27 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn Le paralléle Genése I et II et Genése IV et V et la guerre des dieux

Le paralléle Genése I et II  et Genése IV et V  et la guerre des dieux

par  Jacques  Halbronn

 

La critique biblique n’aura pas manqué, depuis le XVIIe siècle de pointer un certain nombre di’ncohérences dans le Pentateuque. Dans certains cas, certains rapprochements entre des textes assez semblables nous semblent éclairants et cela vaut notamment pour des observations concernant les cinq premiers chapitres du Livre de la Genése de sorte que l’on ne peut, selon nous, lire les chapitres I et II sans immédiatement se référer aux chapitres qui suivent, IV et V, car divers recoupements s’offrent à nous qui permettent de ne pas se limiter à une seule occurrence dont l’interprétation pourrait nous égarer.

La thèse que nous exposons ici est la suivante: il y a un parraléle à faire entre Genése I  et V tout comme entre Genése II et IV concernant l’androgynat d’Adam  et le couple.Ish/Isha.

I Le paralléle  Genése I  et V

Genése I   27

« Alors Dieu crée Adam à son image  (..) il les crée  mâle et femelle »

Genése  V  2-5

« Le  jour où  Dieu a crée Adam, il l’a fait pour qu’il lui ressemble Dieu le créa mâle et femelle (..) A l’âge de  130 ans,  Adam a un fils qui lui ressemble vraiment. Il s’appelle Seth. » et la filiation masculine se poursuit sur plusieurs générations.

On note que  le chapitre V  est plus « complet » que le chapitre premier de la Genése, puisqu’il y est  question d’un enfantement d’Adam apparemment sans aide d’une femme.

 

II Le paralléle Genése II  et IV

Genése II   16 m

« Pour l’homme ce n’est pas bon  d’être seuk. Je vais lui faire une  aide qui lui convienne parfaitement (..) Mais pour lui -même, il  (Adam) ne trouve pas l’aide qui lui convienne parfaitement. Alors le Seigneur  Dieu fait tomber l’homme dans un sommeil  très profond, il lui prend une côté  et il referme la peau à sa place. Avec cette côte, le Seigneur Dieu fait une femme et il l’améne à l’homme. (…) On l’appellera femme de l’homme parce qu »elle vient de l’homme

 

Genése IV

« Adam s’unit encore à sa femme. Elle (certaines traductions mettent à tort Eve alors qu’il s’agit de Isha/Ishto) met au monde un fils. Elle l’appelle Seth et elle dit : » Cain a tué Abel mais Dieu m’a donné un autre fils à sa place ».

 

Nos observations:

la naissance de Seth connait deux versions, l’une qui passe par l’union de deux sexes et l’autre qui ne fait appel qu’au seul Adam/ Dans un cas c’est sa mère qui nomme son fils Seth alors que dans le second, c’est   Adam et lui seul.

Ce qui est frappant, c’est le fait que la fin de Genése IV précéde immédiatement le début de

Genése V, autour de deux versions contradictoires des conditions de la naissance de Seth

Dans Genése V, le texte revient sur cet Adam créé mâle et femelle à l’instar de Genése I tout

comme Genése IV  réitère ce qui a été narré à Genése II. Autrement dit, la dualité des versions

est confirmée puisqu’elle est  donnée sur le mode de la récurrence.

Tout se passe, selon nous, comme si l’on avait voulu accorder une place sensiblement égale aux deux versions dans un souci de compromis. Même la dualité Elohim/Yahvé pourrait avoir relevé d’une sorte d’arrangement, de pacte, de paix  conclue entre deux camps.

En quoi aurait consisté un tel compromis et quelles en auraient les termes et les modalités?

On pense au Shabbat, qui introduit ipso facto une certaine dualité et donc un double modus

vivendi, réitèré dans les Dix Commandements lors de l’exposé consacré au dit Shabbat. Il y a un

temps pour chaque chose, nous rappelle le Livre de l’Ecclésiaste, attribué à ce Salomon dont

le célébre « jugement » est emblématique d’une recherche de compromis. Selon nous, la cyclicité est le vecteur par excellence du compromis, répartissant le temps entre les parties comme

dans le conflit opposant Déméter à Hadès, au sujet de sa fille, Perséphone.

D’ailleurs, le commandement du Shabbat ( Exode, XX, 8) se référe-t-il à la Création (Genése I)):

« Pendant six jours,  tu travailleras et tu feras ton ouvrage mais le septiéme jour est un sabbatt ‘..(…) Car en six jours,  Yahvé a fait le ciel et la terre (..) mais il s’est reposé le septiéme »

Un compromis qui aurait pu correspondre à une sorte d’armistice entre les belligérants, les uns

menés par Elohim, les autres par Yahvé, deux versions étant en quelque sorte autorisées

à s’exprimer avec des « temps de parole » comparables, chaque s’appropriant la version de son choix et notamment les femmes d’un côté, les hommes de l’autre, clivage qui est respecté dans les synagogues dites « orthodoxes », « consistoriales » (en France)

Nous irons plus loin en soutenant que la procréation est également marquée par un esprit de

compromis puisque la mère porte  et délivre indifféremment garçons et fille, perpétuant ainsi

un certain statu quo pouvant être évoqué au Jour du Pardon, du Jugement (donc de la balance) (Yom Kippour, célébré à l’automne, à l’opposé de la Fête de  Pâque (Pessah), commémorée au printemps.

Au prisme du systéme Alpha-Oméga,  nous  voyons que là encore régne un compromis

puisque le temps Alpha est celui de l’union homme-femme alors que le temps Oméga est

celui durant lequel Adam  se débrouille seul, en androgyne, comme c’est le cas lors du Shabbat.

Ce systéme  cyclique serait lui -même marqué par un sens  assez aiguisé du compromis, articulé sur une série de phases d’une durée de 7 ans, à rapprocher des 7 jours de la Création.

La femme est un être voué à la cyclicité et cela en fait  la gardienne, l’arbitre du temps mais c’est aussi ce qui en fait une machine (androide)

Selon nous, l’Adam androgyne est  lié à la phase oméga (en rapport avec la balance et donc à Hadès  et l’automne) alors que la femme est liée à la phase alpha (printemps) et donc à Déméter. Au regard de la vision d’Ezéchiel (cf aussi le Sphinx), la femme (verseau serviteur) est représentée aux côté du bœuf, constituant ainsi la maisonnée  alors que l’homme est associa au lion et à l’aigle, animaux sauvages, rebelles à l’ordre institué par les Elohim et  auquel le Shabbat les soustrait

périodiquement – un Shabbat non pas de jours mais d’années, sept.

Pour revenir au conflit entre Déméter et Hadès, l’on se référe bel et bien à  un compromis qui est

toujours en vigueur de nos jours.

.On ne parle jamais autant d’unité que lorsque la réalité est foncièrement duelle à commencer par la dualité en notre propre corps, ce qui correspond à l’âme et rappelons que l’on s’est demandé si les femmes en avaient une.

En tout état de cause, la femme est bel et bien présentée en Genése II comme  l’auxiliaire de l’homme – cela y est même répétée à deux reprises avec le même verbe (racine Azor). Tantôt

l’homme est invité à revivre son androgynat originel et tantôt à y renoncer pour faire équipe

avec la femme.

Mais comment comprendre  la formule « il les fit mâle et femelle ». Cela désigne un récit de la

Création qui vaut pour Adam mais qui ne prévoit pas  l’utilité d’un partenaire. On est dans l’axe Genése I-V. Ce serait donc l’autre récit, alternatif où l’homme est en quelque sorte enchainé )

la femme, qui correspondrait à l’état institué par les Elohim, selon l’axe Genése  II-IV et présenté comme une amélioration, un aménagement optimal pour Adam. Autrement dit, Genése I

intégrerait des éléments  relatifs à un état antérieur à l’arrivée des Elohim lesquels seraient

intervenus pour transformer le dit état.. Ce n’est pas « Dieu » qui aurait revu sa copie mais

une nouvelle puissance imposant un autre ordre des choses, un Dieu  s’opposant voire se substituant à un autre. Mais l’on sait que le « premier  » Dieu ne se privera pas d’intervenir par

la suite en nouant un pacte avec le peuple hébreu, d’abord avec Abraham puis avec Moïse et  l’on comprend dès lors les enjeux liés à l’antijudaisme, sous ses diverses formes. Comme dans

la Guerre de Trois, les dieux se feraient la guerre en épousant le parti de camps adverses. Ety

l’on sait aussi à quel point l’astrologie a pu être stigmatisée tout au long des siècles, elle

qui est le vecteur de la domination des Elohim, même si cette domination est porteuse

de quelque compromis.

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

JHB

27 10 16

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