01 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Affaire de Déontologie : de la nécessité d’une astrologie propre sur elle

Affaire de déonologie : de la nécessité d’une astrologie propre sur elle.

par Jacques  Halbronn

 

Nous partirons d’un commentaire très récent de notre ami Roger Héquer à notre dernière vidéo consacrée au délire de l’interrelation en astrologie.

Voici donc son commentaire qui s’en prend à Serge Bret-Morel: :

« Et une théorie, telle par exemple que la votre, non validée par la pratique, ( puisque la pratique est pour vous une tare), ce n’est pas de la fumisterie ? Je suis de moins en moins surpris de votre attachement à Bret Morel. Je l’ai connu, entre 2000 et 2005, quand il tentait de convaincre les Sceptiques du Québec des thèses de l’astrologie, pendant que moi je les convainquais, depuis déjà 2 ans, de sa pratique, par la pratique. Et avec quelques résultats. Tous les messages sur leur forum en attestent. Frustré il a ensuite pris le parti de ses adversaires. Nier à présent l’astrologie comme le fait désormais Bret Morel à, c’est vrai, de quoi séduire celui qui ne veut plus, lui, ne pratiquer cette discipline qu’en la vidant de toutes substances. Jusqu’à même n’en garder qu’une planète. Encore une de trop certainement que vous ne tarderez pas à jeter, comme à rejeter toute tentative qui serait de faire de l’astrologie une science complexe plutôt qu’une poésie, sinon un catéchisme. Certes l’astrologie alpha et oméga n’est pas complêxe, elle, puisque cet Alpha et Oméga… c’est vous. Et votre absence de … pratique. »

Notre réactiion:

On rappellera d’abord que nos travaux n’ont nullement pour obj

et de remplacer la pratique de l’astrologie actuelle qui poursuit des objectifs que ne nous intéressent pas.  Nous n’entrerons donc pas dans une polémique entre partisans d’une astrologie individuelle, liée au thème natal tel qu’il est traité actuellement, c’est à dire fait d’une combinaison de signes, de planétes, de maisons et d’aspects. En revanche,  nous interpellerons toutes ces personnes quant à la propreté des dispositifs dont ils se servent les uns et les autres, par delà leurs relatives différences. C’est ce que nous avons applé : la nécessité d’une astrologie propre sur elle.

Car on sera d’accord pour dire que toute maison, quel que soit son style, son ameublement, se doit d’être régulièrement nettoyée et cela vaut bien entendu pour toute personne qui ne saurait porter des vétements sales et./ou déchirés.

Autrement dit,  nos travaux sont une chose et l’état de l’astrologie actuelle en est une autre et si la meilleure défense est l’attaque, il ne nous semble pas que d’affirmer que nos travaux ne s’appuient sur aucune pratique  -ce qui est totalement faux et diffamatoire vu qu’encore récemment nous avons fourni une étude sur la Ve République- vise à  faire dévier le débat. Nous dirons seulement que notre astrologie est plus facile à accepter que celle des astrologues ordinaires mais cela tient aussi au fait qu’elle ne poursuit pas les mêmes objectifs. Roger Héquet  attend beaucoup plus que nous de ce que l’astrologie peut apporter à son utilisateur/ En revanche, il ne semble guère se soucier de la reconnaissance de l’astrologie par les autres disciplines. Par ailleurs,  notre discours consistait à dire que la façon dont l’astrologie est pratiquée ne peut être validée tant on y entremêle de facteurs. Donc quand il déclare que notre  travail n’est pas « validé par la pratique », on se demande à quel protocole d’expérience il  peut bien renvoyer. Quant à me faire dire que la pratique de l’astrologie serait une « tare », on se demande là encore où il a été chercher un tel propos car tout le débat n’est pas pratique ou pas pratique mais quelle pratique? Bien évidemment, notre modéle se prête à une pratique mais ce ne correspond pas à la même idée de ce qu’on entend par pratique.

Mais venons-en à ce que nous appelons une affaire de déontologie,  à savoir que la moindre des choses que l’on peut attendre d’un praticien quel qu’il soit, c’est de recourir à des outils qui aient été correctement révisés et qui soient présentables, avant même toute pratique. Quand on va au restaurant, on est en droit d’exiger une certaine propreté des lieux, de la vaisselle utilisée avant même de devoir goûter les mets. C’est une condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante.

Voilà pourquoi nous proposons de compléter les codes de déontologie, notamment ceux diffusés par la FDAF  et par le RAO,  par un article consacré à la maintenance des outils du praticien et cela quelle que soit la méthode qu’il met en oeuvre, toutes écoles d’astrologie confondues en rappelant que Jean-Pierre Nicola a montré le chemin en matière d’astrologie « propre sur elle »..

Il n’est plus acceptable, selon nous – et encore une fois c’est là une question de forme et non de fond – qu’un praticien soit incapable de démonter et de remonter son outil comme le ferait par exemple un chasseur pour son fusil, ce qui est encore la meilleur façon de le garder en bon  état, d’éviter qu’il ne s’encrasse. Or, force est de constater que la plupart des astrologues, y compris Roger Héquet, véhiculent des dispositifs « traditionnels » dont ils reconnaissent eux mêmes qu’ils n’ont pas la clef -comme par exemple  la raison de l’ordre des significations des maisons astrologiques – tout en nous assurant que « ça mache » (quand même)/ Mais c’est bien là que le bât blesse! On  a été  ces derniers temps un peu trop laxiste à ce sujet.

Mais répétons-le, c’est aux astrologue de faire le ménage chez eux et ce n’est pas parce que l’astrologie n’est pas reconnue qu’on l’on doit tolérer un manque de tenue de sa part, question de respect de soi même! Trop de laisser-aller! Et même si l’on est sceptique sur le travail de l’astrologue, on n’en est pas moins en droit d’en exiger un minimum de police interne de la part des responsables de ses structures associatives , c’est ce que l’on appelle  de la déontologie.

Or, tout se passe comme si les astrologues avaient peur de toucher à quoi que ce soit de crainte que son édifice branlant n’en vienne à s’écrouler complétement. On peut certes construire à côté ou par dessus, comme le fait Roger Héquet  avec son ACB, mais surtout que l’on ne touche pas aux « bases ». Or c’est justement là que l’on songe aux Ecuries d’Augias et  à leur puanteur, ce qui fera intervenir Héraclés, dans l’un de ses Travaux.

Il y a quelques décennies,  nos propos auraient sonné comme d’une parfaite évidence et il faut rendre ici hommage à un Néroman dont le pseudo (au départ Dom Nécroman dans les années trente du XXe siècle)  montrait bien qu’il fallait, selon lui, savoir interroger le passé. C’enst dans cet esprit que nous publiâmes il y a 40 ans Clefs pour l’Astrologie, à l’âge de  28 ans..Un Dorsan (repensant le sens des maisons et  le type de zodiaque )  n’aurait pas non plus dit autrement pas plus qu’un Léon Lasson, une Lisa Morpurgo  (repensant les domiciles et les exaltations).ni un   Patrice Guinard  avec son Manifeste.(autour notamment d’un systéme à base 8)  Tous  en faveur d’une certaine exigence structurelle quant au savoir astrologique lui même et pas simplement, comme le propose Roger Héquet, dans son application, sans en maitriser la mécanique interne. Etrange mélange de la part d’innovateurs qui reprennent mot pour moi  un savoir dont ils n’ont  même pas songé  à dresser  l’inventaire à moins qu’en route ils n’y aient renoncé face à l’énormité de la tâche!

Certes, l’on doit saluer le travail d’un Jean-Pierre Nicola mais celui-ci semble avoir jeté le bébé avec l’eau du bain, en faisant table rase de la tradition mais au moins son astrologie lui  est « propre », c’est à dire qu’il en assume la « propriété ». et cela correspond à ce que l’usager de l’astrologie est en droit d’attendre, même si l’on reste  sceptique sur la valeur de son travail. Chaque chose en son temps! De même que l’on peut ne pas être Chrétien et dénoncer le délabrement, l’incurie  dont souffrent  certains lieux de culte.

Roger Héquet  nous soupçonne de vouloir « vider l’astrologie de toute substance » selon ses dires: .  « :Nier à présent l’astrologie comme le fait désormais Bret Morel à, c’est vrai, de quoi séduire celui qui ne veut plus, lui, ne pratiquer cette discipline qu’en la vidant de toutes substances. Jusqu’à même n’en garder qu’une planète. Encore une de trop certainement que vous ne tarderez pas à jeter, comme à rejeter toute tentative qui serait de faire de l’astrologie une science complexe plutôt qu’une poésie, sinon un catéchisme. Certes l’astrologie alpha et oméga n’est pas complêxe, elle, puisque cet Alpha et Oméga… c’est vous. Et votre absence de … pratique. »

MAis encore une fois de quelle « absence de pratique » parle-t-on comme si le constat de manque de propreté du savoir astrologique- le bordel organisé qui régne chez les praticiens- ne pouvait être dénoncé que de l’intérieur. Quand bien même  ne serions-nous engagés dans aucune recherche astrologique, nos observations resteraient  valables. D’ailleurs comment débattre autour d’un savoir poussièreux, avec des gens qui ne savent pas le maintenir en l’état.

D’aucuns clameront que « tout va très bien Madame la Marquise ». Mais si l’on songe à l’enseignement de l’astrologie, on se demande comment les éléves peuvent « gober » ce qu’on leur transmet de façon aussi désinvolte et qu’ils répéteront ensuite comme des perroquets. Au vrai, on avait oublié de rappeler que pour la génération actuelle, apprendre l’astrologie, c’est comme apprendre une langue étrangère et une langue, cela se pratique un point c’est touit, cela exige des automatismes sur lesquels on ne revient pas.

Et qu’est ce à dire que l’astrologie « alpha oméga » n’est pas « complète ». En quel sens ne l’est-elle pas, selon quel critère? On n’a jamais dit que l’on voulait tout expliquer par cette astrologie. Elle n’est certes  pas compléte au prisme d’une astrologie fantasmée. Car Roger Héquer a décidé de mettre la barre de l’astrologie très haut – en une sorte de surenchère- pour pouvoir ensuite déclarer que tous les autres astrologues n’étaient pas à la hauteur de leur « mission ».

Pour notre part, nous avons plusieurs casquettes: D’une part, celle d’un chercheur  à la façon d’un Gauquelin  au niveau des statistiques (1955)et d’un Barbault (en astrologie mondiale(1967) laquelle n’a rien à voir avec une pratique individuelle. D’autre part, en tant qu’historien, dans l’esprit de l’ »Astrologie Grecque »  (1899) d’un Auguste Bouché-Leclercq,  c »est à dire de comprendre  et éventuellement de restaurer, de reconstituer les systémes sur lesquels s’articule le savoir astrologique, par delà le seul savoir astronomique..Or, force est de constater que les astrologues actuels ne sont pas demandeurs d’une clarification de leur propre savoir par des spécialistes de l’Histoire des textes comme nous le sommes.En tant que sociologue du milieu astrologique,  nous ne pouvons que constater une dégradation de la vie intellectuelle dans le dit milieu depuis en gros un quart de siècle, une sensible baisse de niveau qui a pour avantage de mettre tout le monde d’accord dans le respect du statu quo. Faute de faire le ménage, on se contente de la paix des ménages..

 

Réponse de Roger Héquet:

Roger Hequet
« : Roger Héquet attend beaucoup plus que nous de ce que l’astrologie peut apporter à son utilisateur/ En revanche, il ne semble guère se soucier de la reconnaissance de l’astrologie par les autres disciplines »
. Héquet  commente :  Je pense que mes 15 ans de recherches pour parvenir aux bases ACB ont été, à compter de résultats autres et plus sérieux,pour  faire se rapprocher l’astrologie aux autres sciences, dites dures. Pour ce qui me concerne personnellement j’ai été tellement marginalisé depuis mon premier bouquin et même par une critique de Barbault sur l’Astrologue et alors qu’il n’avait rien lu de cet ouvrage aux Rocher, que ce serait désormais à l’astrologie de venir à moi comme vers une « autre » science, comme lorsque la vieille alchimie est devenue la chimie moderne… Pour ce qui concerne la pratique vous ne cessez pas de taper dessus comme si elle n’était pas LE moyen de parvenir à approcher quelques sciences dures et expérimentales. Des théories sans justification pratique je peux en imaginer 2 par jour, sans faire avancer le smilblic. Enfin je ne met, bien au contraire, en doute aucune de vos nombreuses qualités d’historien de l’astrologie et de théoricien, d’animateur infatigable, juste je demande à ce que les « praticiens » soient respectés pour leur travail. Maintenant, plus nous nous éloignerons de la statistique et moins nous seront proches du « vrai ». Telle que pratiquée actuellement l’astrologie est moins complexe qu’un manuel de plomberie… pour que tout le monde puisse suivre.. Nous avons donc de la marge… Certainement qu’avec internet l’astrologie a attirée bien des gens qui, autrement, auraient plutôt joué à la Nintendo et qu’une « équipe » de chercheurs et d’astrologues véritables serait la bienvenue. Bonne soirée »

 

Notre commentaire

On se demande où Roger Héquet s’est mis dans la tête que les sciences dures n’accordaient pas la plus grande importance à la théorie.  Einstein n’est-il pas l’auteur d’une « théorie de la relativité »?  Bien au contraire, ce sont des prétendues validations pratiques de théories bancales que l’on trouve à tous les coins de la rue astrologique  et vous le savez très bien.  Si l’astrologie n’est pas reconnue c’est parce que l’on n’est pas parvenue ou que l’on n’est pas parvenu  à l’intégrer au sein d’un ensemble de disciplines reconnues. On a donc là deux discours viscéralement antagonistes et qui correspondent à des programmations mentales génétiques qui font que les gens d’en bas ne jurent que par la pratique parce que c’est  leur affaire et les gens d’en haut que par la théorie. C’est un dialogue de sourds. Mais force est de constater que les hommes qui se font les avocats d’une pratique  astrologique ont des problémes identitaires à propos du masculin et du féminin. . On est là dans le domaine de la croyance génétique. Celui qui est viscéralement – c’est plus fort que lui-  du côté de la pratique acceptera les pratiques les plus  brouillonnes  et celui qui est du côté de la théorie préférera entendre un discours théorique discutable plutôt que de prétendues statistiques- comme l’évoque Roger Héquet- qui n’ont rien à voir avec la démarche de Gauquelin-  et qui  ne sont jamais qu’une accumulation de consultations particulières.

 

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JHB

01  11 16

 

 

 

 

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