13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn L’usage révélateur du mot Elohim dans Génése et Exode. Un hold up théologique

Li’usage  révélateur  du mot Elohim dans Genése et Exode. Un hold up  théologique.

par  Jacques  Halbronn

Il importe de distinguer l’usage d’Elohim non associé à une personne ou à un groupe et l’usage d’Elohim comme étant  complété par l’affirmation d’un  lien spécifique.

Ainsi, dans la plupart des cas, Elohim  figure accompagné d’un possessif singulier ou pluriel :: mon dieu ton dieu (Elohékha, dans le Shéma Israel),, notre dieu (Elohénou,  dans le Shéma Israel), votre  Dieu, leur Dieu etc  ou encore Dieu d’Israël..

En revanche Yahvé ne fait pas l’objet d’un tel traitement, c’est la forme Elohim qui est déclinée en apposition mais le plus souvent, on trouve Yahvé seul, sans autre précision..

Dans la Génése, si on laisse de côté les 4 premiers chapitres que nous avons déclaré, dans un précédent texte apocryphe,  on trouve Elohim  sans aucune adjonction. Tout se passe comme si l’on était passé d’un Dieu pour toute l’humanité à un Dieu qui ne s’attacherait plus qu’au seul peuple hébreu, à partir d’Abraham, ce qui laisse évidemment entendre qu’il existerait d’autres dieux, ce qui est la seul raison de l’usage d’un possessif. La forme Yahvé est absente du Livre de la Genése en dehors des premiers chapitres.

C’est précisément dans les chapitres II, III  et IV que l’on trouve la forme  Yahvé Elohim qui ne fait guère sens, sans accompagnement d’un marqueur possessif. Ecrire Yahvé Elohim serait donc une aberration. Ce n’est d’ailleurs que dans l’Exode- chapitre III – que la forme Yahvé apparait (à part évidemment les premiers chapitres de la Genése)  alors même que le dieu  d’Abraham n’a pas encore donné son nom.

Dans l’Exode,  Yahvé remplace le Elohim de la Genése (à partir du ch V) et l’on connait le débat sur les Yahvistes et les Elohistes, dans la critique biblique.

Il nous semble assez clair que Yahvé se présente comme l’un des dieux, l’un des Elohim, celui qui est affecté au peuple hébreu. En refusant d’indiquer un possessif associé à Yahvé et à Elohim, l’on remet en question une telle présentation et l’on tente de présenter Yahvé comme englobant l’ensemble Elohim et ne pouvant donc être réservé au seul Israël.  On dépossède  ce faisant Israel de « son » dieu en évacuant les marques  grammaticales du possessif.

DE telles observations  viennent confirmer l’empreinte chrétienne sur les premiers chapitres de la Génése  avec d’une part  la mise en scéne du péché originel et de l’autre l’affirmatrion de Yahvé non plus comme le nom d’un des dieux  mais comme le nom générique des dieux, ce qui sera finalement compris comme un singulier.

Le monothéisme serait ainsi né d’un refus d’accorder aux Hébreu  des droits ilmprescriptibles  sur l ‘un des dieux, Yahvé en faisant de Yahvé le dieu unique, et dans ce cas comment pourrait-il être réservé à Israël?  On assiste là à une sorte de hold -up  théologique,  à une dépossession.

Il convient donc d’examiner, avec la plus grande attention les 4 premiers chapitres de la  Genése  et notamment les chapitres II, III  et IV.. C’est ainsi qu’au chapitre IV, on trouve même la forme Yahvé sans Elohim aux versets 9  et 13  dans le dialogue de Dieu avec Caïn./ La rédaction de Genése IV  diffère ainsi de Genése II  et III   mais aussi de Genése I. Le chapitre IV  commence au lendemain de la sortie du Jardin d’Eden et aurait donc été ajouté par la suite, mettant en scéne Abel et Cain dont il n’avait pas été question auparavant et dont il ne sera d’ailleurs plus question en dehors du dit chapitre IV, puisque c’est Seth qui apparaitra comme le fils d’Adam.(fin ch IV  et début V)  Toute l’affaire Cain-Abel tient donc en un seul et unique chapitre de la Genése et toute l’affaire du Jardin d’Eden tient dans deux chapitres seulement, les II et IIIe. En trois chapitres II, III  et IV  toute une imagerie – une série de paraboles, se mettra en place dont les Evangiles ne semblent pas avoir eu connaissance mais qui se manifeste dans la seconde partie du Ier siècle (ap JC),, sachant que le Second Temple sera détruit en 70, notamment avec l’Epitre au Hébreux qui cite explicitement Abel./ On doit ainsi opposer les Evangiles et les Epîtres comme s’appuyant sur des corpus différents, l’influence de Paul étant flagrante dans l’exploitation des premiers chapitres de la Genése..

En ce qui concerne le premier chapitre de la Genése, nous n’excluons pas qu’il ait pu constituer un préambule à l’exposé des Toldoth  et dans ce cas l’interpolation ne concernerait que les chapitres II,; III  et IV.  En effet, dans ce chapitre, on trouve Elohim sans Yahvé, comme dans les chapitres V et suivants. La forme Yahvé Elohim  ne s’observe que dans les chapitres II et III. Quant au chapitre IV, l’on trouve Yahvé mais pas Elohim. En tout état de cause, l’usage de Yahvé dans le Livre de la Genése se limite aux chapitres II à IV.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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