14 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Les vraies raisons du clivage entre Droite Républicaine et Extréme Droite.

Les vraies raisons du clivage entre Droite Républicaine et Extréme Droite.

par  Jacques  Halbronn

 

Nos travaux consacrés au psychisme féminin  trouvent dans le programme du Front National une certaine illustration et les récents  débats entre  Marine Le Pen  et sa nièce Marion Maréchal Le Pen avec des représentants d’autres courants politiques nous semblent tout à fait révélateurs. Nous disposons ici d’une grille de lecture dont ne disposent pas d’autres observateurs de la vie politique française et il nous semble urgent d’apprendre à s’en servir si l’on veut  mener à bien une analyse de la démarche  du FN et de ses points aveugles.

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Il nous est en effet apparu que pour les deux « championnes » du FN – on note que les autres partis ne sont pas dirigés par des femmes et qu’il y a par ailleurs très peu de femmes en lice pour les élections présidentielles et encore moins de femmes susceptibles d’entrer dans la course avec quelque chance de succés  en dehors de la mouvance FN. D’aucuns soutiendront que la présence de ces deux femmes  comme figures de proue du FN tient au pur hasard. Ce n’est nullement notre avis/

Selon notre grille, les femmes ont tendance à nier les clivages socio-culturels alors qu’elles seraient très sensibles à la notion de changement d’époque.

Un tel déni des clivages au sein de l’espace social est patent notamment dans l’argumentation contre l’accueil de migrants. L’argument avancé par ces dames est que cela prend du  travail aux citoyens français.  A cela Manuel Vals a répondu que les tâches dévolues  aux immigrés correspondent à des tâches dont  les « Français » ne veulent pas ou plus se charger.

Un tel discours semble inaudible par le FN tout comme l’est celui du respect des différences d’origine, de provenance. Dans un cas comme dans l’autre, le message plus ou moins subliminal du FN est que tout est question de flexibilité et de « bonne » volonté. Ces deux dirigeantes ne semblent pas vouloir comprendre que les gens ne peuvent pas faire n’importe quoi, qu’ils ont des limites à ne pas franchir dans leur mode de fonctionnement..

Selon nous, le clivage majeur qui domine la vie politique française  et qui interdit toute alliance entre la Droite « républicaine » et l »Extreme Droite » tiendrait à cette féminité du FN. Or, un tel clivage mérite d’être psychanalysé tant il est posé comme une évidence  sans véritable explicitation.  On pourrait d’ailleurs se demander si le terme « extréme » utilisé tant pour désigner une partie de la Gauche que de la Droite ne désignerait pas dans les deux cas une certaine dérive « fémiiniste » qui ne dit pas son nom et que l’on ne peut nommer comme telle, tant certaines convergences « populistes » semblent assez patentes/

Le terme « peuple » nous semble d’ailleurs devoir être associé au fémiinin en ce sens qu’il  implique une certaine forme d’anonymat face aux « people » bien diférenciés, quant à eux, , ayant droit à une véritable identité.  Le féminisme serait viscéralement anti-élitiste tant il est vrai que l’Histoire de l’élite est celle des hommes.

Tant que l’on n’aura pas avancé sur la question du masculin et du féminin, on assistera à ce genre de fantasmagorie où les choses ne sont pas nommées en dépit -faut-il le souligner- de ce signal très fort de ces deux femmes, figure de proue du FN en 2016.

Il y a quelque part incompatibilité entre une gouvernance d’inspiration masculine et une autre d’inspiration masculine. On ne doit pas être surpris, outre mesure, que le débat sur l’accueil des immigrés en France et sur l’intégration des « communautés » ait pris une telle ampleur car il y a bien là une ligne de clivage qui touche à une certaine forme de viscéralité psychique, que nous avons définie comme un déni féminin  de toute légitimité à « diviser » le monde, quel que soit le critère avancé. Les femmes seraient comme impuissantes à penser, à entendre  la diversité spatiale. Elles seraient en revanche tout à fait disposées à déclarer l’avénement de temps  nouveaux, exigeant de nouvelles formes d’adaptation. Certains ouvrages, comme ceux de Miranda Gray, aux Etats Unis (La femme optimale,  Paris, Le Courrier du Livre, 2015),  soulignent le rapport des femmes au Temps, du fait même de certains processus périodiques qu’elles subissent (jusqu’à la ménopause).

Il  semble nécessaire de crever l’abcès lié à ce non-dit mais cela implique de ne pas se laisser obnubilé par un certain terrorisme intellectuel interdisant de penser le féminin quant au comportement psychologique, intellectuel.  En ce sens, un personnage comme Donald Trump ne semble pas souffrir d’un tel complexe concernant le discours sur les femmes et l’on a pu  noter la défaite d’Hilary Clinton. En ce sens,  le rapprochement entre Trump et le FN semble des pus discutables. Selon nous, la seule antidote, notamment pour la Gauche qui a beaucoup à perdre, à l’occasion des prochaines élections,  serait de dénoncer une certaine mentalité visant d’ailleurs à  miner le pouvoir masculin, sans vouloir l’avouer..

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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