01 avril 2017 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn L’empreinte du Roi David sur le christianisme

L’empreinte du Roi David sur le christianisme

par  jacques  Halbronn

il convient de préciser que sous David et Salomon se trouvèrent toutes sortes de populations, juives comme non juives. En fait, il s’est agi durant quelques décennies d’un empire surdimensionné/

cela conduisit David à vouloir établir une religion également impériale, c’est à dire qui ne soit pas limitée au seul peuple hébreu Il fallait donc que le dieu  de Moîse devienne  lui aussi le maitre du monde;

On sait qu’à la mort de Salomon,  l’empire fut démembré (cf Chroniques et Rois) mais on oublie souvent de dire qu’il s’agissait d’un empire comportant un grand nombre de populations asservies et lourdement taxées;

Or, force est de constater que le discours chrérien semble calqué sur de telles propositions. le judaisme -même avec son repli territoriale sur le minuscule royaume de Juda puis son statut provincial au retour de Babylone, resterait marqué par de tels rêves de grandeur tant pour le peuple que pour le dieu. cet empire se brisera, se morcellera  assez vite à la mort de Salomon. en fait, dans les textes lus de nos jours à la synagogue, lors de l’entrée du Shabbat, une telle idéologie impériale est manifeste d’autant que de nombreux psaumes y sont repris, tout comme l’est le Cantique des Cantiques de Salomon, le fils.

Mais d’autres éléments démontrent l’empreinte davidienne sur le christianisme à savoir  nombre de Psaumes attribués à ce roi et figurant au sein de l’Ancien Testament. Des psaumes comme le 22e et le 51e sont édifiants à cet égard; On y trouve une tonalité marqué par la conscience de la faute (commise dans le Jardin d’Eden), le « mea culpa » qui conduit à la confession, le regret, le remord (chez Caïn)  tant chez l’homme que chez Dieu (d’où le Déluge) et qui s’appuie sur des chapitres de la Genése tels que le IIe, le IIIe, le IVe et le début du VIe.

Le  Roi David a beaucoup à se reprocher, à l’exemple de ce qui lui permit de s’approprier Beth Sabée qui lui donnera Salomon; Et il a une conscience douloureuse qui semble avoir fortement marqué la pensée chrétienne laquelle demande le pardon, ce qui n’est pas la grâce; Et précisément nous dirons que le judaisme est une religion de la grâce et le christianisme une religion du pardon, c’est à dire du « faire don » (en ancien français, d’où l’anglais forgive); les juifs ont été élus par Yahvé sans qu’ils lui aient rien demandé alors que les Chrétiens s’adressent à Dieu pour obtenir quelque faveur, un don, une faveur; Les juifs ont en quelque sorte la mentalité d’une classe protégée qui loue Dieu de ce qu’elle a obtenu alors que les Chrétiens auraient plutôt la mentalité d’ exclus qui voudraient bien qu’on les accueillît; Ils sont marqués par la disgrâce.

Nous avons déjà dans une précédente étude sur ce site  (et sur des vidéos), laissé entendre que les chapitres de la Genése cités plus haut auraient été ajoutés tardivement pour mettre en scéne le drame de la tentation et de la faute et le judaisme aurait intériorisé de telles additions bien avant la venue de jésus;

Pour notre part, nous préconisons un sévére élagage de ces chapitres au sein de la Genése ainsi  que l’exclusion des Psaumes marqués par le personnage de David, « roi messie » – titre que revendiquera jésus ou  que l’on revendiquera pour lui notamment dans les initiales INRI;  Il est clair que David attendait une fin proche  des temps (et on retrouve cette attente notamment dans le kaddish lue à la synagogue) et c’est peut être aussi pour cela qu’il entendit tranformer la nature de Yahvé en un dieu universel qu’il n’était certainement pas à l’origine; Pour notre part, Yahvé peut faire des miracles mais il n’est pas le créateur de l’univers ni d’ailleurs d’Adam; Il serait plutôt le continuateur et le prolongement d’Elohim  tout comme la femme l’est pour Adam (du moins dans le récit  de genése II) en étant isha tirée de ish, donc en quelque sorte sa progéniture,   et il commence à intervenir  avec Noé et avec Abraham, prenant le relais de son père; tout comme le christianisme est issu du judaisme;  Mais il nous semble que le terme de père doit être compris comme le point origine ‘(ce qui ne saurait concerner les femmes); On aura compris qu’il nous importe d’évacuer l’empreinte davidienne sur l’Ancien Testament, autant que faire se peut; C’est cette hérésie davidienne qui aura inspiré le christianisme et David  aura ainsi insufflé sa névrose à une religion quelque peu  torturée.

Ce qui nous interpelle c’est le sentiment que le judaisme actuel n’évoque pas le messsianisme davidien, qui est pourtant la référence par excellence. On notera ainsi que si l’épopée de David est relatée dans le deuxiéme des trois volets de l’Ancien Testament -le Tanakh, en abrégé ( Torah, Neviim; Ketoubim), force est de constater que ce qu’on appelle les rouleaux de la Loi ne comprennent que le premier volet, Torah,  et même si certains psaumes sont lus à l’Office, le personnage de David est mis quelque peu hors champ alors que par certains côtés, il a pu apparaitre, de son vivant  comme le Messie attendu. Jésus  n’aura d’ailleurs fait que tenter de renouer avec une telle image sans grand succés, ce qu’il aura payé de sa vie. Il faudra en fait attendre la Guerre des Six Jours de 1967 avec ses conquétes territoriales, pour qu’une certaine analogie se dessine, avec comme figure emblématique le général Moshé Dayan. Nous avons; pour notre part, été marqués par cet événement sans d’ailleurs le relier explicitement au perponnage de David qui nous semble avoir été occulté alors qu’il constitue comme une interface entre judaisme et christianisme.

 

 

 

JHB

01. 04 17

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