21 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn Que nous enseigne le tétramorphe « zodiacal » sur la dualité maisonnée/Seigneur?

Que nous enseigne le tétramorphe « zodiacal »  sur la dualité  maisonnée/.Seigneur?

par  Jacques  Halbronn

 

Dans de précédentes études, nous avons montré qu’il convenait de diviser le tétramorphe (que  qui a donné naissance à une  riche iconographie (xf notamment le Christ Pantocrator sur les cathédrales)  en deux, à savoir  d’une part  la domesticité  avec le serviteur, c’est à dire le verseau, l’échanson des dieux – et l’on notera que contrairement à ce que disent tant d’astrologues, le verseau n’est nullement un « signe » de liberté mais de servitude. tout comme l’est le bœuf  et là encore ce signe est marqué par une certaine forme d’esclavage, qui  est souvent nié du fait du glissement du bœuf vers le taureau, animal  qu’affronte dans l’aréne le toréador. D’ailleurs l’on connait les sacrifices  humains et ceux d’animaux domestiques, ce qui a sous tendu d’ailleurs la théorie des ères précessionnelles, largement construite autour du passage du culte du taureau à celui du bélier (agneau),, théorie à laquelle nous n’accordons guère de valeur.

Les signes d’hiver et de printemps sont donc des signes de la domesticité.

A l’opposé avec le quadrant  d’Eté et celui d’automne, , l’on trouve le lion et l’aigle qui incarnent au contraire des valeurs de liberté, ce sont des êtres indomptables, si l’on veut.  Nous pensons qu’il faut y voir les symboles de la Seigneurie, par opposition  avec ce que nous appelons la Maisonnée (en latin Domus) et ce n’est pas par hasard que l’on retrouve ces animaux en héraldisme. A ll’iinverse du premier groupe, celui-ci ne se préte guère à des pratiques sacrificielles.

On conclura donc que le tétramorphe constitue une clef que nous qualifierons de sociologique, au sujet d’une représentation de l’ordre et du fonctionnement de toute société.

On y retrouve l’axe Fomalhaut Regulus qui relie deux étoiles fixes, ;l’une associée à la constellation du Verseau et l’autre à celle du Lion. Cet axe s’inscrit au cœur de l’astrologie que nous préconisons et l’on observe qu’il met en évidence la dialectique entre le peuple (incarné par  l’homme-esclave) et le roi (incarné par le Lion), laquelle dialectique sous tend une cyclicité saturnienne constituant des périodes de 15 ans, que l’on retouve dans le Songe de Pharraon  avec les sept vaches grasses et les sept vaches maigres, interprétées par Joseph l’Hébreu comme correspondant à deux séries de 7 années.

On rappellera que la distinction entre d’une part hiver et printemps et d’autre part Eté et Automne, se déploie autour de l’axe solsticial,. D’ailleurs, il n’y a en réalité que deux pôles saisonniers et non quatre tout comme la journée s’articuke autour de la dualité  jour/nuit et non en 4 temps. Il ne faut pas prendre les temps intermédiaires pour des temps à part entière.

On pourrait rapprocher ces temps intermédiaires des neutrons (du mot neutre) alors que les temps « forts » seraient les protons.

Nous en sommes donc arrivés à la conclusion que l’axe stellaire solsticial  Fomalhauit- Réguluis est bien plus marquant  en tant que « marqueur » social  que l’axe stellaire équinoxial Antarés-ALdébaran, ce qui conduit à  diviser le cycle saturnien non pas en 4 temps mais bien en deux temps correspondant au passage de saturne alternativement sur l’axe stellaire solsticial.

Lors des phases intermédiaires, le signal astrologique s’estompe et  le poids de son déterminisme est médiocre, ce qui  compromet sa visibilité/lisibilité. Autrement dit, il n’y aurait que deux rendez-vous astrologiques et non 4  au cours des 28 ans d’un cycle de Saturne. En définitive, la division en 4  peut générer des erreurs d’appréciation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe:  un texte que nous avons trouvé et qui  donne l’état de la question;:

D’où viennent ces symboles? Dans la vision du prophète Ezéchiel, on peut lire ce passage: « Je regardai : un vent de tempête venait du nord, une grande nuée et un feu fulgurant et, autour, une clarté ; en son milieu, comme un étincellement de vermeil au milieu du feu. En son milieu, la ressemblance de quatre êtres vivants… chacun avait quatre visages, et chacun d’eux avait quatre ailes… Ils scintillaient comme étincelle l’airain poli… Leurs visages ressemblaient à un visage d’homme ; tous les quatre avaient à droite une face de lion à gauche une face de taureau, et tous les quatre avaient une face d’aigle ». De même, il est dit dans l’Apocalypse de saint Jean que quatre êtres vivants entourent le trône de Dieu “Le premier animal ressemblait à un lion, le deuxième à un jeune taureau, le troisième avait comme une face humaine, et le quatrième semblait un aigle en plein vol ». Saint Jérôme (348-420) donne l’explication de ce choix : l’homme a été attribué à Matthieu parce qu’il commence son évangile par une généalogie humaine de Jésus (Mt 1,1-17), le lion à Marc parce que dès les premières lignes de son récit il évoque « la voix qui crie dans le désert » qui ne peut être que le rugissement du lion (Mc 1,3), le taureau, animal sacrificiel par excellence, à Luc à cause du récit du sacrifice offert au temple de Jérusalem par Zacharie placé au début de cet évangile (Lc 1,5), l’aigle à Jean parce que cet évangéliste atteint les sommets de la doctrine comme l’aigle atteint les sommets des montagnes (reprise du courrier de Gilles Grivel sur H-Français). Saint Irénée de Lyon (vers 180) avait déjà comparé les quatre évangélistes à la figure du tétramorphe, à la nuance près qu’il associe l’aigle à Marc et le lion à Jean. Ces symboles ont-ils une origine strictement chrétienne? On peut penser que ces symboles n’ont pas été créés par les Chrétiens mais qu’ils ont une origine plus lointaine et que le chiffre quatre joue un rôle central (les quatre saisons, les quatre points cardinaux…). Ils ont pu être influencés aussi par les quatre gardiens du monde ou les quatre porteurs du ciel disposés aux quatre coins du firmament de l’ancien Orient, images qui reposent sur les symboles stellaires du zodiaque de la « croix fixe » qui sont le taureau, le lion, le scorpion et le verseau (le scorpion étant remplacé par l’aigle, le verseau par l’homme). Ce découpage quaternaire tirerait son origine des quatre éléments, du dualisme entre les forces amies et ennemies de l’homme : Le Feu (le taureau) et l’Eau (l’homme) d’un côté contre la terre (le lion) et l’air (l’aigle) de l’autre côté (ce qui serait un reflet du découpage entre bonnes et mauvaises saisons). Le symbole des quatre évangélistes ne s’est pas imposé d’emblée aux Chrétiens tel que nous le connaissons aujourd’hui, ils ont au départ rapproché les quatre évangélistes des quatre grands prophètes (Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel), des quatre pères de l’Église (St Augustin, St Ambroise, St Jérôme, St Grégoire le Grand), des quatre fleuves du paradis. Les quatre évangélistes ont été aussi rapprochés des quatre chérubins entourant le trône de Dieu (voir la composition de la mosaïque plus haut). Ils ne furent identifiés avec le tétramorphe qu’à partir du Vème siècle (voir l’explication de St Jérôme), visiblement sous l’influence de théories astrologiques. D’autre part, le fait d’avoir choisi les symboles de la majesté, de la force, du savoir et de la souplesse remonte à des traditions très anciennes, tout comme les quatre vertus cardinales (la sagesse, le courage, la prudence et la justice).

Pour en savoir plus sur l’attribution des symboles (précisions apportées* sur la liste H-Français par Gilles Grivel avec le concours de M. Jean-Daniel Kaestli, professeur à l’université de Lausanne et directeur de l’institut romand des sciences bibliques). * Avec leur autorisation, merci à eux.

JHB

21 09 16

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