24 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn L’astrologie comme représentation mécanique du monde

L’astrologie comme représentation mécanique du monde

par  Jacques  Halbronn

 

La meilleure définition que nous puissions actuellement proposer de l’astrologie pourrait être la suivante:  discipline s’occupant de la dimension mécanique des activités humaines, ce qui a l’avantage de préciser mais aussi de circonscrire son champ.

Quand on interroge  les astrophiles sur ce qui les a attiré au premier chef dans l’astrologie, il est pourtant rare que l’on nous réponde en soulignant  l’incidence d’un tel point de vue. Généralement, on nous parlera des « résultats » à la manière d’une Suzel Fuzeau-Braesch,(décédée, auteur de l’avant dernier  Que Sais je sur l’astrologie) admirative devant les portraits psychologiques fournis par Astroflash, c’esr à dire une interprétation par ordinateur mais c’est justement là qu’intervient la dimension mécanique du propos puisque l’on ne passe même pas par l’observation que le praticien pourrait faire de celui qui vient le consulter. On évoquera le cosmos mais le cosmos n’est-il pas comparable  à une mécanique, d’où l’expression mécanique céleste?

Ajoutons que le thème astral est censé être calculé avec précision et à partir d’une donnée de naissance aussi précise que possible (acte de naissance faisant foi) et que tout le processus prévisionnel est censé fonctionner comme un mécanisme d’horlogerie, avec les rouages que sont les transits et autres progressions, sans parler des comparaisons de thème, où l’on met en vis deux thèmes, au degré près, comme si nous étions des robots. On bascule ainsi dans un monde fortement mathématisé. Dane Rudhyar n’hésite pas à dire que l’astrologie est « l’algèbre de la vie »  (Pratique de l’astrologie)

Dès lors,  il existerait bel et bien un champ échappant au « pouvoir » de l’astrologie, à savoir ce qui n’est pas « mécanisé », « algébrisé » et il  nous semble utile que les astrologues de tous niveaux prennent conscience de l’existence  de  certaines limites. Disons que ce qui est mécanisé est prévisible par opposition à ce qui ne le serait point. La prévision astrologique trouverait donc sa légitimité prévisionnelle dans le fait même qu’elle étudierait des phénoménes, des « objets »  mécanisés.

S’il fallait rapprocher l’astrologie d’une autre discipline, nous suggérerions la sociologie bien plutôt que l’Histoire et ne suivrions donc pas André Barbault quand il intitule un de ses livres majeurs  Les astres et l’Histoire (Ed J. J . Pauvert, 1967). Certes, la science historique ne saurait ignorer-c’est ce qu’entend la « Nouvelle Histoire » -  un paramétre comme la sociologie ou comme la démographie, la météorologie mais elle ne saurait pour autant s’y réduire. De même, comment une personne pourrait-elle faire abstraction d’une certaine dimension cyclique de sa vie (cycle des saisons,  jour/nuit etc sans parler de la question physiologique, de la question des âges et des sexes). L’astrologie mondiale ne saurait donc être, selon nous, autre chose, qu’une socio-histoire, qui aborderait l’Histoire sous un certain angle nullement exhaustif.

La dimension géographique nous apparait comme un paramétre  dont l’astrologie ne saurait traiter et ce en dépit de moult tentations et tentatives. Et en effet, André Barbaut, lui-même, dans d’autres travaux antérieurs et postérieurs à l’ouvrage que nous avons cité, ne se fait pas faute de vouloir localiser le point d’impact de telle ou telle configuration, en tenant compte du caractère propre à chaque planéte impliquée, même si dans son livre de 67, il s’en abstient rigoureusement optant pour une approche « mondiallste », marqué qu’ll est (étant né en 1921) par l’exemple des deux « guerres mondiales » du XXe siècle, dont il annonçait – imprudemment-  une troisiéme édition avant la fin du dit siècle. On connait les travaux de tel ou tel astrologue  visant à introduire une dimension spatiale en Astrologie. En réalité, une chose est d’appliquer un modéle à une situation donnée, une autre de croire que le modéle peut décider quel pays sera « touché’ par une certaine configuration. Mais, c’est en fait la notion même de configuration reliant deux planétes entre elles (ce qui est la définition que Barbault donne du « cycle planétaire », qui fait  justement probléme. Nous avons montré que la configuration astrologique ne faisait sens que dans le cas d’une seule planéte associée à un facteur non planétaire (étoile fixe sur l’écliptique et  horizon-méridien, au regard de la rotation de la Terre).

Résumons-nous, l’astrologie est vouée à nous parler du temps mais il faut aussitôt préciser que le temps n’est qu’une dérivée de l’espace, que son prolongement. Par espace, nous entendons  un point à partir duquel on pourra extrapoler, la droite n’étant au fond  que le point complété par le temps. Il faut plus de temps pour tracer une droite que pour fixer un point.

En ce qui concerne les travaux de Gauquelin, nous avons montré que ce qui avait compté dans l’Histoire de l’Humanité, avait été non pas le thème de naissance mais celui de conception, ce qui devient tout à fait évident à la lecture des Livres III et IV de la Tétrabible (IIe siècle de notre ère)/ Autrement dit, l’homme choisit l’instant de la conception alors qu’il serait bien en peine de fixer celui de la naissance, à un jour près.. Et à partir de cette « élection » (on parle d’une astrologie d’élection), tout le reste s’enchaine dans le temps. Mais il est clair que le choix de cet instant n’est pas déterminé par l’astrologie mais qu’il va enclencher un processus astrologique, sachant que l’élection visait autrefois à ce que la conception ait lieu lors du lever ou de la culmination d’une planéte, ce qui serait à l’origine de la notion d’ascendant. Vu que le ,nombre de planétes connu dans l’Antiquité était fort limité, il fallait attendre le moment opportun, ce qui se présentait jour après jour, au choix,  sachant que toute planéte peut se trouver en tout point du ciel -en mouvement diurne  en 24h. On aura compris qu’il n’était nullement question ici de tenir compte  du signe zodiacal et d’ailleurs les travaux de Gauuqelin ne donnent rien en ce sens.

Certes, de nos jours, les choses ne se passent plus ainsi et ce qui relevait autrefois de la liberté des personnes a basculé dans un processus automatique. Force en effet est de constater que la mécanisation nous guette et gagne du terrain, que ce que nos ancêtres accomplissaient librement n’est plus à notre portée et de toute façon, présentement, pas dans le champ de notre conscience.Il reste que la procréation est devenue une affaire bien contrôlée et qu’il  nous revient d’enclencher ou non la mécanique de l’enfantement et de la laisser ou non se poursuivre jusu’à son terme.

La géographie reste un champ hors de portée de l’Astrologie et il convient de l’en exclure. On en dira autant bien entendu d’un autre « dada » d’André Barbault, à savoir la pyschanalyse  (cf De la psychanalyse à l’astrologie,  Paris, Seuil, 1961) qui transgresse également – tout comme la géographie- les limites incombant à l’astrologie et en ce sens nous ne saurions suivre les tenants du thème natal individuel;,  Une chose est de dire, avec Gauquelin, qu’il exste une typologie planétaire, forcément très limitée, et une autre de prétendre appréhender l’histoire d’un individu en particulier comme semble l’avoir cru un Dane Rufhyar-(Astrologie de la Personnalité, d’abord paru en anglais)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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