatement suite à celle du mariage et celle des enfants à venir  précéde-t-elle la même maison du mariage?

les signes zodiacaux : selon quel ordre ces symboles se suivent-ils? D’où viennent-ils? En quoi

correspondent-ils au cycle saisonnier?

Les planétes: est ce que les divinités dont se sert l’astrologie se suivent  dans le ciel dans un ordre qui fasse sens? Est-ce que les dieux associés aux nouvelles planétes ne devraient pas

plutôt l’être à d’anciennes planétes? On pense aux frères de Jupiter,  donc fils de  Saturne à savoir Neptune et Pluton qui sont des divinités de plus haut rang que Mercure, Vénus

ou Mars sans parler d’Uranus, père du dit Saturne si tant est qu’il faille adopter les dénominations imposées par les astronomes?.

II  Réforme

Sur chacun de ces points, l’on pourrait en effet  proposer des réformes comme on l’a fait

pour l’intégration des nouvelles planétes dans le dispositif des domiciles, en plaçant

Uranus en verseau, Neptune en poissons et Pluton en scorpion. Mais l’on est resté en plan

en attendant les transplutoniennes d’autant que Pluton a connu quelques déconvenues

au regard des astronomes, il y a une dizaine d’années.

On observera d’abord que la plupart de ceux qui ont depuis 30 ans prétendu réformer ou

renouveler l’astrologie, ont évité de s’affronter à ces questions et ont préféré tout garder

tel quel, se contentant de rajouter une couche à l’instar d’un architecte ne se souciant

pas de  faire construire sur un sol douteux.

Cela dit, à quoi servirait-il sérieusement de réviser ces fondements?  Il y a 40 ans, quand nous

publiâmes Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers, nous avions l’illusion d’une part que les

astrologue seraient intéressés par une  révision de leur savoir et d’autre part, que cela

pourrait améliorer les performances de l’astrologie ou en tout cas son enseignement ou son

image. Les enseignants en astrologie semblent en principe être les premiers à devoir envisager

une meilleur présentation de l’Astrologie car n’oublions pas que les gens viennent à

l’astrologie d’abord en raison même de sa présentation avant de s’en tenir aux  résultats de la

pratique, ce qui ne vient que dans un deuxiéme temps et souvent la disposition à accepter

le discours de l’astrologue ou de l’astrologie est fonction de l’impression que la prise de

connaissance du dit savoir aura produite.

Conclusion

Autant en astrologie mondiale, il nous semble utile et fructueux de ne prendre en compte

que des données fiables et aussi simples que possible – principe du rasoir d’Occam- autant,

en revanche,  du fait même du caractère d’écheveau du thème astral,  le fait que l’on ait

pu améliorer  tel ou tel point du systéme  nous semble tout à fait contingent et aléatoire  et

comme on dit une poule n’y retrouverait pas ses poussins, « ce qui se   dit d’un désordre, d’un fouillis inextricable »  (Rey-Chantr. Expr. 1979).

D’ailleurs, si les astrologues ne partageaient pas ce sentiment que cela ne servirait à rien

que de réformer les pièces du puzzle astrologique, c’est bien parce qu’ils sont conscients que

cela n’y changerait rien, tout comme ils savent qu’une erreur de date de naissance n’empéche

,nullement de faire de la « bonne »  astrologie, c’est à dire de satisfaire l’attente du client.

Toutefois, l’on peut penser que cette image de délabrement voire de putréfaction, qu’offre d’elle-même l’astrologie  a au moins le mérite d’en éloigner les esprits les plus exigeants

intellectuellement. A contrario, une personne qui aura adopté sans sourciller  des exposés

« théoriques » de l’astrologie qui ne  tiennent pas debout, risque fort de ne pas être en

mesure de porter un œil critique sur ce que l’on dira  sur elle-même.   En paraphrasant Shakespeare, il y a quelque chose de pourri au royaume de l’Astrologie. Il y a ceux qui le sentent et ceux qui ne le sentent pas.

Cela dit,  ce qu’on attend au final de l’astrologie, c’est qu’elle donne à l’astrologue un support

non même pas de voyance mais de conversation. Il faut que le praticien puisse tenir, meubler

le temps de la consultation tout comme l’on donne un paquet de biscuits à un gosse pour

que cela l’occupe un bon bout de temps à grignoter.

D »aucuns semblent  croire que le temps joue forcément pour l’astrologie, que l’on finira bien par boucler le tour de table des 12 « planétes » pour que le systéme des domiciles soit au complet.  L’astrologie ne devrait donc pas, à les entendre,  tourner la tête vers l’arrière de crainte de devenir une statue de sel comme la femme de Lot.  On pourrait parler d’une fuite en avant. Croire en l’astrologie ce serait en fait croire en la perfection de sa transmission, que  même ce qui peut étonner dans son exposé  doit faire sens quelque part.  De la même façon, d’ailleurs, qu’il faudrait croire à ce que dit l’astrologue au nom de l’astrologie même si cela peut surprendre. Etre en paix avec l’astrologie et entre astrologues, tel est le beau programme que nous concocte  un savoir de plus en plus  féminisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10. 08 16

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Catheprdm |
Cathocevennes |
Amour777 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Uliscom
| Homélies pour l'année ...
| Ecoute la vie en toi