02 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn L’alternance Gauche -Droite, principe de réalité et principe de plaisir au prisme de l’astrologie alpha -oméga

 

L’alternance Gauche-Droite, principe de réalité et principe de plaisir au prisme de l’astrologie alpha-oméga.

par  Jacques  Halbronn

« Aujourd’hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. » (François Hollande, 01. 12 2016)

L’astrologie est-elle en mesure d’intervenir dans le débat politique au lieu de se présenter comme observateur passif.? Il faudrait évidemment pour cela  qu’elle fût écoutée  et d’autre part qu’elle fût assez sûre d’elle-même pour conseiller les acteurs concernés en leur permettant d’anticiper. Mais pour cela, il importe de pratiquer une certaine interdisciplinarité sans laquelle le propos de l’astrologue ne porterait pas., du fait de sa méconnaissance  de la sociologie politique..En fait,  un chercheur se doit d’appliquer son intelligence- dans tous les sens du terme- à l’ensemble du champ  qu’il aborde, ce qui signifie qu’il sera amené à repenser les notions mêmes dont il aura à se servir. Et dans le cas présent, l’astrologue ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur ce que signifient ces notions de Droite et de Gauche, laquelle réflexion se devra d’être pertinente en soi, par delà toute considératon proprement astrologique. .

Le sujet s’avère délicat  car il n’est nullement certain que  les représentions qui circulent quant à la Droite et à la Gauche soient  forcément pertinentes., tant les interférences des programmes entre ces deux voies sont évidentes. Force, en effet, est de constater que chaque camp reprend à son compte les thèmes  de l’autre comme dans le cas du « plein emploi ». ou de la laïcité.

Nous emprunterons à Freud la dialectique du principe de réalité et de plaisir, pour qualifier le programme « naturel » de la Gauche et de la Droite, respectivement*. Entendons par là que le discours unitaire, cher à la Droite et à l’Extréme Droite ne nous semble pas correspondre à un principe de réalité, mais basculer vers un certain fantasme articulé sur l’idée du « peuple » (en allemand Vokl Ein Volk, ein Reich, ein Fûhret), d’où le qualificatif de populisme, lequel refuse de diviser, de distinguer, de penser une quelconque dualité quant à la gestion des problémes, avec le refus d’une société « à deux vitesses »…

Face au populisme unitaire actuel, la seule riposte, la seule parade voire la seule antidote  nous apparait comme l’offre d’une véritable alternative. Mais la Gauche est-elle capable de formuler sereinement et clairement en quoi cela consisterait, ce qui correspondrait littéralement à prendre  un contre-pied? En effet, qu’est ce qui s’oppose au populisme, sinon le refus de la démarche unitaire? Or, la Gauche se doit de revendiquer le principe d’une société duelle, comme cela ressort de la distinction entre secteur public et secteur privé, ce que la Droite tend à contester, en voulant  diminuer le nombre de fonctionnaires pour faire des économies et il en est de même d’une mise en question par la Droite  de toute extension- »aggravation » – d’une politique « sociale », quand la Droite entend privilégier l’emploi comme solution idéale sinon comme panacée..

Mais la mise en oeuvre d’un véritable programme « ‘commun » de la Gauche passe par la reconnaissance d’un certain nombre de clivages dont nous n’avons eu de cesse de traiter en d’autres occasions, comme notre critique de la « théorie du genre »,. La Droite est selon nous marquée par un certain déni de réalité, caractérisé  refus d’assumer les différences au profit d’une idéologie unitariste.

On aura compris que nous entendons mettre nos travaux astrologiques au service des enjeux politiques  la prochaine élection présidentielle, sans passer par la pratique d’un quelconque thème astral  de telle ou telle personnalité, ce qui appartient selon nous à l’astrologie de « papa »., en train de faire long feu.

Prendre le contre-pied du programme « populiste » et unitaire des Droits (celle de Fllon et celle de Le Pen), cela signifie  assumer pleinement un réalisme  reconnaissant pleinement la multiculturalité, la diversité des conditions et des statuts. Il faut de tout pour faire un monde. Le slogan que nous suggérons est le suivant  :  pour le respect des différences. Mais cela implique aussi un certain devoir de réserve en prenant le mot dans tous les sens du terme.. Cela passe par l’acceptation de quartiers voués à tel ou tel groupe, comme l’on accepte qu’il  y ait des lieux  préposés à telle ou telle activité, comme les lieux de culte, comme les salles de concert ou de sport.  Il importe de favoriser et de dynamiser la vie de quartier car il importe de favoriser le sentiment d’appartenance non pas tant à la Nation mais à tel ou tel groupe, en évitant absolument  de laisser les individus à eux mêmes.  On pourra, si l’on veut parler de communautarisme et il importe que la Gauche ne suive pas la Droite dans la stigmatisation de ce mot.. On doit  répéter par ailleurs qu’avec les progrès de productivité, l’objectif de plein emploi fera de moins en moins sens, dans les décennies à venir, d’où l’intérêt, d’un revenu universel déconnecté de l’emploi.  La Gauche doit favoriser l’excellence dans la recherche  car elle a autant le devoir de s’occuper des défavorisés que des élltes, et ce dans le respect des différences.

La diversité doit devenir un mot clef du discours de la Gauche et cela  conduit aussi à évter les phénoménes de mimétisme qui conduisent à  imiter un autre groupe que celui auquel on appartient objectivement, selon le principe de réalité posé plus haut. Aui niveau écologique, cela signifie une certain autonomie des quartiers donc la limitation des transports, l’utilisation des ressources locales et renouvelables, ce qui passe par une meilleure connaissance des potentialités de chacun dans le cadre d’une politique de proximité tout à fait compatible avec une certaine idée du socialisme selon la formule  « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » -que l’on retrouve sous la plume de Karl Marx dans la Critique du programme de Gotha (1875,, publié en 1891). L’énoncé existe (cf Wikipédia) « sous des variantes comme De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins ou De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins – est un adage résumant de manière générale les principes d’une société socialiste – ou communiste, au sens premier du terme. Apparu sous diverses formes, chez des auteurs comme Étienne Cabet ou Louis Blanc, il connaît une fortune particulière au temps du socialisme utopique, puis dans la pensée anarchiste »

Enfin, laissons à la Droite l’idée d²une identité nationale au profit de ce que nous appellons une identité « impériale » car il est clair que l’idée même de laicité a émergé dans des sociétés multiculturelles, le rôle de l’Etat étant de gérer une telle diversité.  Du fait de ce roman impérial, il devient bien plus aisé d’intégrer des populations marquées par un  colonialisme français à assumer. La France est un des grands empires qui auront marqué le monde depuis mille ans et l’Union Européenne ne saurait être son seul  horizon car la France est surdimensionnée par rapport à un tel cadre.  Il ne s’agit nullement de basculer dans un souverainisme étriqué, replié sur l’hexagone, la « métropole ».  Le passé impérial de la France est ainsi autrement plus impressionnant que celui de l’Allemagne ou de l’Italie modernes, il est  à rapprocher bien plutôt du cas du Royaume Uni et de la péninsule ibérique, soit la façade atlantique du continent européen, ce qui englobe aussi les Pays Bas, au passé impérial également remarquable. On peut ainsi envisager un regroupement de l’Europe du littoral atlantique qui pourrait faire plus sens à la longue que ce que réprésente celui qui concerne l’Europe Centrale et Orientale, dont les réalisations outre Mer sont bien plus médiocres. Cette approche impériale permet également  de  considérer  les autres continents comme relevant de cet impérialisme européen, cela vaut pour les Amériques comme pour l’Afrique et l’Océanie sans oublier l’Inde et l’Indonésie.

En conclusion, il est un certain nombre de tabous que la Gauche devra évacuer: celui du communautarisme et du multiculturalisme, celui d’une société  à deux vitesses, celui du colonialisme. C’est à ce prix, que la Gauche deviendra une alternative crédible, ce qui pourrait lui assurer pour le moins de figurer au second tour des élections présidentielles et d’obtenir une présence importante à l’Assemblée Nationale. En effet,  la période actuelle n’est pas favorable, selon nos calculs à la Gauche mais les temps changent et il n’est pas interdit de penser que d’ici les élections,  l’on n’assiste au début d’un déclin de l’idéologie populiste, tant celle-ci est dans le déni du réel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02 12 16

 

 

JHB

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