07 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn : André Barbault : son suivi d’une seule et même prévision sur une soixantaine d’années.

André Barbault : son suivi d’une seule et même prévision sur une soixante d’années.

par  Jacques Halbronn

Au tout début du présent siècle, nous avions publié une étude « André Barbault et l’Histoire du Communisme  (sur le site Hommes et faits.com) et plus de quinze après, nous avons voulu reprendre le dossier avec le recul nécessaire.

Force est de constater que les historiens de l’URSS  ne pointent pas le mois de décembre 1989 mais deux ans plus tard celui de 1991 comme date clef. Ce qui va à l’encontre de certaines présentations proposées par André Barbault telles que les suivantes:

« CONJONCTION Saturne- Neptune  de 1989 (10° Capricorne).

La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 est suivie de l’effondrement immédiat des « démocraties populaires » de l’Europe de l’Est, aboutissant à la disparition de l’U.R.S.S. elle-même en décembre 1991. C’est là l’effondrement de tout un empire. »

et ailleurs récapitulant la conjonction précédente:

« A la conjonction de 1952-1953, Staline meurt et l’UR.S.S. est en pleine métamorphose: elle engage un nouveau cycle qui la conduit à l’échéance capitale de 1989. »

Nous recommandons à nos lecteurs de ne pas être trop impressionnés par le contexte. La mort de Staline en 1953  explique-t-elle réellement comme mécaniquement  le revirement de 1956 et la chute de Berlin l’efiondrement de l’URSS en 1991? Certes, une date précéde une autre date mais est- ce que cela suffit pour créer un lien de causalité? C’est comme quelqu’un qui attribuerait tel événement à tel incident ayant précédé quelque temps auparavant. On peut aller très loins sur cette pente!: Quant à la mort de Staline en mars 53, en elle même, elle ne saurait être considérée comme un « fait astrologique » au sens cyclique du terme. Il faudra attendre près de 3 ans pour que l’on tourne la page du « stalinisme » (24 février 56)

Citons cet article qui souligne l’importance du mois de décembre 1991 et non de décembre 1989 pour la Russie. Notons que l’URSS est née en 1922 et non en 1917. Elle aura  existé du 30 décembre 1922 jusqu’à sa dissolution le 26 décembre 1991″

« La chute de l’URSS en trois dates

Le 8 décembre 1991, Boris Eltsine et les présidents de Biélorussie et d’Ukraine se réunissent à Minsk. À l’issue de leurs échanges, ils concluent la dissolution de l’URSS. Le 21 décembre 1991, ce sont 11 pays de l’Union soviétique qui décident de mettre un terme à l’État fédéral à Alma-Ata. Et le 26 décembre 1991, après la démission de Mikhaïl Gorbatchev, la chute de l’URSS devient effective. Les 15 États deviennent indépendants.

 

L’effondrement

index industrie manufacturière russe

Index de l’industrie manufacturière russe. La Russie ne s’est toujours pas remise de l’effondrement de 1991

« L’effondrement de l’URSS plongea la population concernée dans une crise économique plus ou moins longue suivant le pays. L’Estonie s’en est plutôt bien sorti, l’Ukraine pas du tout. En Russie, sous Boris Ieltsine, les ressources du pays furent pillées, les sociétés étrangères achetant des sociétés d’État pour une petite fraction de leur valeur réelle. Ce pillage s’appelle en novlangue otanien la “démocratie” et constitue un modèle à reproduire. Cette privatisation à marche force est menée par les brillants esprits du Harvard Institute for International Development. Sous Boris Ieltsine, l’économie s’est effondrée, ainsi que les conditions de vie. Cette crise eut de très lourdes répercutions. »  ( Source ;   https://www.les-crises.fr/lisolement-de-la-russie-1-4-leffondrement-de-1991/)

 

L’on voit que le mot « effondrement » est systématiquement associé à l’année 1991 et les formulations de Barbault nous semblent assez « raccourcies » . Rappelons-les:

« La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 est suivie de l’effondrement immédiat des « démocraties populaires » de l’Europe de l’Est, aboutissant à la disparition de l’U.R.S.S. elle-même en décembre 1991. C’est là l’effondrement de tout un empire. »  et

« A la conjonction de 1952-1953, Staline meurt et l’UR.S.S. est en pleine métamorphose: elle engage un nouveau cycle qui la conduit à l’échéance capitale de 1989. »

On relévera les formules : « aboutissant  (sic)t à la disparition de l’URSS »  ou  cette mort de Staline qui  » conduit (sic) à l’échéance de capitale de 1989″

Ce qui nous intéresse ici ce n’est pas tant l’annonce de Barbault mais sa façon de la commenter au risque de travestir le cours de l’Histoire de l’URSS, laquelle en tout état de cause ne  nait pas en 1922. Or, il y a un rapport très évident entre 1922 et 1991 puisque la seconde date défait ce que la première a instauré. Or, l’on n’est plus là dans la succession de deux conjonctions de Saturne avec Neptune.. Mais revenons sur l’intitulé  de la prévision de Barbault : André Barbault annonçait trente-quatre ans à l’avance une  » échéance capitale  » pour l’URSS en 1989. Au cours du temps, Barbault a -t-il précisé en quoi que ce soit alors que l’on se rapprochait de l’échéance ce qu’il fallait entendre par « échéance capitale »? Cette formule est des plus ambigues car cela peut aussi bien annoncer une montée en puissance qu’un effondrement!!!

Il ne faudrait quand même pas oublier que dans la Crise Mondiale (Albin Michel, 1953), Barbault avait annoncé- assez vainement d’ailleurs comme il l’admettra- que l’URSS parviendrait, au cours des années soixante,  rejoindre les USA! Donc en 1955, dans Défense et Illustration de l’Astrologie (ed Grasset), cette « échéance capitale » avait fort peu de chance d’annoncer un quelconque effondrement de sa chère URSS.! Formulation donc aussi ambigue que celle d’un quatrain de Nostradamus et qui  au regard de nos exigences prévisionnelles ne saurait être recommandée car on peut s’attendre de la sorte  à tout et à son contraire!  Quant à la précision géographique, nous sommes très sceptiques car nous ne croyons pas que les astres respectent les frontières et pensons que leurs effets jouent sur toute la planète Terre, sans parler du fait que Neptune planète invisible et inconnue des Anciens ne satisfait pas à  nos  exigences anthropologiques.

Nos travaux parus dans L’Astrologie selon Saturne, ont mis en évidence une certaine typologie événementielle, à savoir des mouvements de protestation sociale- d’où notre pronostic réussi pour 1995  date qui reste décisive avec plus de 20 ans de recul- , ce qui est quand même un  tout petit peu plus sérieux qu’une « échéance capitale ».

On assiste donc à la lecture de Barbault à une réécriture de l’Histoire de la Russie et de l’URSS au prisme du cycle Saturne-Neptune avec comme dates clefs 1953 et 1989, l’une, selon lui, menant  carrément à l’autre, la mort  dans son lit de Staline  aboutissant à celle de l’URSS, en quelque sorte..On notera la différence d’échelle entre les deux événement

Cela dit, depuis 1994 et la parution de l’Astrologie selon Saturne, ce qui remonte à 23 ans, nous avons repensé notre démarche prévisionnelle en réduisant considérablement les intervalles entre échéances successives, puisque nous sommes passés de près de  30 ans à 3 ans et demi., soit une division par dix! En effet,  il est hors de question pour nous de ne pas faire alterner les phases, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, soit plutôt vers une tendance unitaire  soit vers une tendance différenciatrice qui remet en question la première et il est clair que l’effondrement en question de l’URSS  n’est pas un exemple « unitaire ». Or, paradoxalement, Barbault voudrait expliquer cela par une conjonction qui est par excellence un marqueur unitaire!  Ajoutons la prise en compte de  mouvements protestataires qui peuvent correspondre à des réactions  opposées à l’esprit de la période. Face à des réformes visant à unifier et à  niiveler les différents  systèmes, l’on risque fort de déclencher des résistances plus ou moins fortes et organisées et vice versa quand l’on entend mener une politique de différenciation catégorielle avec deux poids deux mesures.. C’est dire qu’une différence de deux ou trois ans (1989-1991,  1953-1956) n’est nullement négligeable et qu’entre temps, l’on peut changer carrément de phase et donc d’enjeu; Mais en tout état de cause,  rien n’est inévitable, rien ne « conduit », ni n’ »aboutit »  fatalement à tel résultat. C’est une vision un peu trop simpliste du cours de l’Histoire et entre 1989 et 1991 tout comme entre 1953 et 1956, plusieurs scénarios étaient possibles quand on étude la chronologie de près.

Evidemment,  on peut être saisi par un certain romantisme, le récit d’une prévision  effectuée 36 ans  à l’avance, le choc ressenti en 1989 dont on  ne percevait pas immédiatement tout l’impact. Mais sur le moment personne ne s’attendait avec la chute du Mur de Berlin à ce que cela conduisît à l’effondrement de l’URSS. C’est comme si à la suite de la décolonisation de son empire colonial, la France métropolitaine se serait effondrée peu après ! Pas plus d’ailleurs à la mort de Staline, ne pouvait-on  songer à un réel revirement  qui d’ailleurs se révéla très relatif puisque précisément en 1989, rien n’était encore réglé! Krouctchev n’est pas Gorbatchev et l’intervention russe en  Hongrie en 1956 en témoigne!  Quant à 1989, les historiens de l’URSS soulignent bien plutôt le retrait d’Afghanistan au bout de dix ans d’occupation de la part  des des troupes soviétiques  comme marqueur que la chute du Mur de Berlin et au vrai  Barbault aurait peut être été mieux inspiré d’associer cette date au dit retrait.

«   Une phase de la guerre d’Afghanistan de l’histoire contemporaine a opposé, du 27 décembre 1979 au 15 février 1989, l’Armée de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), aux moudjahidines (« guerriers saints »). Durant dix ans, cette guerre a ravagé l’Afghanistan. Du fait de l’implication des États-Unis et de l’URSS, cette guerre est considérée comme une des dernières crises de la guerre froide« 

Enfin, nous soulignerons que 1989 aura eu des effets bien plus décisifs pour les » pays de l’Est » que pour l’URSS  avec notamment l’intégration de la plupart d’entre eux au sein de l’Union Européenne, ce qui n’aura été le cas d’aucun des pays de l’ex URSS. On pense évidemment à l’Unification de l’Allemagne.

Ce qui somme toute nous chagrine le plus dans la fameuse prévision de Barbault, c’est qu’elle pouvait, de par son flou – non pas certes sur la date ni sur le lieu-  aussi bien annoncer une embellie de l’URSS   que son effondrement, ce qui s’appelle avoir plusieurs fers au feu! Enfin, comment ne pas rappeler qu’à partir de 1967, Barbault  avait décidé de laisser tomber l’étude séparée des cycles pour une  synthèse globale des cycles  concernant les 5 planétes les plus lentes du système solaire ( de Jupiter à Pluton)- ce qui donna naissance à son célébre graphique de l’indice cyclique et qu’alors, cette conjonction Saturne-Neptune avait largement perdu  de son intérê si ce n’est que l’annonce d’une troisiéme guerre mondiale  fit long feu tant et si bien que Barbault  ne pouvait qu’accorder la plus grande importance à son ancienne prévision qui, en quelque sorte, allait lui sauver providentiellement la mise!

La question qui reste posée est celle de savoir ce qui est ou non prévisible astrologiquement et notamment ici au regard de l’Astrologie Mondiale? La mort de Staline a certes eu des conséquences mais s’inscrivait-elle en tant que telle dans l’arsenal astrologique de Barbault? Tout ce qui a des effets reléve-t-il de l’Astrologie?

Il ne suffit pas que l’astrologue présente un graphique mais encore faudrait-il qu’il nous en fournît le mode d’emploi, c »est à dire la signification dialectique  des phases successives. Qu’est ce que la conjonction et qu’est ce qui s’oppose à elle? On reste perplexe en effet sur l’intention première de la prévision et si celle-ci initialement annonçait plutôt une expansion ou un recul pour l’URSS……

 

JHB  09 10 17

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