25 avril 2017 ~ 0 Commentaire

jacques Halbronn Science politique pour les astrologues face aux échéances de l’Eté 2017 en France

Scence politique pour les astrologues face aux  échéances de l’Ete 2017

par  Jacques  Halbronn

Prévoir le déroulement de la vie politique par l’astrologie ne saurait dispenser d’une bonne connaissance du processus constitutionnel et nous entendons par cette étude aider les astrologues à mieux appréhender le cours des choses. Par aillleurs,  le respect des sondages – lesquels ont aussi une certaine vertu préviisionnelle, éviterait aussi que certains astrologues annoncent une victoire pour des candidats  qui n’ont aucune chance, sur la seule base de leur thème natal.

En tout état de cause, il  est très probable que Macron soit élu Président de la République, d’ici quelques semaines. Mais la vraie question n’est plus là, il s’agit de savoir quels seront ses vrais pouvoirs si, comme il est également fort probable, il ne disposera pas de majorité avec les députes d’En Marche, lesquels devraient être assez peu nombreux. Macron n’aura plus alors que le choix de la sauce à laquelle il préfére être mangé et cela passera nécessairement par ces partis « traditionnels » qui auront été enterrés un peu vite par les commentateurs. Rappelons qu’il n’aura manqué que  quelques milliers de voix à François Fillon pour dépasser Marine Le Pen. 400. 000 voix séparent Fillon et le Pen et il faut couper par deux pour calculer le différentiel, ce qui donne 200.000 voix en plus et en moins. On  est bien loin d’un raz de marée du FN!

On attendra donc avec le plus grand intérêt le soir du premier tour des législatives alors que le second tour des présidentielles ne réserve guère de suspense. Au lendemain du premier tour des législatives, Macron s’apercevra que son mouvement En Marche ne fait pas le poids et qu’il lui faut contracter des alliances avant le second tour pour ne pas être totalement laminé. Il faut qu’il comprenne que les ralliements  en sa faveur  ne dureront pas au delà du second tour des présidentielles, le but étant uniquement de faire barrage à Marine Le Pen.  Une fois le résultat atteint, les uns et les autres retourneront au bercail. Que ce soit Manuel Valls ou François Hollande, il ne s’agit que de travailler contre le FN. NI plus ni moins..

Toute la question sera alors de savoir avec qui En Marche fera alliance, ce qui signifie des désistements réciproques en faveur du premier arrivé, circonscription par circonscription, avec en outre l’intention d’empêcher le FN d’obtenir trop de voix. Rappelons que pour les régionales, le PS avait retiré ses candidats quand c’était nécessaire pour éviter de laisser des régions au FN.

Le PS  devrait parvenir à faire alliance avec La France Insoumise de Mélenchon  dans la vieiille tradition PS -PC et cela devrait lui garantir un nombre appréciable de députés. On peut donc raisonnablement imaginer  soit  une alliance de raison entre En Marche et le PS (uni aux écologiste de Yannick Jagot),  mais Mélenchon  y fera obstacle qui déteste autant Macron que Le Pen, soit pas d’alliance et  une majorité parlementaire qui imposera sa loi après le second tour au Président Macron. Il semble donc que tout va se jouer à gauche, selon les vieux schémas électoraux  qui auront perduré depuis des décennies.Qui pourrait être le Premier Ministre de gauche sous Macron? On pense à Gérard  Coullomb le maire de Lyon, un socialiste rallié de longue date à En Marche.

Autre cas de figure: le parti LR  se ressaisit et fait un beau score au premier tour des législatives, ce qui ferait une alternative pour Macron. Au Président Macron de peser le pour et le contre. et ce qu’il a le plus à perdre ou à gagner sur sa gauche ou sur sa droite. Mais l’on sait que les Républicains ont une dent contre l’allié d’En Marche, à savoir François Bayrou, le président du Modem. En revanche,  on ne peut exclure que les LR imposent dans ce cas un premier ministre de cohabitation à Macron comme ils ont su le faire à deux reprises sous Mitterand. Il pourrait s’agir d’Alain Juppé  compatible avec Macron qui aurait ainsi sa revanche sur Fillon qui l’avait emporté aux primaires de la droite et du centre  mais aussi sur Jospin qui avait imposé une cohabitation à Chirac 5 ans durant (1997-2002) alors que Juppé avait été jusque là Premier Ministre. Toutefois, Barouin semble avoir toutes  ses chances (cf infra)

Selon nous, au regard de nos travaux cyclologiques, nous pensons que Macron penchera plutrôt vers la Droite que vers la Gauche ou plutôt que le résultat des élections législatives le contraindra à un tel choix. La période actuelle est un temps de doute et de transition, d’hésitation. Elle ne pourra à terme  que déboucher, selon notre cyclologie, que sur une phase « oméga » favorable à la Droite. D’ailleurs,  François Barouin est dès à présent perçu comme le futur Premier Ministre d’un Macron, faute de l’être d’un Fillon, ce qui donnerait à ce bicéphalisme de la Ve République un « look » assez  jeune. On voit à quel point la Ve République est un régime hybride qui peut se présenter sous des jours très différents selon les rapports de force. Dès le départ, l’on savait que l’élection du Président de la République ne serait pas déterminante, sauf aux yeux des mauvais connaisseurs de nos institution, ce qui est le cas généralement des observateurs étrangers. Le premier ministre échappe au suffrage universel direct et reste l’affaire des partis. Le fait d’élire un président qui échappe aux partis n’est pas en soi une mauvaise chose et c’est même peut - être préférable, au regard de l’existence  de contre-pouvoirs dont il fat partie, à un président qui aurait une majorité parlementaire à sa botte.

Ceux qui croient à une dynamique présidentielle offrant une majorité au nouveau président élu devraient en être pour leurs frais car les précédents ne sauraient faire autorité. Jusque là ces présidents disposaient d’un parti en bonne et due forme alors que ce n’est pas vraiment le cas pour En Marche. En ce sens, Marine Le Pen est tout de même mieux lotie en nombre d’élus que Macron/ Le nouveau Président nous apparait donc comme un président de cohabitation qui ne disposera que de pouvoirs limités. Libre à lui, au demeurant, de spéculer sur les échecs de son gouvernement de cohabitation  pour dissoudre l’Assemblée Nationae au bout d’un an, comme l’y autorise la Constitution. Certes, Mitterrand à deux reprises a dissous une Assemblée  hostile  au lendemain de son élection en 1981  et 1988. En 1988, on mettait ainsi fin  à une première cohabitation, ce qui n’est nullement le cas en 2017.  En 2002, Chirac élu contreJean-Marie Le Pen, obtint de l’Assemblée,  une majorité. A noter que la dissolution de 1997 permit d’ajuster présidentielle et législative, ce qui n’aurait pas été le cas si  l’on avait attendu 1998 (5 ans après 1993) En 1995, Chirac fut élu en phase avec la majorité  de 1993, qui avait imposé une cohabitation à Mitterrand. On aurait donc pu croire que cette régle d’un ajustement président-parlement  correspondait à un état de grâce.. En 2007 et 2012, on obtint un  parlement sur la même ligne que celle du Président mais il s’agissait de présidents qui étaient l’expression de partis politiques « traditionnels » et non d’électrons libres sans passé parlementaire substantiel comme c’est le cas pour les deux candidats en présence au second tour. Même un Mélenchon aurait pu compter sur l’appui du PC et sur ses alliances classiques avec le PS..

Au bout du compte,  Macron devrait faire un très bon Président de la République mais sans grands pouvoirs. Se situant au dessus des partis, il est fort bien placé en tant que gardien des institutions et dans un rôle de représentation. Le Centrisme de Macron le voue à ce statut d’arbitre et le prédispose à être un Président de cohabitation et ce dès son entrée en fonction, ce qui ne s’était jamais produit sous la Ve République.

Désormais, l’on peut même penser que l’élection du Président sera perçue comme assez secondaire et que le fait qu’à certains moments il dispose de plus de pouvoirs serait plus l’exception que la régle. Avec ces deux candidats sans soutien partisan substantiel, la Ve République se meut en un régime parlementaire, à l’instar de ses voisins (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas), le président de la République Française étant le pendant du souverain.

Le ralliement de Nicolas Dupont Aignan (Debout la France, 4,7% au premier tour des présidentielles)  -et auquel ill est promis le poste de Premier Ministre, en cas de victoire de Marine Le Pen, -est, à nos yeux, l’indication de lignes qui ont bougé même  si la désignation d’un Premler Ministre avec les législatives nous apparait comme un bluff. C’est la première fois que le FN échappe à son enclavement, à son isolement,  voulu par les partis « républicains »et ce au nom d’une Union Nationale des Droites, ce qui correspond à une certaine forme de décrispation de la vie politique française, et il est clair que la Droite aura perdu, par le passé, des élections, en se privant des voix  d’une partie stigmatisée de ses propres troupes. ..  On attendait que les choses se débloquent, un jour ou l’autre. En ce sens, une telle situation correspond assez bien, nous semble-t-il, à une période d’équilibre précaire – au sens cyclique du terme- qui correspond à un rejet des anciens clivages. On notera un étrange paralléle entre le ralliement de Bayrou à Macron, il y a déjà quelque temps  et celui de Dupont-Aignan  à Marine Le Pen, à savoir celui de personnages relativement isolés  sur la scéne politique.Quant à Jean-Luc Mélenchon, il refuse également de jouer la carte du rapprochement automatique entre l’extréme gauche et la gauche « modérée. Au fond, tout se passe comme si la crispation avait changé de camp et que c’est à gauche que les clivages se manifestent alors qu’à droite, ils tendraient désormais à s’estomper.

Cela dit, jusqu’à nouvel ordre,  on attend le résultat du premier tour des législatives pour voir émerger un semblant de majorité présidentielle en faveur de l’un ou l’autre des candidats. Mais l’on s’attend pour l’heure à ce que ces présidents- l’un ou l’autre-  ne puissent gouverner et doivent se contenter de présider, ce qui ferait que le Président de la République devrait se limiter à  faire partie des contre-pouvoirs en se  situant  au dessus de la mélée. Ce qu’on appelle cohabitation n’est en fait que l’expression de la dualité nécessaire entre le gardien d’institutions vouées à l’alternance et le premier ministre chargé de mener une certaine politique pour une période de temps qui dépend de l’évolution de la situation..

Tout indique, désormais, une revanche des candidats parvenus en troisiéme et quatriéme position.  Mélenchon  déclare qu’il n’a pas dit son dernier mot. Ce qu’il n’ a pas obtenu aux présidentielles  aux présidentielles, il peut l’arracher aux socialistes en vue des législatives.  D’ailleurs Hamon n’avait-il pas déclaré en son temps que les électeurs trancheraient quant au leadership à gauche.  Lalliance PS- France Insoumise- PC -Ecologistes (tendance Jagot) semble bien être la seule issue pour la sauvegarde de la Gauche. De même, à droite,  on compte très sérieusement sur  une cohabitation autour d’une victoire LR aux législatives.  Autrement dit, personne ne croit plus guère à un processus systémique qui accorderait au président élu, quasi automatiquement, une majorité à l’Assemblée Nationale et les politologues qui défendaient un tel scénario risquent forts d’en être pour leurs frais..En fait, c’est la « science politique » qui connait un grave camouflet  en ce que celle-ci croyait avoir établi une « loi »  impliquant  un tel automatisme, mais c’était faire abstraction des effets pervers du suffrage universel qui découple l’élection présidentielle des élections législatives (scrutin à deux touts, sans proportionnelle. Tout indique que sous la Ve République, le « peuple » ait décidé d’avoir un président qui préside mais ne gouverne pas. On élit ainsi des personnages inclassables comme Macron ou Le Pen et qui devront se contenter de valider des premiers ministres issus des législatives, ce qui aura pour effet de normaliser le systéme français en l’alignant sur les pratique des autres pays de l’Union Européenne. C’est la fin de l’exception française. ..

On nous parle de gouverner par ordonnance. Cela fait penser à Pétain obtenant le 10 juiillet 1940 les « pleins pouvoirs » de la Chambre des Députés mais la situation était tout de même d’un autre ordre. Et de toute façon, si Macron, le nouveau président élu, n’a pas de majorité au Parlement, il ne pourra faire voter une « loi d’habilitation » , condition nécessaire pour passer des ordonnances. Toute la question sera donc de voir  s’il obtient la « confiance » d’une majorté de députés pour ce faire. Mais le ralliement que Macron a obtenu pour éviter le péril « Le Pen »  pourra-t-il se reproduire 77 ans plus tard? Peut être sous la pression de la rue, si cela devait conduite à des troubles graves.

L’élection de Macron reléve de ce que nous appelons une réalité virtuelle- avec des écarts de quelques centaines de milliers de voix entre les 4 premiers candidats au premier tour -Fillon aurait fort bien pu  dépasser Marine Le Pen et affronter Macron au second tour- alors que la situation économique  appartient au champ de la « vraie réalité »?.

Rappelons aussi, que la régle du jeu des élections législatives, ce sont les accords de désistement entre partis. On peut arriver en tête au premier tour et perdre au second tour si les adversaires s’arrangent entre eux. Un parti isolé est perdant.  Mais quelle est actuellement la politique concevable avec la diabolisation à la fois de Marine Le Pen et de  Mélenchon, tous deux jugés infréquentables par les partis traditiionnels? La seule issue serait un front républicain entre le PS et les Républicains pour une cohabitation. On nous parle de coalition autour de Macro./ Or il semble que Macron joue la carte quantitative plutôt que qualitative et que sa capacité à rassembler et de faire cohabiter  autour de lui de fortes personnalités soit  limitée.

 

 

 

 

 

 

 

JHB.   12 05 17

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