21 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Vers une redéfinition des politiques de gauche et de droite au prisme de la dialectique peuple/élite

Vers une redéfinition des politiques de gauche et de droite au prisme de la dialectique peuple/élite

par  Jacques  Halbronn

Dans le domaine poliitque comme dans le domaine religieux, on assiste à une déperdition de sens des discours. Entendez par là que l’on fait comme si les pratiques en vigueur étaient nécessairement fidéle à l’esprit qui leur avait donné naissance. Comme nous l’avons fait pour la notion de « Shabbat », nous allons ici traiter  des notions de Gauche et de Droite par delà ce qui figure présentement dans les programmes respectifs. Selon nous, une telle déperditiion expliquerait le désamour  tant envers le religieux qu’envers le politique. Mais cela vaut évidemment pour d’autres domaines comme le linguistique.

Qu’est ce qui distingue donc une politique de gauche d’une politique de droite de nos jours, alors que l’on est en plein débat  en vue de l’élection présidentielle de 2017, en France? Selon nous, la gauche imite la droite et vice versa, ce qui ne contribue guère à clarifier les enjeux ou si l’on préfére les deux camps tendent à faire à peu près la même chose, si ce n’est avec des dosages différents, qui peuvent d’ailleurs varier au sein même de chaque camp, comme il ressort des primaires, celles de droite et prochainement celles de gauche.

En fait aucun camp n’assume pleinement les positions qui, selon nous, lui correspondent et que l’on peut  résumer ainsi;  politique de l’emploi face à politique sociale. Or, quand François Hollande annonce qu’il va faire reculer la courbe du chomage, reliant cela à  la candidature pour un nouveau mandat présidentiel, il tient selon nous un discours de droite. On sait d’ailleurs le malaise de ceux qui essaient de nous expliquer qu’une politique sociale ne saurait dissuader les gens de chercher un emploi. Il n’empêche que l’idée de revenu universel (envisagée par Manuel  Vallls)  est bien une idée qui appartient à l’esprit de la Gauche et certainement pas de la Droite. et il s’agit d’en assumer le principe face aux valeurs de la Droite/ On voit donc le danger de s’approprier le programme du camp adverse, voire de surenchèrir sur ses propositions.

En réalité, les deux politiques ne diffèrent pas tant que cela, quand on y regarde de près et le cas de la fonction publique est emblématique : combien de fonctionnaires ne sont-ils pas de facto des bénéficiaires d’une sorte de traitement social, à la façon de ce qui se passait  dans les pays socialistes, il y  a quelques années? Quand François  Fillion, le probable vainqueur  des Primaires propose de supprimer des emplois publics, il est dans une logique de Droite en ce qu’il s’en prend par ce biais à une politique sociale.Toute forme de privatisation appartient à la Droite et de  natonalisation  à la Gauche

Tout cela be ferait guère sens si l’on ne se situait dans l’optique d’alternance, un coup à gauche, un coup à droite et toute la question est de savoir si à telle époque, la politique appropriée est celle de Droite ou celle de Gauche, du moins dans les termes que nous avons précisés plus haut.

Pour ce faire, il importe d ‘accepter la dualité  peuple/élite sans laquelle on risque fort de ne pas comprendre grand chose. Il y a deux façons de traiter le peuple, soit par le biais de l’emploi, soit par celui des allocations et on l’ a dit, cela n’est pas si différent si l’on admet que dans bien des cas donner un emploi à quelqu’un, c’est l’aider à survivre et que dans bien des cas, les emplois sont iinutiles, faisant « double emploi »,  ou factices. On dira que le peuple de Droite  préfére l’aide par l’emploi alors que le peuple de Gauche a mieux intégré le principe de solidarité, à commencer par ceux qui ne sont pas ou plus en état de travailler. mais en l’étendant bien au delà.. Il y aurait donc des rhétoriques différentes mais qui reviendraient peu ou prou au même et dans les deux cas qui sont couteuses mais pas de la même façon.

 

Si l »on admet que l’élite  -avec son potentiel créatif, sous les angles les plus divers- est celle qui  féconde le peuple, deux cas de figure se présentent: soit  l’on mobilise une main d’oeuvre qui secondera la dite élite, ce qui pose des problémes de  formation, de compétence pouvant se révéler contre-productifs, soit l’on accorde des « droits » à une certaine masse de gens sans les utiliser pour autant, ce qui peut se révéler préférable.Car pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? Pourquoi faire à dix ce que l’on peut faire tout seul?

Il reste que le climat social ne sera pas le même dans les deux cas, avec la Droite, il y a une mise au travail d’un maximum de gens aiors qu’avec la Gauche, l’on pratiquera une politique fiscale assez lourde pour couvrir les allocations et autres retraites. Dans les deux cas, tout dépendra du dynamisme de l’élite à créer du travaill, à engranger des excédents au niveau des échanges.C’est dire l’importance qu’il y a – dans tous les cas de figure- à favoriser l’élite, que l’on soit de Droite ou de Gauche, si l’on entend par là non pas la « bourgeoisie »  mais ceux qui ont la faculté de créer.  Que les ressources dégagées par le « travail » de cette élite – et qui s’appuieront toujours plus sur la robotisation -  servent une politique de Droite ou de Gauche importe assez peu mais il est vrai que sous un climat de Droite,  ceux d’en haut communiquent beaucoup plus avec les gens d’en bas que sous un climat de Gauche. On sait que les allocataires ne sont guère sollicités pour entrer ou rentrer dans la vie économique et se trouvent donc marginalisés davantage (on est dans « du pain et du cirque »)  que les « salariés ». Leur seul point commun est la consommation, que l’on soit allocataire de « droits » ou titulaire d’une fiche de paie tout comme l’élite quel que soit son  bord politique a peu ou  prou le même profil,  le même train de vie, et la même formation.

Actuellement, au regard de nos travaux sur la cyclicité, .la crédibilité sera du côté qui prendront la question de l’emploi à bras le corps, en proposant des solutions prometteuses et courageuses.. Solidarité dans le travail et non dans la protection sociale.

Quid de la question  du communautarisme, liée à celle de l’immigration? Là encore deux discours chez les hommes politiques, d’un côté, une volonté unitaire qui refoule les différences et de l’autre, une disposition à assumer la « multi-culturalité ».. Qu’est ce qui est ici de gauche et de droite?

Là encore, il importe de considérer la nécessité d’une certaine alternance. Tantôt, favoriser un certain brassage intercommunautaire et tantôt  accepter la multi-cultturalité avec non pas un peuple et une élite mais une élite pour chaque « peuple » au sein de l’Eatt. C’est donc le statut de l’Etat qui va diffèrer. Soit l’Etat  est voué à réguler la dite multi-culturalité et se pose en arbitre, l’espace public se trouvant  réduit à la portion congrue, soit l’Etat impose le respect d’une laïcité au sein d’un espace public élargi. Qu’est ce qui ici est plutôt de gauche ou plutôt de droite? Si le travail est standardisé, la cuisine, la musique, la langue, diffèrent d’une communauté à l’autre. On dira donc que la Droite serait plutôt « populaiste », unitaire, avec un brassage par le travail alors que la Gauche laisserait à chacun le loisir de dépenser sa « pension » comme il l’entend, ce qui est plus compatble avec  une certaine diversité culturelle.  On ne s’étonnera donc pas de voir que l’extréme droite soit hostile à cette multi-culturalité.

 

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JHB

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