30 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Mission des Juifs, du Messie: interrogations et enjeux. Le faux proophétisme autour de Jésus

Mission  des  Juifs,  du Messie: interrogations et enjeux. Le faux prophétisme autour de Jésus

par  Jacques  Halbronn

 

Quelle est donc la mission des Juifs, à quoi servent ils? Le savent-ils eux mêmes? Qu’est ce qui prouve que Jésus était le Messie, en quoi son avénement a-t–l changé le cours de l’Humanité  à part le fait que s’est instaurée une nouvelle religion prétendant se substituer à un judaisme qui aurait failli tout comme d’ailleurs Adam et Eve auraient failli (péché originel)? L’Humanité  serait ainsi l’héritière de toutes sortes d’échecs. Or, pour nous, on ne parle d’échecs que par ignorance des  véritables enjeux et des  vraies échéances.

La question du « timing » nous préoccupe: quelle est l’opportunité de telles échéances et à quel moment, selon quels critères, est-on en mesure d’apprécier  la réussite ou l’échec de telle ou telle mission?

En ce qui concerne les Juifs,  qu’est ce qui autorise certaines religions à décider qu’ils ont failli à leur missionµ? On nous dit qu’ils n’ont pas su reconnaitre le Messie mais quelle était la mission du dit Messie. et en quoi sa non reconnaissance par les Juifs a-t-elle eu des conséquences dramatiques pour l’Humanité? Selon nous, cette mission concerne l’avenir de l’Humanité et notamment ce qui va se jouer assez prochainement. Le fait que les Juifs soient toujours présents au monde est signifiant de leur disponibilité si ce n’est qu’il ne nous semble pas que les Juifs eux -mêmes aient une claire conscience des enjeux et que l’on s’en tient à la question de la perpétuation des pratiques.

Nous sommes assez  récalcitrants face à un discours qui se limite à dire que la mission du Messie  (Jésus ou qui que ce soit d’autre)  dépendait de sa reconnaissance ou que celle des Juifs de leur fidélité à leur dieu. Un tel discours nous semble révélateur d’une certaine vacuité de la pensée On nous  parle des moyens et non de la fin. Et dès lors, de quel échec est-il question?

De même, quand on nous parle d’un péché originel, de quelle faute passé s’agit-il? Il nous semble que la réponse est bien plutôt dans le futur que dans le passé!

si, comme nous le pensons, les Juifs ont un rôle à jouer dans l’avenir quel sens y a–t-il à parler d’échec prématurément? Si le Messie a un rôle à jouer, en quoi cela consiste-t-il? Quand on nous parle d’apocalypse, en revanche, l’on s’accorde en général- chez les commentateurs(  pour nous dire que cela concerne le futur!! Deux poids, deux mesures. Force en effet est de constater que les événements annoncés dans cet ouvrage n’ont pas encore eu lieu: Mais alors, ne faudrait-il pas se demander si le Messie est lui aussi à venir et que ce Jésus ne fait que réitèrer et non accomplir une prophétie et d’ailleurs, c’est bien ce qui se passe, puisque l’on ne cesse de nous répéter que le Messie avait été annoncé?

La vraie question qui se pose est celle-ci: que doit-on attendre du Messie en dehors du fait qu’il correspond à telle ou telle description qui n’épuise nullement ce qu’il est censé accomplir? On ne saurait se contenter d’une réponse du genre: Jésus correspond, ressemble  à la description du Messie. On juge l’arbre à stsedeqes fruits. Il est plus facile d’imiter une apparence que d’être à la hauteur d’un événements surtout quand cet événement n’a pas lieu! Si  l’on admet que l’Apocalypse n’a pas eu lieu comme annoncé, c’est bien que ce Messie n’en était pas un ou qu’au mieux il n’était qu’un prophéte pour un futur plus ou moins lointain, d’où d’ailleurs l’idée d’un Second Avénement qui est un aveu  d’un échec synchronique.  C’est bien là que se situe l’échec.

Maintenant, que les Juifs aient refusé  une échéance qui n’en était pas une nous fait penser, toutes proportions gardées, au refus de la France de s’allier aux USA dans la seconde guerre du Golfe.

Cela dit, il conviendrait que l’on nous précise ce qui va se passer, de quel enjeu il s’agit qui donnerait sens au Messieà venir – et  non à un Messie  prématuré  comme le fut Jésus-  et à la présence juive.

Il nous semble que les temps actuels nous aident à nous faire une idée des périls qui attendent l’Humanité et donnent sens notamment au chapitre II de la Genése concerne la « faute d’Adam ».

C’est le Shabbat qui nous en donne la clef quand il nous met en garde contre les femmes et les machines en nous demandant de les exclure du moins durant le temps imparti. Le Shabbat engage les hommes à se passer de tout cet environnement que nous appelons pour notre part la « maisonnée » – la « maison » dont parle les Dix Commandements (conditions d’observance  du Shabbat et convoitise des biens du prochain) Lors de’ l’Office du Shabbat,  il est rappelé que cette pratique hebdmadaire est le « signe » (Oth en hébreu) de l’alliance (Brit) entre les Hébreux et leur Dieu, plus probablement que la circoncision laquelle renvoie également à l’alliance (Brit Mila)

Malheureusement, le Shabbat n’est pas vraiment respecté de nos jours et cela n’augura pas bien de l’avenir si on ne le rétablit pas dans sa pureté. La preuve en est que l’on y manie, le samedi matin, les rouleaux de la Torah, qui sont  un objet extérieur à l’homme alors que le Shabbat nous met précisément en garde contre l’intrusion de tout objet. Le véritable esprit du Shabbat  c’est la libération de tout ce qui prétend seconder, aider l’homme, Or, cette aide n’est-elle pas personnifiée par cette femme  (Isha) que Dieu offre à l’homme (Ish) au chapitre II de la Genése? Mais qui est ce dieu tentateur sinon Satan ou un dieu sous l’influence de Satan? En ce sens, ce chapitre nous apparait comme prophétique à l’aune de notre temps, tant les femmes, de nos jours, sont intrusives dans leur revendication égalitaire. Autrement dit, ce que nous lisons dans la Bible (Ancien et Nouveau Testaments confondus) fait particulièrement sens pour notre temps.

En accordant de l’importance au dimanche, les Chrétiens ne s’inscriraient plus dans l’esprit du Shabbat mais bien dans le monde dont le Shabbat entend s’abstraire puisque le dimanche est le premier jour de la semaine, celui de la Sortie du Shabbat.

En conclusion, on aura compris qu’il est bien prématuré de parler de l’échec d’une mission qui n’a pas encore rencontré son échéance  pas plus que de la réussite d’une mission qui annonce un danger qui ne s’est pas encore présenté.

Les Juifs ne sauraient se contenter d’exister. En n’affirmant pas clairement le sens du Shabbat, ils permettent à leurs détracteurs de parler de leur échec, voire de leur chute,  en instrumentalisant Satan qui les aura fait  trébucher. Mais selon nous,  les échéances sont devant nous et il est vain de disqualifier  ceux qui ont y ont été préparés en les mettant en situation d’échec du fait de la non -reconnaissance d’un Messie dont avait trop tôt annoncé l’avénement dans les milieux chrétiens. L’idée d’un Second Avénement semble en ce sens plus raisonnable même si elle valide abusivement l’existence d’un premier Avénement. (cf notre thèse d’Etat, Ed. du Septentrion,  Le texte propghétique en France, Formation et Fortune, 1999)

Mais revenons sur le dossier prophétique élaboré autour du personnage de Jésus. Les tenants de son messianisme ne trouvent rien de mieux à  mettre en avant  que le « fait »  que sa venue avait été annoncée. Mais un tel argtsedequment peut se retourner très aisément car suffit-il de se dire Messie pour prendre appui sur des prophéties « messianiques »? Encore faudrait-il démontrer que Jésus est bien le « messie » annoncé mais aussi que le temps de Jésus était « messianique »., ce  qui est sensiblement plus difficile à mettre e évidence que de déclarer qu’Un Tel est le Messie. Cela fait penser au sketch de Pierre Dac « Il dit qu’il peut le faire ». Un Messie sans temps messianique, cela ne fait pas sérieux!  On sait que ce qu’annonçait l’Apcalypse  pour advenir du temps de Jéus n’a pas eu lieu et Jésus est mort  trop tôt – à 33 ans- pour ne pas avoir eu à constater son échec. Certes, il existe des « self fulfiling prophecies » mais  cela ne saurait se limiter à ce qu’un groupe annonce qu’ Un Tel est le Messie!  Pas plus que toute revendication ne démontre son efficace par  le seul fait d’une déclaration.

Il convent d’appréhender un tel dossier en soulignant qu’une chose prévisible n’est pas nécessairement une chose prévue. Je peux annoncer quelque chose qui n’aura pas lieu à la date prévue ou vivre quelque chose qui n’avait pas été prévu. Il y a dans les deux cas échec prévisionnel. Entendons par là que l’on n’est pas prophéte du seul fait que l’on annonce un événement à venir dès lors que l’on n’en précise pas avec suffisamment de précision la date. En fait, nous savons ce qui doit arriver « tôt ou tard » mais « tôt ou tard » ne suffit pas. Une prophétie -comme celle attribuée à Nostradamus (cf notre post doctorat sur le Dominicain Giffre de Réchac et la naissance de la critique nostradamique, EPHE, VE section, 2007)- qui finit par s’accomplir est-elle crédible quand le temps de son accomplissement  n’a pas été prévu correctement?

Les tenants d’un Second Avénement (cf notre thèse d’Etat, Le texte prophétique en France, opus cité) reconnaissent plus ou moins ouvertement l’échec de Jésus (cf l’Eglise de l’Unification fondée par Moon ou encore les Témoins de Jéovah)  mais en fait, ils reconstituent ce faisant la  dynamique marquant le temps de Jésus, en s’efforçant de récolter autant de « signes » que l’on s’approche vraiment-cette fois-  d’une échéance cruciale, avec 2000 ans grosso modo de retard?  Nous serions donc enfin à l’orée de ces ‘temps messianiques » qui n’étaient pas au rendez-vous lors de la prédication de Jésus.  D’aucuns soutiennent que si les temps messianiques n’ont pas eu lieu  comme prévu, en temps et en heure, c’est parce que Jésus a été crucifié, ce qui, nous dit-on, n’aurait  pas du avoir lieu. On peut même se demander- si on avait l’esprit mal tourné-  si la crucifixion n’a pas été une invention pour sauver la face d’un prophétisme mal parti. Jésus était le Messie mais on l’a empêché de faire ce qu’il avait à faire, nous dit-on! Quand on interroge tel ou tel prédicateur sur ce qui se serait passé si Jésus n’avait pas subi le sort qu’on lui assigné, plus ou moins véridiquement, on nous répond que le christianisme se serait répandu plus vite ou qu’il se serait étendu davantage vers l’Orient. Et après?

Mais au bout du compte, si l’on entend dresser un bilan, force est de constater que s’il n’y a pas eu de temps messianiques, apocalyptiques (selon Jean, apocalypse signifiant en grec révélation), il s’est bien formé une Eglise avec ses croyants, ce qui aura marqué  notamment le continent européen tout comme on peut valider le message de l’Islam à ses réalisations.( à partir du VIIe siècle). Autrement dit, l’Eglise serait au fond le fruit de ces temps messianiques. Elle aurait donc ipso facto, par son existence même, un caractère messianique,  générant un monde nouveau, obéissant à des régles nouvelles (ou en rejetant des anciennes). Les messianisme de Jésus serait une sorte de « révolution de palais » aux dépends des Juifs, détrônés mais là rien de vraiment surnaturel si ce n’est justement  la chute du peuple de Dieu. Au fond, les temps messianiques, au sens  chrétien du terme, seraient marqués par  le changement d’alliance entre Dieu et l’Humanité. Le prophétisme  selon le christianisme tournerait autour l’annonce d’un tel changement d’alliance et de fait  à la suite de Jésus,  un tel changement aura bien eu lieu, sinon du point de vue de Dieu, du moins du point de vue des hommes. Autrement dit, le messianisme autour de Jésus nous apparait comme une affaire bien plus humaine que divine..

On ajoutera que ce Messie qui devait avant toute chose « sauver » les Juifs n’y sera nullement parvenu. Mais là encore, l’on nous explique que si les juifs avaient accepté Jésus pour leur Messie, ils auraient connu un tout autre sort. Donc on nous dit, plus ou moins, en filigranes, c’est le refus des Juifs face aux prétentions de Jésus qui aura fait échoué la mission de Jésus. C’est dire à quel point la mort de Jésus et les conditions de cette mort -dont on nous fournit tout un dossier détaillé et circonstancié qui montre à quel point cette mort (supposée) aura pu être instrumentalisée qui aura tout fait raté. Cela nous fait songer à l’histoire de Jonas dont la prophétie n’a pu s’accomplir du fait du repentir des gens de Ninive.  En d’autres termes, avec le dossier Jésus, on a droit à une remarquable  apologie de l’échec prophétique. Les juifs seraient au bout du compte responsables et coupables de la mission de Jésus. Il faudrait donc s’entendre: on combine- parmi les Chrétiens-  des arguments visant à expliquer un échec avec une autre version qui s’efforce au contraire de montrer que tout est advenu comme prévu.

La comparaison entre le sacrifice d’Isaac  et celui de Jésus montre bien que l’épisode de la crucifixion faisait bien partie intégrante du récit christique, si ce n’est en ce qui concerna sa conclusion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 01 17

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