10 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Jacques Halbronn : André Barbault. Le phoenix qui renaît de ses cendres. La prévision providentielle pour 1989

 

 

André Barbault, le phoenix qui renait de ses cendres. La prévision  providentielle  pour 1989 -(version augmentée)

par  Jacques  Halbronn

« A la conjonction  de 1952-1953, Staline meurt et l’URSS est en pleine métamorphose : elle engage un nouveau cycle qui la conduit à l’échéance capitale de 1989″

André Barbault. (Défense et Illustration de l’Astrologie,Paris, Grasset, 1955)

 

 

 

 

Selon nous, André Barbault aura connu bien des découragements du fait de tant de prévisions n’ayant pas donné le résultat attendu. On sent au travers de certains textes un certain désabusement.

En 1955, dans   Défense et illustration de l’Astrologie (p. 186)

« Les conjonctions Saturne-Neptune se renouvellent tous les 35 ans  avec face à 1989 un grand point d’interrogation ».   Barbault dans son graphique n’associe pas ce cycle exclusivement avec le destin de la Russie mais parle  » de courants collectifs de révolte ou mouvements sociaux révolutionnaires ». Barbault  note cependant ( p. 189) : A la conjonction de 1952-1953 Staline meurt et l’URSS est en pleine métamorphose : elle engage un nouvau cycle qui la conduit à l’échéance capitale de 1989.

 

 

 

 

En  1973  Le pronostic expérimental en astrologie/ Essai de prévisions mondiales, on est

est au lendemain de la prévision de Barbault relative à l’ »essor » de l’URSS, faite en 1963:

p. 149  Cycle Saturne-Neptune 1953-1989  La domination soviétique

Mais son exposé s’arrête au sesqui-carré de 1968/

Pour l’opposition de 1971-72 des points de suspension. Idem rien de proposé pour les dates suivantes qui y sont énoncées mais sans aucune formulation en regard.

L’ouvrage a un dépôt légal  au 3e  trimestre 73 mais  l’oppositon de 71-72 ne fait l’objet d’aucun commentaire comme si l’ouvrage avait été clos plus tôt. Or, dans la crise mondiale de 1965,  Barbault avait pointé l’échéance majeure de cette opposition. Autrement dit,  le cycle Saturne-Neptune, au lendemain d’une telle déception avait du plomb dans l’aile.

En 1975, dans Connaissance de l’Astrologie, Ed Seuil, Barbault ne traitera même pas d’Astrologie Mondiale!

Mais Barbault  avait déjà  changé son fusil d’épaule et n’était donc plus trop disposé à se battre pour le couple Saturne-Neptune.

 

 

En  1978  dans son Entretien  avec Michèle Reboul.  Paris Pierre  Horay pp. 92 et seq,

Barbault déclare « Nous allons avoir un groupe de 5 grandes conjonctions entre l’entrée de 1981 et l’entrée de 1994 et depuis une dizaine d’années,  j’ai à diverses reprises fait état de la localisation en ces années d’un grand tournant de l’évolution du monde, sans doute à travers une crise profonde(…)Vous voyez que l’indice est en  chute libre pour les années qui viennent et bat un record de réduction  pour les années 1982-1983 qui seront surement hautement critiques au sens plein du mot »

L’année suivante, dans  L’Astrologie Mondiale. Le grand déséquilibre planétaire de 1982 1983  Paris, Fayard, 1979; en 4e de couverture,  Barbault  fait figurer 1989

 » Que nous réservent les années 1980? Une étape capitale pour le communisme et l’Union Soviétique à la nouvelle conjonction Saturne-Neptune de 1989.  De 1981 à 1984 cinq conjonctions se renouvelleront entre les cinq planétes lentes »

On a l’impression d’une sorte d’interpolation avec ce rappel de la conjonction Saturne-Neptune qui  fait en quelque sorte pendant à l’hyper-concentration de 1981-84. Une sorte d’hommage rendu par Barbault à une prévision de jeunesse….. Par ailleurs, on a du mal à croire que dans l’esprit de Barbault, cela annonce l’effondrement de l’URSS au vu de ses prises de position.

Regardons de plus près le contenu de cet ouvrage !

Barbault en 79 est toujours dans l’attente de la réalisation de sa prévision pour le début des années 80 rendez-vous astronomique qui ne peut selon lui que produire des effets astrologiques d’importance historique. (pp 288  et seq) Sur le papier, la démonstration semble imparable, graphiques à l’appui, c’est l’ »Indice de concentration » La conjonction Saturne-Neptune n’y est jamais qu’une des composantes d’un ensemble bien plus lourd et n’occupe nullement une position centrale (p. 304) Donc, la mention de ce cycle Saturne-Neptune en 4e de couverture ne tient probablement qu’à une  réminiscence tardive qui se révélera bien précieuse quand il s’agira de montrer que Barbault n’avait jamais tout à fait mis sa prévision de 1953 sur la touche.

 

 

 

 

 

 

Ce désenchantement au sujet de 1989, on l’observe de façon criante du fait d’une absence assourdissante, dans la revue de Barbault ‘L’Astrologue » En effet, si  l’on s’en tient au sommaire de couverture, des 4  trimestres de 89, pas d’écho à la dite conjonction, y compris dans le numéro du 4e trimestre dont le dépôt légal est de janvier 1990

Qu’on en juge: SILENCE RADIO

n°85 André Barbault: Les écrivains introvertis

n°86  A. B. Les écrivains introvertis

n°87  Spécial Bicentenaire :

A. B.  La Révolution Française.

Pas de paralléle entre 1789 et 1989 en se référant à l’ancienne prévision de Barbault pour cette année qui aurait du être un rendez-vous majeur

n°88 André Barbault: Les musiciens introvertis.

On a l’impression que ce numéro du 4e trimestre 1989 a dû être clos avant les événements de décembre.

Autrement dit, Barbault n’avait à la veille des dits événements aucune envie de marquer le coup!

 

 

Et tout d’un coup, dans le n° 89 (chiffre prédestiné), le sommaire du n° du Ier trimestre 90 débute par « Histoire d’une prévision »: L’après communisme  par Barbault et « A propos du Mur de Berlin » d’Henri Latou.. Le n°90 prend le relais « La réunification des deux Allemagnes » Le n°91 « L’Astrologie Mondiale au regard de l’histoire » par A. B. Et le n° 92 s’intitule « Numéro spécial XXIe siècle » comportant la seule contribution de Barbault.Toute l’année 1990 est marquée par une certaine euphorie mais l’année suivante, l’on retrouve la routine des articles de 1989.

 

 

Qu »‘écrit Barbault dans l’euphorie en cette année 1990 dans sa revue?

Le titre de son premier article du Ier trimestre 90 « Histoire d’une prévision » est assez révélateur car il s’agit bien  d’une histoire qui remonte loin en amont.(pp. 1 et seq) On trouve un tableau indiquant « 1989 Révolution en Europe de l’Est » et l’on a l’impression que c’est paru en 1955 quand on lit la page 3 alors que ce n’est nullement le cas. On notera que Barbault,à ce stade, au début de 1990, ne parle pas encore de l’effondrement de l’URSS et pour cause puisque cela n’a pas encore eu lieu. Barbault n’hésite pas à se référer à un quatrain de Nostradamus ‘(IV, 50)

Il mentionne le seul passage de sa revue qui traite de cette échéance. « Orages sur 1989-1990, n°85  On le trouve dans un entrefilet à la fin de l’étude de Max Duval sur l »Astrologie sidérale, p. 12 en petits caractères. ‘Jupiter  passera à l’opposition  de la conjonction Saturne-Neptune ». Il est vrai qu’à l’époque,  cela commence à bouger beaucoup en Europe de l’Est. Quelle est la part de l’astrologie dans ce « pronostic » qui, soulignons-le, ne se référe aucunement au sort de l’URSS? En 1993,  dans L’Avenir du Monde , Barbault évoque cette notice ne figurant même pas au sommaire du numéro 85 qu’il qualifie d’article  au titre sans ambiguité » (p. 153) en omettant de préciser que cette demi-page est  la seule à évoquer les événements d’Europe de l’Est au sein des 4 numéros de l’Astrologue de l’année 1989, sans nous en donner la raison! Rappelons quand même qu’à cette époque, le profil des événements à venir est évidemment bien plus tangible que lors de la prévision de 1953! Il ne faudrait donc pas mettre sur le même pied une prévision datant du début de 1989 avec une prévision faite 36 ans plus tôt au sujet de laquelle pendant des décennies Barbault n’aura fourni aucune précision! (cf nos trois documents en annexe)

 

 

On va passer dans les années suivantes à une entreprise de réhabilitation de la prévision pour 1989 et c’est ainsi que dans  ses  Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire: Dangles, Barbault déclare imperturbablement  (p. 44) : « Je ne devais pas cesser au long de ces décennies de nourrir un véritable dossier historique sur cette corrélation au point que celle-ci allait devenir le principal leitmotiv prévisionnel avancé dans plusieurs de mes ouvrages »  et de citer des textes parus…. après 1989.

ou encore en 2004, dans son     Introduction à l’astrologie mondiale.  Ed du Rocher, en tête de la  4e de couverture

« En 1955, dans un ouvrage intitulé Défense et illustration de l’astrologie, « André  Barbault annonçait 34 ans à l’avance une « échéance capitale » pour l’URSS en 1989  »/ On a vu que la prévision se réduisait à un magnifique   »point d’interrogation »!

 

En fait, décidément il est aussi  difficile de remonter le temps que de se projeter sur le futur. La question qui se pose à nous est la suivante: pourquoi Barbault a-t-il si peu commenté les événements de 1989 en Europe de l’Est avant son numéro du premier trimestre 1990 de l’Astrologue qui se présente comme un vibrant cri de victoire? Qu’attendit donc Barbault pour « crier victoire »?  On savait depuis  déjà quelque temps  que cela tanguait beaucoup dans cette région du globe! Craignait-il une réaction soviétique comme en 56 à Budapest ou en 68, à Prague?  Rappelons que 1989 voit le retrait des Russes d’Afghanistan et qu’ils n’interviendront pas en Allemagne, avec la chute du Mur. Mais, selon nous,  Barbault était conscient que somme toute ces événements n’affectaient que modérément  Moscou et qu’il n’y avait pas eu  d’affrontement armé. Or, chez Barbault, il est clair que l’événementialité astrologique est liée à la guerre comme le démontrer son travail sur les Guerres Mondiales, la guerre apparaissant chez Barbault comme le marqueur événementiel par excellence.

Or, la prévision de Barbault visait directement la Russie et l’URSS  et non l’Europe de l’Est laquelle a sa propre Histoire qui n’est pas celle de l’URSS,  l’histoire de cette région étant largement liée au démantélment de l’Empire Austro-hongrois, au lendemain de la Première Guerre Mondiale. On peut donc supposer que Barbault aura été influencé par les réactions du milieu astrologique, décidé à instrumentaliser cette prévision sans faire preuve d’un excés de scrupules, « pour la bonne cause » et c’est pour cela d’ailleurs que Barbault  réplique à ses critique qu’il ne faut pas « cracher dans la soupe » et faire « la fine bouche »..

Même après l’effondrement de l’URSS, fin décembre 1991, Barbault  s’en tiendra à cette date de 1989 puisque c’est elle qu’il avait pointée en 1953. Or, lors de l’effondrement de l’URSS -  en décembre 1991 – perspective qui n’existait pas encore au début de 1990 quand Barbaut rédigea- un peu vite- à chaud- son Histoire de une Prévision,  Saturne n’est éloigné de Neptune que d’une quinzaine de degrés, soit une orbe encore raisonnable. N’aurait-il pas été préférable de se recentrer sur la fin 1991 dans la mesure où  c’est  bien à cette date que l’URSS  est affectée en profondeur  bien plus que 2 ans plus tôt?  On notera qu’en 2004, dans son Introduction à l’Astrologie Mondiale (Ed du Rocher, p. 349), Barbault ne parle plus de la conjonction de 1989 mais de la « conjoncture de 1989″ puisque depuis les Astres et l’Histoire (1967), Barbault  s’intéresse aux conjonctions de… conjonctions (indice de concentration planétaire) et non, comme en 1953, à une seule conjonction, ayant notamment pu constater que ce cycle  Saturne-Neptune n’était pas fiable puisque cela  l’avait conduit, dans la Crise Mondiale de 1965 à annoncer le rattrapage de l’URSS par rapport aux USA pour l’opposition Saturne-Neptune de 1970-71.

Barbault n’hésite pas à évoquer Nostradamus – auquel il a consacré un ouvrage-  et il cite certains quatrains à l’appui de son discours  tant et si bien qu’il reste très attaché à la lettre de son texte, ce qui explique qu’il n’aura pas voulu repousser sa prévision à 2 ans plus tard, comme  il eut convenu, tout en restant dans une orbe acceptable pour une conjonction. Bien au contraire, l’on aurait pu penser que le délestage des  « pays  satellites »  aurait pu renforcer et non affaiblir l’URSS. Quant à expliquer la  désunion de l’Union Soviétique par une conjonction, cela nous semble d’un point de vue analogique, assez diifiicile  à avaler!

 

PS

Examinons les numéros de la revue L’astrologue entre 1985 et 1988, soit au lendemain de l’échec prévisionnel lié à l’annonce d’une troisiéme guerre mondiale et à la veille de la prévision 1989 en nous en tenant aux sommaires figurant sur les pages de couverture:

1985  Rien

1986 Rien

1987  Ier trimestre   De 1986 à 1987

4e trimestre  La renconttre Saturne-Uranus-Neptune

1988  2e trimestre  La conjonction Soleil-Jupiter du 2 mai 1988

4e trimestre Ouragan sur 1989-1990. La conjonction Soleil-Pluton du 4 novembre 1988

soit 4 numéros sur 16 comportant des éléments relevant de l’astrologie mondiale

Commençons par le dernier exemple (n°84)

Ouragan sur 1989-1990 (qui sera poursuivi par une demi page dans le n°85 du début 89 intitulé « Orages sur 1989-1990″

Aucun rappel de la prévision de 1955 pour 1989 n’est à relever, Barbault continuant à défendre son « indice cyclique » en expliquant certains « trous ».

¨Passons à l’article du n° 80 4e trimestre 1987

La rencontre Saturne-Uranus-Neptune

On note que le cycle Saturne-Neptune qui est à la base de la prévision 1989 mais aussi de celle, assez malheureuse de l’opposition de 1981-72 censée amener l’URSS au niveau des USA- n’est pas étudiée isolément mais avec le cycle Uranien.

Barbault traite ainsi du cycle Saturne-Neptune :  » Maintenant, nous sommes à la veille de la reprocuction d’une nouvelle conjonction Saturne-Neptune (1989). Nul doute qu’elle annonce une nouvelle étape cruciale pour l’Union Soviétique, un cap de renouveau. (…) Gorbatchev pourrait alors faire ce que n’a pas pu faire Krouchtchev (…) parce qu’il arrive au temps même de cette conjonction. Il me semble qu’il y a tout lieu de retenir cette perspective ». Barbault ne pressent aucunement l’effondrement de l’URSS avec la prochaine cononction Saturne-Neptune pas plus d’ailleurs que cela n’avait été le cas lors de la précédente, à la mort de Staline et à l’arrivée de Monsieur « K ».(p. 157) Aucun rappel de la prévision de 1953 (reprise en 1955 avec un joli point d’interrogation)

Passons enfin au n°77  (Ier trimestre 1987) Barbault témoigne des événements à l’Est et il n’est pas besoin d’être astrologue pour le constater (p. 37) « Indéniablement, il se passe quelque chose à l’Est (…) comme un vent de libération soufflant sur Moscou  (…) André Sakharov est libéré (…) Nous ne sommes pas loin de la grande conjonction  Saturne-Neptune annonciatrice d’un nouveau destin de l’URSS. »

Il est d’autant plus étrange que parvenu à l’avénement de la dite conjonction,  il régne un tel silence dans les 4 numéros de l’Astrologue de l’année 1989. On sent un certain malaise ou du moins quelque perplexité dans l’esprit de Barbault. Il attend de « voir venir » comme on dit et ce n’est qu’à la toute fin de 1989 qu’il tirera son « joker » à savoir sa prévision faite 36 ans plus tôt, probablement du fait de l’émotion liée à la Chute du Mur de Berlin. Est-il raisonnable de se fixer sur la seule année 1989 quand on recourt à un cycle de 35 ans, quelle marge doit-on se donner par rapport à une conjonction de planètes  « lentes »? Faut-il que l’événement annoncé ait lieu juste au moment de la cononction?  Mais dans ce cas déigner une année et non un mois était-ce suffisant? C »est en février- mars  1989 que Saturne se « conjoint » si l’on peut dire – car cela ne fait évidemment aucun sens astronomiquement- à Neptune. Mais à partir d’Avril, Neptune rétrograde alors que Saturne poursuit sa marche si ce n’est que Saturne va lui aussi rétrograder et se reconjoindre à Neptune; En octobre, le deux astres sont à ,nouveau « conjoints » (en longitude) et en 1990, l’écart commence à se creuser mais cela ne dépasse pas une dizaine de degrés/ En janvier 1991, on arrive à une quinzaine de degrés d’écart et en décembre 91, le mois fatal pour le destin de l’URSS, on passe  de 15 à 20° d’écart, ce qui reste – nous semble-t-il assez raisonnable pour un uitilisateur de cycles longs. (ce qui n’est pas notrs cas au demeurant). Donc Barbault aurait fort bien pu accepter l’idée que la conjonction Saturne-Neptune aurait pu opérer en décembre 1991 du moins dans le cadre géopolitique qu’il avait lui-même fixé, celui de l’Histoire de la Russie et de l’URSS., sans chercher à démontrer que les événements de 1989 devaient  forcément conduite au démantélement de l’URSS et s’en tenir à la configuration astrale stricto sensu.

 

 

 

 

 

 

JHB

12  10. 17

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Catheprdm |
Cathocevennes |
Amour777 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Uliscom
| Homélies pour l'année ...
| Ecoute la vie en toi