17 février 2017 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn L’intrusion d’Israël dans le Livre de l’Exode. Un processus de substitution

L’intrusion d’Israel  dans le Livre de l’Exode. Un processus de substitution

par  Jacques  Halbronn

 

Le fait qu’à la mort de Salomon,  les tribus du Nord n’aient plus reconnu le pouvoir de celles du Sud,et aient adopté le nom d’Israël, face au Royaume de Juda, devrait nous avoir enseigné que la présende de la mention d’Israel dans le Livre de l’Exode n’a rien d’évident et serait même suspecte.

Nous avons déjà déclaré que nous soupçonnions qu’il y ait pu y avoir des interpolations dans le corpus du Pentateuque visant à substituer en quelque sort Israel à Judah, faisant ainsi du peuple du Nord le bénéficiaire de l’alliance avec Yahvé. Le fait que Yahvé ne cite pas le ,nom de Judah après celui de Jacob, quand il s’adresse à Moïse,  nous semble assez révélateur mais aussi le fait que Jacon ait pris le nom d’Israel, dans le Livre de la Genése.

On peut même se demander si les tribus d’Israel ne correspondaient aux occupants d’origine, face à l’invasion des Hébreux. Le second Livre des Chroniques témoigne de l’existence, en tout cas, d’un certain joug subi par le Nord au profit du Sud et dont les tribus du Nord espéraient alléger le poids à la mort de Salomon. Comme cela ne se fit pas, ils réclamèrent leur indépendance.

Les mentions d’Israel ne manquent pas à commencer par le célébre Shéma Israel que Moise adresse au « peuple ». Est-il si évident qu’il ait eu à employer ce terme d’Israel? ?Nous y voyons, pour notre part, comme a déjà été dit, un processus de substitution à l’encontre de Judah.

Rappelons que pour nous,  le tétragramme devait initialement comporter la lettre Daleth (valeur 4), ce qui le rapprochait du nom de Juda (Yehouda). En supprimant le Daleth, la connexion était ainsi rompue et l’explication donnée dans le texte ne serait qu’un leurre. Je suis celui qui est, en jouant sur le fait que la suppression du Daleth  génére la racine correspondant au verbe être, en hébreu alors que la forme Juda vient du verbe qui signifie remercier (que l’on retrouve en hébreu moderne dans Toda, merci)

Selon nous, ce qu’on appelle l’Ancien Testament comporte des éléments assez disparates et dans sa rédaction finale, il semble probable que certaines formulations n’étaient plus perçues selon leur véritable enjeu tout comme dans les Centuries de Nostradamus, le premier et le second volets circulèrent selon nous séparément car liés à des des camps opposés avant d’être réunis.

C’est ainsi que le chapitre 49 de la Genése  désigne bien Judah comme le personnage central auquel devront se soumettre ses frères mais l’on trouve aussi à un autre endroit la même promesse à l’intention de Joseph, un autre frère, qui rêvait que ses frères se prosternaient devant lui. Les deux scénarios cohabitent ainsi allégrement, à quelques chapitres d’intervalle!

Enfin, rappelons la question des Samaritains qui demeuraient en Galilée et non en Judée et qui développèrent des pratiques paralléles non plus axée sur Jérusalem mais sur le Mont Garizin. Il semblerait que le canon biblique ait intégré un nombre significatif d’éléments favorables au Royaume d’Israel et que l’on n’en ait plus eu conscience lors de sa compilation ultime.

 

 

 

 

 

 

JHB

17. 02. 17

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